Nous consacrerons ce cinquième et dernier volet de la série à l’antithèse du journalisme : l’embedded journalism (en français : journalisme « embarqué », « intégré » ou « rattaché »). Dans le cadre d’un prisme de lecture européen de plus en plus conflictuel sur le monde (particulièrement envers la Russie) et du supposé rôle d’« apaisement » et de « responsabilité » qu’aurait à y jouer l’Union européenne (UE), la Commission européenne s’octroie de plus en plus le droit au recours à des moyens militaro-sécuritaires [1], à l’instar du journalisme embarqué. Cela peut dégouter les citoyens, mais ne devrait plus les étonner. La question que nous devons nous poser ici : les institutions européennes entendent-elles étendre le recours au journalisme embarqué à la société civile ?
L'UE sanctionne Jacques Baud : une dérive autoritaire assumée
ExpiréCe lundi 15 décembre, Jacques Baud sera sanctionné par l'UE. Cet ancien colonel des renseignements suisses et analyste indépendant, que nous avons eu l'honneur d'interviewer à plusieurs reprises, verra ses avoirs gelés et sera interdit d'entrée dans l'UE. Son crime ? Avoir exprimé publiquement des analyses jugées « prorusses » par Bruxelles. Pas de collusion. Pas de financement russe. Pas de désinformation prouvée. Juste des analyses qui font fausse note dans un discours officiel à l’unisson.
L'affaire Euroclear en Belgique l'a révélé au grand jour : du parlement belge applaudissant unanimement jusqu'aux réseaux sociaux submergés de soutien, une écrasante majorité de citoyens ne suit pas ou plus les délires des va‑t-en guerre. L'UE le sait. Et elle panique.
En sanctionnant Jacques Baud, l'UE franchit une ligne de plus. Après le DSA[1][2] et le Chat Control[3], elle confirme ce que certains refusent encore de voir : son virage autoritaire assumé.
L'objectif de l'UE est clair : faire de Jacques Baud un exemple pour museler la dissidence.
Retrouvez toutes les analyses de Jacques Baud sur BAM!
Partagez‑les et transformez la censure en caisse de résonance.
Chat Control : Police de la Pensée au bout des doigts
ExpiréLa Commission européenne s'apprête à imposer à 450 millions de citoyens une surveillance généralisée de leurs conversations privées. WhatsApp, Signal, Telegram, SMS... toutes vos messageries, sans exception, pourront être contraintes de scruter vos messages avant même de les envoyer. Pourtant, Ursula von der Leyen, qui préside la Commission, est “incapable” de fournir ses messages portant sur un contrat public de 35 milliards d'euros[1]. Trois condamnations de la Cour de justice de l'UE pour manque de transparence[2]... mais pas de sanctions ni de SMS.
Von der Leyen : chantage énergétique dans les Balkans
ExpiréMi‑octobre, Ursula von der Leyen se rendait en Serbie pour proposer l'aide de l'UE en matière de coopération énergétique. BAM! a investigué sur les véritables enjeux de ce déplacement aux apparences amicales.
Un Ukrainien militant pour les droits fondamentaux assassiné à Madrid
ExpiréAssassinat en plein jour d’un avocat ukrainien militant pour les droits fondamentaux et opposant à Zelensky, tué par balles alors qu’il déposait ses enfants à l’école. Mais qui sont ces opposants ukrainiens dont on n’entend jamais parler ? Et pourquoi d’ailleurs n’entend‑on jamais parler des menaces et violences qu’ils subissent ? Ne faudrait‑il pas plutôt les écouter, les suivre et les soutenir ?
Ursula, fossoyeuse de l’Europe ?
ExpiréIl est de bon ton en Europe de qualifier Trump ou Poutine de fous autoritaires. Mais qu'en est-il de la présidente de la Commission européenne ?
Opacité, non-respect des procédures, gabegie, népotisme, obstruction à la justice, abus de pouvoir, censure, ingérence dans les élections… Ursula von der Leyen, pour qui aucun citoyen n’a voté, collectionne les abus en toute impunité. Si les résultats avaient été au rendez-vous, on aurait pu faire preuve d'un peu de mansuétude, mais l’Europe recule objectivement sur tous les fronts essentiels à son avenir: compétitivité, inflation, orientations stratégiques, croissance, endettement, natalité, santé, éducation, relations intra-européennes, énergie, crédibilité sur la scène internationale, perte d’influence, … la liste est longue et la facture salée.
Davantage préoccupée par ses intérêts et son pouvoir, au mépris des principes de transparence et de gouvernance, Ursula von der Leyen a terni l'image de sa fonction. Ses décisions autoritaires, irréalistes et irresponsables donnent l'apparence d'une institution européenne pléthorique, déconnectée et délétère. Dans ce contexte, sa présidence pourrait paradoxalement faire le jeu des eurosceptiques.
