La réalité “non détectable” par Sciensano

Bam Detox!
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Dans le rapport hebdomadaire de Sciensano daté du 25 mars 2022, le tableau de réduction relative du risque d’infection du vaccin indique 9 fois “non détectable” sur 12.

BAM! Detox analyse ce que dissimule ce nouveau terme qui prend des allures d’épidémie.

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               Source : covid-19 bulletin épidémiologique hebdomadaire - (25 mars 2022) - page 24

Que signifie ce tableau?

La réduction relative du risque d'infection du vaccin donne une estimation de l’efficacité du vaccin sur les infections (cas positifs). 
Dans le tableau ci-dessus, 15% signifie que les non-vaccinés entre 18 et 64 ans ont 15% ou 1.15 fois plus de risque d’être positifs que les vaccinés (sans dose de rappel).
Les chiffres de réduction relative du risque d'infection sont calculés sur la base des incidences cumulée sur 14 jours des cas* qui se trouvent dans le même rapport (voir graphe ci-dessous).

* L’incidence permet de ramener le chiffre absolu de cas à la population ciblée dans le but d’en faciliter la comparaison (vaccinés, non-vaccinés, ..). Par exemple, une incidence cumulée sur 14 jours de 739.8 chez les vaccinés signifie qu’en moyenne 739.8 cas ont été détectés sur 100.000 vaccinés pendant une période de 
14 jours.


Comment calcule-t-on ce risque d’infection?

Pour calculer, par exemple, le chiffre de 15% (entièrement vaccinés +14 jours vs. non vaccinés pour les 18-64 ans), on reprend l’incidence (graphe Sciensano ci-dessous) des 18-64 ans non-vaccinés (867.8) et on soustrait l’incidence des 18-64 ans vaccinés (739.8) soit 867.8 - 739.8 = 128. Ensuite, on divise par l’incidence des 18-64 non-vaccinés (le même 867.8)  soit 128 / 854.8 = 0.1474994238303757, ou 15% en arrondissant.



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                   Source : covid-19 bulletin épidémiologique hebdomadaire - (25 mars 2022) - page 24

Recalculons tout le tableau

Nous avons donc repris les chiffres d’incidence de Sciensano pour recréer le tableau de réduction relative du risque d'infection du vaccin.

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                      Télécharger la feuille de calcul en Excel

Nous retrouvons bien les 15%, 29% et les 27% affichés sur le tableau original de Sciensano, ce qui confirme que notre calcul est conforme à celui de Sciensano.

Finalement, nous recopions le résultat en rouge sur le tableau de Sciensano:

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Que signifient ces valeurs négatives?

Un chiffre négatif signifie qu’un vacciné a plus de risque d’être infecté qu’un non-vacciné.

Par exemple, -171% signifie qu’un vacciné de plus de 64 ans a 2.71 soit presque 3 fois plus de risques d’être infecté qu’un non-vacciné.

Nous voyons également que ce problème existe aussi, mais dans une moindre mesure, chez les jeunes: 1.7 fois plus de risque chez le 5-11 ans vaccinés (-69%) et 1.65 fois plus chez les 12-17 vaccinés (-65%).

La dose de rappel semble encore aggraver ce phénomène chez les 18-64 ans (-53% par rapport aux vaccinés).

Les seuls encore épargnés sont les vaccinés de 18-64 ans (15%) et les vaccinés avec rappel de 65 ans et plus (35%), 5-11 ans (29%) et le 12-17 (24%). Dans tous les autres cas, les non-vaccinés s’en sortent, pour les infections, de mieux (19%) à nettement mieux (171%).

Que peut-on en conclure?

De manière générale, nous voyons que la vaccination a tendance à faire augmenter la circulation du virus à terme. Ceci est corroboré par une circulation plus importante du virus après la vaccination observée dans de nombreux pays (par ex. IsraëlUSAAngleterreIslandeGibraltar).

Il faut aussi noter que ce phénomène apparaît avec le temps et que si la vaccination semblait faire baisser les infections 14 jours après l’injection, on sait que cette protection est de courte durée (6 mois pour Delta et 3 mois pour Omicron) et qu'elle a maintenant globalement un impact négatif sur les infections.

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   Nous voyons ici sur un graphique du dashboard de Sciensano que les communes les plus vaccinées (vers la droite) sont aussi celles qui ont un nombre de cas le plus élevé pour 100.000 habitants (vers le haut).

                 Source : Belgium COVID-19 Dashboard - Sciensano

Bien que les changements des règles (Pass Sanitaire) et des stratégies de testing nécessitent d’analyser la progression des cas dans le temps avec précaution, le phénomène qui semble se confirmer, et qui est plus inquiétant, c’est l’aggravation dans le temps du risque d’infection chez les vaccinés; la nature, l’évolution et la durée de ce problème étant encore inconnues à ce jour.

Nous n’avons actuellement pas d'explications définitives, toutefois certaines hypothèses pourraient en partie expliquer ce phénomène:

  • Persistance des anticorps facilitants plus importante que les anticorps neutralisants[1]. Ce phénomène a été observé sur certains vaccins contre le virus de la dengue, de la fièvre jaune et le Zika et qui ont finalement conduit à leur abandon.
    Concernant le Sars-Cov2, observé en laboratoire (in vitro); cette hypothèse n’a été ni infirmée ni confirmée scientifiquement sur un être vivant (in vivo).
  • Sélection des variants contournant l’immunité vaccinale et trouvant un avantage compétitif chez les vaccinés, entre autres via le phénomène des anticorps facilitants cité ci-dessus.

Quoi qu'il en soit, même si la vaccination semble encore montrer une relative efficacité sur les formes graves (quelques “non détectable” apparaissent aussi dans les chiffres des admissions[2]), il est absolument nécessaire de prendre le temps d’étudier ce phénomène avant de poursuivre une vaccination généralisée. Il n’est pas raisonnable de jouer au yoyo avec l’immunité d’une population alors qu’une grande partie de celle-ci court un risque limité avec le virus.

Des institutions partiales et des décisions infondées

En attendant que les scientifiques trouvent une explication définitive à ce phénomène, Sciensano a le devoir non pas de dissimuler mais de prévenir en toute transparence les autorités et le public.

Les chiffres ci-dessus montrent clairement que les mesures et les décisions prises pour atteindre une réduction de la transmission chez les vaccinés ne se fondent sur aucune base scientifique. Le Pass Sanitaire ou l’obligation vaccinale pour le personnel de santé ne peuvent en aucun cas se justifier par une diminution des infections chez les vaccinés. Au contraire, ces chiffres montrent que la vaccination présente à terme un risque accru de contamination.

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          Source : Missions de Sciensano | Coronavirus Covid-19

Enfin, cette présentation partiale des chiffres illustre une fois de plus que Sciensano, dont la mission est d'informer, n'est pas une institution neutre et indépendante, mais un organisme au financement opaque (BAM! y reviendra dans un prochain article) et dont l’objectif est de convaincre avec un vernis scientifique les autorités, les professionnels de santé et le public, qu’il faut se faire vacciner, quitte à masquer la réalité.

Au-delà des clivages, des discriminations et des sanctions justifiées par des données tronquées, la présentation fallacieuse des faits mènera à la perte de confiance légitime des citoyens dans leurs institutions.

   


[1] Facilitation de l'infection par des anticorps — Wikipédia

[2] covid-19 bulletin epidemiologique hebdomadaire - (25 mars 2022) - page 25 et 26