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Sam, Aoû

Plus d’un an et demi de mesures sanitaires ont eu raison de la santé mentale des jeunes en les privant de contacts, de jobs et d’études. Ballotés quasiment au jour le jour entre les mesures gouvernementales et scolaires, ils ont parfois été stigmatisés, parfois physiquement brutalisés, dans tous les cas maltraités. Le bilan de la crise sanitaire sur la jeunesse est accablant. L’intérêt supérieur de l’enfant, notion juridique fondamentale du droit, aurait-il été négligé, voire ignoré par les décideurs politiques pendant la crise ?

Nous avons vu dans l’article précédent que lorsqu’on augmente le nombre de lits de soins intensifs, la mortalité augmente par manque de personnel formé et compétent. Si le personnel soignant est la clé d’une réponse appropriée à une crise sanitaire, ne serait-ce pas là que les efforts d’une politique sanitaire bien pensée devraient se concentrer ? Malheureusement, il semble que ce ne soit pas le cas, même après seize mois de crise.

Qui sont ces experts soi-disant « indépendants » qui trustent les plateaux télévisés et l’espace médiatique mainstream pour disqualifier la critique des mesures sanitaires, voire du bien-fondé de la pandémie, en la traitant systématiquement de « théorie du complot » ? Mon enquête révèle qu’ils se connaissent tous et qu’ils travaillent en réseau, même si ce n’est quasiment jamais mentionné.

Le mercredi 26 mai 2021, je n’ai certainement pas été le seul à regarder en prime time, à 20h18 pour être précis, le reportage d’une heure et demie « Quand le doute vire au complot » de l’équipe d’« Investigation » de la RTBF[1]. Contrairement à la plupart des téléspectateurs, je l’ai principalement visionné sous un autre angle que celui du contenu, qui a créé sans vergogne l’amalgame entre les critiques des mesures sanitaires et des croyances aussi farfelues que les reptiliens et la terre plate, voire l’antisémitisme.

Les choix politiques concernant les soins de santé ces deux dernières décennies ont influencé la capacité d’un secteur hospitalier en état de saturation chronique à gérer une crise. Lors de la première vague, divers experts se sont ainsi inquiétés de la menace d’une pénurie de lits dans les hôpitaux. Pourtant, les données officielles disponibles n’indiquent pas que ce fut le cas. Pire : rajouter des lits supplémentaires peut même s’avérer contre-productif, voire dangereux.

Tant d’encre a déjà coulé concernant la vaccination contre le covid-19. Vue par certains comme le « Saint-Graal » pour retrouver sa liberté, elle est perçue par d’autres comme un horrible poison faisant les choux gras de Big Pharma… Sans doute peut-on apporter un peu de nuance concernant ces postures, qui divisent la société.

La capacité hospitalière était en grande partie dépendante de la gestion logistique à l’échelon national, fondée sur la volonté d’éviter une saturation du système hospitalier. Le problème, c’est que les données sur la saturation des lits d’hôpitaux n’étaient pas rigoureusement fiables - et ne le sont toujours pas. À l’heure où le Parlement belge vote une « loi pandémie » qui entérine et érige en modèle la gestion de crise depuis 15 mois, on peut donc légitimement s’interroger sur la pertinence de mesures sanitaires contraignantes basées sur les seuils d’occupation des soins intensifs.

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