On a appris ce lundi que le journaliste Eric Boever avait subi une agression qui avait entrainé une courte hospitalisation, lors de la manifestation de ce dimanche 19.

Cet acte de violence hautement condamnable nous rappelle que les journalistes porteurs d’une mission d’information demeurent des cibles.

Deux années,
Deux années que nos libertés sont bafouées,
deux années que nos vies sont sous cloches,
qu’une partie d’entre nous essaie d’exister tant bien que mal dans une angoisse permanente, une colère et une incompréhension totale.

Cette question, quand on lit l’éditorial de Béatrice Delvaux* dans Le Soir du mercredi 8 décembre , on est en droit de se la poser. Cette ode presque lyrique au vaccin intervient à un moment précis, celui où la population belge découvre avec stupeur que les personnes vaccinées attrapent le covid, font des formes graves du covid, transmettent le covid et remplissent les hôpitaux.

Admettons, il y a un nouveau virus qui débarque sur la planète et qui est décrit comme dangereux. Il « naît » quelque part, ni loin ni près de nos régions. Ok ?

J’entends en ce moment – et ce n’est pas nouveau – beaucoup de gens demander, à juste titre, « mais où est passée la gauche, dans la crise actuelle ? Pourquoi est-elle inaudible face au déferlement totalitaire et antisocial ? Qu’en est-il de son héritage contestataire vis-à-vis du pouvoir de l’État, des institutions et des intérêts économiques ? ». Car le problème est bien là : cette crise sert, en fait, à la quatrième révolution industrielle orchestrée en faveur des multinationales et des intérêts privés, qui se servent de l’État pour imposer leur régime, ce qui est la définition même du fascisme. En temps normal, cela devrait être l’occasion rêvée de la gauche antifasciste de mener à la fois son combat anticapitaliste et défendre son héritage antifasciste libertaire face à un État tentaculaire.

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