BAM! à reçu la copie d'une lettre envoyée à Monsieur Egbert Lachaert


Réponse aux déclarations de Monsieur Egbert Lachaert du 27/12/2021 : l'Open VLD en faveur d'un pass vaccinal  - "C'est la seule solution"

Cher Monsieur Lachaert,

Ce 27 décembre, vous écriviez : "Comme le Premier ministre De Croo l'a souvent dit : attacher quelqu'un pour le vacciner, nous ne voulons pas de ça. Un libéral ne peut pas soutenir une telle chose. Elle est également irréalisable dans la pratique. C'est pourquoi une politique de 1G est la meilleure solution".

Plus nous relisons vos propos, plus nous les trouvons ambigus. Tout d’abord, l'idée même de mentionner cette possibilité (attacher pour vacciner) alors que la vaccination reste un choix individuel a déjà un goût de menace.

Ensuite, la fameuse balance bénéfices / risques personnelle, qui doit être la base de la vaccination, est tout simplement balayée.

Une menace, même formulée de façon négative, reste une menace. D'ailleurs, attacher les personnes pour les vacciner de force ne semble pas être la véritable barrière : il semble que ce soit plutôt sa mise en œuvre qui pose problème. Il ne s'agit donc pas d'une question de philosophie, ni même d'éthique, mais bien de logistique : comme cette idée est irréalisable dans la pratique, elle ne peut donc pas être soutenue.

Or il est évident que l'alternative proposée à cette menace physique (la politique 1G, qui consiste à retirer toute liberté aux personnes non vaccinées), est à l'opposé de l’étiquette politique « libérale » du premier ministre, dès lors que le dogme vaccinal semble être plus fort que nos libertés individuelles.
C’est paradoxal de voir un parti libéral comme l’Open VLD, qui clame vouloir respecter les libertés individuelles, s’orienter vers une vaccination massive et forcée pour tous.

Le comble de ce paradoxe se lit dès les premières lignes : "Le Premier ministre Alexander De Croo voit en une politique 1G la seule solution pour ne pas imposer la vaccination aux Belges, tout en faisant avancer la campagne vaccinale."

La politique 1G est un moyen indirect d'imposer la vaccination aux Belges. Or, la couverture vaccinale (au 22 décembre 2021) pour les femmes âgées de 18 ans et plus était de 88,25 %, et de 87,78 % pour les hommes. Les Belges sont donc déjà majoritairement vaccinés. 

Souvenez-vous des propos des experts en mai 2021 : "Une couverture vaccinale, entre 80 et 90% serait idéale (et non de 70% comme initialement annoncé par le gouvernement)" estimaient les vaccinologues flamands Corinne Vandermeulen et Pierre Van Damme, de même que Muriel Moser, immunologue à l’ULB et Sabine Stordeur, co-responsable de la « task force vaccination ». Or nous y sommes, les objectifs sont remplis !

Résultat inespéré lorsqu'on sait que la vaccination était libre et ouverte pour les personnes âgées et à risques. Mais visiblement cela ne suffit pas, il en faut encore plus. Vous voilà à réclamer la tête de nos enfants, qui ne sont nullement à risque, avec pour seul et unique argument que la vaccination des enfants pourrait limiter les transmissions au sein de la population, alors que celle-ci est à 88% vaccinée, et qu’elle continue de propager on ne sait quoi exactement, tout en s'imaginant protégée.
Menaces, incohérences et mensonges (le vaccin devait nous permettre de sortir de la crise, et avec uniquement deux doses…), voilà donc le discours de l’Open VLD qui contamine la classe dirigeante.

Sommes-nous dans la science ou dans le dogme ? Serions-nous en train de voir naître une nouvelle religion ?
Est-ce uniquement une histoire de méchants variants mutants ? Ou une histoire d'efficacité des vaccins ? Ou bien un coup organisé dont les politiques sont les serviteurs ?

Le PDG de BioNTech, laboratoire à l’origine de Pfizer, interrogé par Le Monde le 20 décembre 2021, a dit : “Nous devons être conscients que même les triples vaccinés sont susceptibles de transmettre la maladie, et qu’il va falloir les tester, surtout dans l’entourage de personnes vulnérables”. Ces néo-vaccins n’empêchent pas la transmission, et ne protègent que ceux qui sont vulnérables à des formes graves, et ce de façon inconstante et transitoire. De surcroît, les fabricants de vaccins eux-mêmes annoncent des taux d’efficacité fluctuants de 90 % ou moins, sous-entendant que même vacciné, on peut développer des formes graves.

Le tout vaccinal ne tient plus. Quel argument vous reste-t-il, vraiment ?

En vous remerciant de l’attention que vous apporterez à la présente, nous vous prions d’agréer, Cher Monsieur Lachaert, l’expression de nos salutations distinguées.

Les collectifs citoyens (*) ALPHA Citizens, Les Belges se réveillent, ZONE LIBRE, Bon Sens Belgique, Belgium United For Freedom, Responsible Rebels, Indépendants Citoyens,

(*) Ces collectifs citoyens se sont unis pour sortir de la pensée unique qui semble prévaloir depuis le début de cette crise du covid où tout débat public a été écarté. Ils ont pour intention d'informer les citoyens sur toutes les données qui ne sont pas publiées par les grands médias, et d'interpeller ces derniers pour ramener des débats dignes de ce nom dans la sphère publique.


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

Lien vers la lettre:
Lettre ouverte : Réponse collective à Egbert Lachaert

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Coup de théâtre et coup de semonce dans l’usine à gaz institutionnelle belge : le Conseil d’État annule la dernière décision du gouvernement de fermer les salles de cinémas et de théâtre. Des possibilités de recours existent théoriquement, mais elles sont très rarement introduites.

Il s’agit là d’une première depuis le début de l’instauration du régime sanitaire liberticide mis en place en Belgique et un désaveu cinglant pour l’équipe au pouvoir.

La décision est effective et immédiate, en conséquence, les salles peuvent théoriquement réouvrir dès aujourd’hui sous réserve de l'arrêté ministériel avalisant la réouverture du secteur culturel, ce dernier était en cours de rédaction ce mercredi 29 décembre.

Le gouvernement fait donc marche arrière en préparant un arrêté réparatoire afin d’être en conformité légale.

Il convient toutefois de nuancer et de relativiser la portée de cet arrêt du Conseil d’État et de le remettre en perspective historique et contemporaine. En effet, revenir au statu quo ante des décisions du 22 décembre ne constitue pas une victoire sur le fond de la question des mesures issues du nouveau régime sanitaire en cours depuis mars 2020. Il ne s’agit que d’un rappel relativement contraignant de la plus haute juridiction administrative créée en 1946 et installée en 1948. Mais il a le mérite d’ouvrir une brèche dans l’édifice conceptuel et idéologique du régime en place en lui infligeant une perte de crédibilité et de légitimité qui aura sans doute des prolongements et qui fera jurisprudence en donnant certainement naissance à d’autres initiatives identiques. 

Historiquement, en 1531, existait déjà un Conseil d’État composé de douze membres, nommés à vie, choisis parmi des personnalités du clergé et de la noblesse. Le Conseil d'État de l'époque était un organe de gouvernement, dont la mission consistait à délibérer sur toutes les affaires majeures d'ordre politique, administratif ou militaire. Il eut pour première présidente Marie de Hongrie, sœur de l'empereur et gouvernante générale des Pays-Bas.

Bien que n'ayant que voix consultative, le Conseil d'État eut une place importante dans la vie politique belge et constitua à certains moments une « réelle sauvegarde contre l'arbitraire du pouvoir souverain ». L'institution subsistera jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, mais il deviendra peu à peu une institution croupion et les « conseillers d'État » n'auront plus qu'un rôle purement honorifique.

Rappelons que le principe d'un Conseil d'État fut écarté de la Constitution belge de 1831, en raison du souvenir que cette dénomination évoquait d'un organe de pouvoir, tant sous l'Ancien Régime que durant la période française (le Conseil d'État créé en 1799 sous le Consulat), ainsi que la période néerlandaise (1815-1830 : le Conseil d'État du Royaume des Pays-Bas).

Aussi, le Conseil d’État n’a-t-il pas statué sur le passe sanitaire ni sur l’obligation de la vaccination, celle-ci étant mise à l’ordre du jour des questions parlementaires en vue d’une légalisation de l’obligation vaccinale pour tous au printemps 2022.

Fidèle au célèbre compromis à la belge qui a permis à cet État artificiel de survivre depuis sa constitution et son indépendance depuis 190 années en dépit des tensions et des conflits linguistico-ethniques, la Belgique n’étant pas une nation dans la conception d’Ernest Renan, le Conseil d’État a enfin tranché en exerçant son rôle d’arbitre et de contrôle judiciaire à l’égard d’un exécutif liberticide en roue libre depuis des mois et que rien ne semblait pouvoir ni freiner ni arrêter, mais sans trop accabler le biopouvoir tout en divisant le monde culturel, donnant ainsi satisfaction à l’accès aux théâtres, mais pas aux cinémas.

Ceci constitue néanmoins un camouflet et un désaveu à l’égard de ce gouvernement mis en place le 1er octobre 2020, soit à peine un an plus tard.

Mais, et il faut le rappeler ici avec force, ce n’est pas un désaveu à l’égard du régime sanitaire et de ses fondements puisque le Conseil d’État ne s’est pas prononcé sur la passe sanitaire en cours (sa pertinence scientifique et la proportionnalité de la mesure). Seul le tribunal de Namur a émis un jugement défavorable le 16 novembre dernier sur le passe sanitaire suite au recours introduit par l’association Notre Bon Droit, mais la Région wallonne a déjà fait appel. Quant à la Région de Bruxelles, la même association a porté l’affaire du passe auprès du Tribunal le 8 décembre. D’après Audrey Despontin, avocate de l’association « il s’agit à 90 % de la même procédure, la mesure étant régionale ». Après une première audience, « la cause est mise en continuation, le 17 décembre », a t-elle indiqué.

Ainsi, depuis l’avènement de cette dystopie sanitaire qui s’est instaurée et imposée de manière anticonstitutionnelle en bafouant les fondements de l’État de droit et la déclaration des droits de l’homme et en violant le code de Nuremberg sur les expérimentations scientifiques menées sur les humains comme un rouleau compresseur sans aucune résistance institutionnelle et pour la première fois, la démocratie belge est enfin sortie de son coma dépassé en rappelant au biopouvoir qu’il avait atteint un niveau d’arbitraire et d’abus inacceptable.

Les juges et les magistrats, jusqu’ici majoritairement silencieux, excepté quelques déclarations sans effet, auront fait un peu vaciller l’équipe en place, fissurant un consensus et une adhésion qui paraissaient jusqu’ici inébranlables. La confiance était déjà rompue entre le gouvernement et les experts du groupe qui pilotent le gouvernement, elle est à présent fragilisée, voire rompue auprès d’une partie de la population.

Belges, encore un effort pour être fidèles et à la hauteur de votre ancestrale réputation d’être le peuple le plus brave de la Gaule, car le plus éloigné de la civilisation, écrivait Jules César dans sa Guerre des Gaules.

Et comme le dit le premier couplet de la Brabançonne, l’hymne national, comme une piqûre de rappel :


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Concernant l'appel à la mobilisation du secteur culturel et à l'action collective du maintien des salles ouvertes.

Bravo pour le réveil de la profession, mais artistes et directeurs artistiques, profitez-en pour sortir du rôle du bon élève injustement puni.
Le professeur est incompétent, il faut le remplacer et refuser les règles qu'il a imposées. 


Nulle part, aucun secteur, et particulièrement la culture, ne devait accepter le CST, par principe philosophique du respect des droits fondamentaux.

Le monde culturel s'est couché 10 fois, pour obéir aux règles. 

Profitez, s'il vous plaît, de cette occasion pour refuser le CST !

Au nom d'une culture mortifère qui prône la ségrégation comme valeur acceptable, ne réduisez pas votre lutte à un combat sectoriel, élargissez votre perspective ! 

La culture n'a pas à se soumettre à l'idiocratie de pseudo- mesures sanitaires qui, par ailleurs, ne servent à rien !

La culture ne doit pas se coucher, elle doit se lever, et surtout ne pas jouer à se lever, à faire semblant, à jouer pour elle-même le théâtre de la rébellion. Il faut sortir de l'action-réaction et affronter le réel, et les risques de cet affrontement.

Cette imposition absurde de la fermeture est donc l'occasion, peut-être ultime, de refuser la pauvre réalité que la politique sanitaire, hygiéniste, paranoïaque et alarmiste nous impose, et d'affirmer avec force que l'art est collectif et qu'il ne supporte aucun étouffement. L’art est un geste essentiel qui nous fait être debout et grand.

Par ailleurs, n'est-ce pas l'occasion pour l'horeca, les lieux sportifs, les musées, les dancings et tout autre secteur où le CST est d'application, de prendre cette fermeture de la culture comme le bon moment, pour que tout le monde s'oppose au CST ?! 

A bon entendeur, salut ! 


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Categories: Grand fou 

On a appris ce lundi que le journaliste Eric Boever avait subi une agression qui avait entrainé une courte hospitalisation, lors de la manifestation de ce dimanche 19.

Cet acte de violence hautement condamnable nous rappelle que les journalistes porteurs d’une mission d’information demeurent des cibles.

40 journalistes ont été tués en 2021 et 369 sont emprisonnés dans le monde (Source : RSF Reporters sans Frontières). Des reporters présents dans des régions sujettes à des troubles comme au Moyen Orient ont régulièrement été pris en otage, parfois torturés, parfois tués pour le seul motif de leur nationalité ; souvent des citoyens français, anglais ou américains.

Les groupes terroristes justifient l’injustifiable par le désaccord qu’ils ont avec la politique étrangère des pays concernés en s’en prenant à leurs ressortissants, de préférence des journalistes. L’enlèvement d’un journaliste offre généralement à leur action une caisse de résonnance plus importante que s’il s’agit d’un citoyen lambda. Le cynisme n’a pas de limite.

Depuis, le début de la crise Covid en mars 2020, la RTBF a délaissé sa mission d’information pour laquelle nous payons des impôts, pour endosser celle de la propagande des pouvoirs publics et de leurs experts. Aucune place n’est donnée à d’autres points de vue sur les antennes de la RTBF qu’ils soient médicaux, juridiques, pédagogiques, … Tout qui ne s’inscrit pas dans la doxa gouvernementale sera tantôt taxé d’antivax, de complotiste, d’incivique … par les journalistes de la RTBF.

Or, le but de ces manifestations est précisément de dénoncer une gestion pitoyable de la crise, une intolérable atteinte aux libertés et surtout le droit d’avoir un autre point de vue que les pouvoirs publics en ouvrant la discussion. Ce débat-là est refusé par les politiques et confisqué par les medias comme la RTBF.

De plus, les manifestations sont systématiquement dénigrées et dévalorisées par la RTBF : on va jusqu’à diviser le chiffre de participants par 10, on interviewe des personnes peu représentatives des citoyens présents.

Et surtout, on va insister sur la violence et instrumentaliser l’action d’un petit nombre. La police et les pouvoirs publics l’ont bien compris en laissant le champs libre aux casseurs ou en les provoquant pour déstabiliser une manifestation pacifique. Moult reportages (pas de la RTBF !), notamment lors des actions La Boum, au bois de la Cambre ont démontré que l’objectif de la Police de Bruxelles n’était pas le maintien de l’ordre mais bien l’incitation aux troubles.

La légitime opposition démocratique que représente une manifestation pacifique est diabolisée. Ses participants sont au mieux des voyous au pire des terroristes. Et, on mettra de préférence tout le monde dans le même sac. En ces termes parlent toutes les dictatures : du Chili de Pinochet à la Turquie d’Erdogan.

Par son message de base mais aussi par la manière dont la RTBF rend compte de cette opposition démocratique, elle ne peut que provoquer l’ire du plus pacifique des manifestants.

Les complices de propagande des apparatchiks du boulevard Reyers que sont RTL, Le Soir et La Libre sont tout de suite montés sur les barricades pour dénoncer à grands cris l’agression du journaliste Eric Boever. L’indignation étant à géométrie variable, ils sont moins zélés à dénoncer les violences policières à l’égard de citoyens de moindre notoriété.

Cette crise Covid a profondément et durablement abîmé la société belge. L’Etat a généré une violence inouïe en stigmatisant et en culpabilisant ses citoyens, en les discriminant, en les poussant à la délation.

Les citoyens belges peuvent désormais goûter à toutes les infectes recettes d’un pouvoir totalitaire. Dans un tel climat : violence, il y a ; violence, il y aura.

En retrouvant le chemin de l’information indépendante et du pluralisme, en prenant ses distances avec un pouvoir sans boussole, la RTBF retrouverait sa légitimité de 4ième et contre-pouvoir. Elle contribuerait aussi à l’apaisement général et redonnerait de la dignité à ses journalistes.

Sans cela, nous pouvons craindre d’autres violences à l’égard des journalistes.

Par Philippe Davister


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A l’attention de Monsieur François le Hodey, CEO
A l’attention de Monsieur Denis Pierrard, Directeur général,
A l’attention de Messieurs Dorian de Meeûs et Jonas Legge, Rédacteurs en chef,
A l’attention de Messieurs Xavier Ducarme et Nicolas Ghislain, Rédacteurs en chef adjoints,
A l’attention de Monsieur Francis Van de Woestyne, Editorialiste en chef,
A l’attention de Madame Marie Rigot, Cordinatrice éditoriale,
A l’attention des journalistes de La Libre et des médias apparentés,


Mesdames et Messieurs,


Concerne : Réponse à la carte blanche de La Libre du 19/12/2021 : « Le gouvernement ne doit pas se laisser impressionner par une une minorité d’individus qui menace la démocratie. » par MM. Jean-Philippe Platteau et Dominique Henrion.

Non, les femmes et les hommes qui osent remettre en question l'ensemble de la gestion de la crise sanitaire, ainsi que l'imposition d'une unique solution vaccinale, très imparfaite, ne sont pas des « individus » qui menacent la démocratie. Bien au contraire, ils la réclament !

Raisonnement étrange que celui invoqué dans cette carte blanche de La Libre, offerte à Jean-Philippe Platteau, économiste et professeur émérite à l’Université de Namur, et à Dominique Henrion, médecin généraliste : plutôt que de se demander les motivations profondes des nombreux acteurs de la société civile mobilisés depuis dix-huit mois, les auteurs préfèrent brandir la facile et subjective étiquette de l'extrême droite, et ce dès la première phrase de cette carte blanche.

Il n'est pas besoin d'être professeur émérite d'université, ni médecin, pour comprendre qu'une société qui divise, plutôt qu'elle ne rassemble, et qu'une société qui stigmatise, plutôt qu'elle n'écoute et respecte, n'est pas viable. A propos de stigmatisation, cherchez dans le rétroviseur de l’Histoire un exemple de stigmatisation positive : il n'y en a pas, et vous le savez. Ce sont les sociétés extrémistes qui stigmatisent, et non les sociétés démocratiques. Étrange de jouer l'inversion accusatoire envers les membres de la société civiles, les juristes, les constitutionnalistes et les nombreux collectifs citoyens qui appellent à plus de démocratie.

Alors que notre société moderne tente de défendre les minorités à travers la promotion de l'égalité des chances, des races, des genres et des religions, vous voilà publiquement les défenseurs d'un système dans lequel au contraire certaines personnes auraient plus de droits que d'autres. Où est votre cohérence ? Où est votre légitimité ? Où est votre conscience ? Car il s'agit bien, entre autres, de conscience.

Une telle ségrégation n'a pas de sens, d'autant plus que le motif que vous revendiquez s’avère un outil bancal qui ne tient pas les promesses qu’on lui prête. Il est en effet établi que ces néo-vaccins n'empêchent pas les transmissions, et que leur effet n'est que temporaire.

De surcroît, à propos de ce que vous affirmez : "Une société a d’autant plus le droit d’imposer des restrictions lorsque l’exercice de la liberté pleine et entière par un individu entraîne des conséquences pour les autres qu’il n’assume pas." Dites-nous qui n'assume pas les conséquences pour la société lorsque pour accéder à un lieu de loisir, une personne non vaccinée doit être testée négative (elle est donc parfaitement saine), alors qu'une personne vaccinée n'est pas testée et est potentiellement transmettrice ? Qui, par son comportement est un vecteur de risques ? Et qui par son comportement respecte les règles ? Voyez, nous ne pointons pas les personnes vaccinées, au contraire, elles sont les premières victimes d’un chantage à la vaccination et d’une fausse promesse d’un retour à la vie normale après des injections collectives massives.

Car oui c'est bien de cela dont il est question : de l'échec d'une vaccination massive, mais celui-ci, au lieu d'être simplement reconnu, se transforme en une inquisition envers les personnes non vaccinées.

Quant à une autre de vos affirmations : "Ces dommages sont particulièrement patents lorsque les patients non-vaccinés, qui occupent de façon nettement disproportionnée les lits en soins intensif." En reprenant un récent bulletin épidémiologique publié par Sciensano, du 22 Novembre au 5 Décembre 2021, on constate que sur les 805 admissions en USI, 441 étaient entièrement vaccinées, soit plus de la moitié, et 256 n'étaient pas vaccinées. Disproportionné, effectivement, mais pas comme vous l'écrivez. La vaccination était censée réduire la pression sur nos hôpitaux, or plus de la moitié des lits sont occupés par des personnes vaccinées. Pouvez-vous appeler cela un succès ? Cela peut-il justifier la mise en place d'une société à deux vitesses ?

C'est juste cela que nous, médecins, professeurs d'université, scientifiques, professionnels de la santé, juristes, journalistes, indépendants, artistes, travailleurs, salariés, fonctionnaires, ou simples citoyens, osons exprimer, nous, les hommes et les femmes inquiets pour notre avenir et celui de nos enfants, qui ne cherchent pas à impressionner ou à imposer, mais à être entendus et écoutés.

A titre de droit de réponse, nous attendons de la part de La Libre et des médias apparentés la publication intégrale de la présente opinion.

En vous remerciant de l’attention et du suivi que vous apporterez à la présente, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de nos salutations distinguées.

Les collectifs citoyens (*) ALPHA Citizens, Les Belges se réveillent, ZONE LIBRE, Bon Sens Belgique, Belgium United For Freedom, Responsible Rebels,

(*) Ces collectifs citoyens se sont unis pour sortir de la pensée unique qui semble prévaloir depuis le début de cette crise du covid où tout débat public a été écarté. Ils ont pour intention d'informer les citoyens sur toutes les données qui ne sont pas publiées par les grands médias, et d'interpeller ces derniers pour ramener des débats dignes de ce nom dans la sphère publique.


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

Lien vers la lettre:
Lettre ouverte au journal La Libre et au Groupe IPM

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Ceci est un billet d’humeur à destination des alarmistes qui donnent du sens à leur vie en menant une croisade au nom du « sanitairement correct ». Je l’écris à la suite d’un échange ayant eu lieu dans un groupe d’infirmiers et d’infirmières sur lequel on m’a demandé d’intervenir. Le thème du fil de discussion était la vaccination chez les enfants.

Une personne dont je tairai le nom (mais que l’on voit sévir dans plusieurs groupes et sur les pages de plusieurs personnes) partage un article de l’Express alertant sur les risques de séquelles neurologiques du covid chez les enfants .

Son job de technicien dans un labo semble lui donner l’assurance et l’autorité pour évoquer des troubles neurovégétatifs, des démences, des AVC chez les enfants malades du covid !

Il utilise pour cela la technique du cherry-picking, qui consiste à « mettre en avant des faits ou données qui donnent du crédit à son opinion en passant sous silence tous les cas qui la contredisent. Ce procédé trompeur, pas nécessairement intentionnel, est un exemple typique de biais de confirmation. »

En effet, l’article scientifique cité dans l’Express parle de symptômes neurologiques MAIS pour les patients de plus de 60 ans  ! Je vous épargne la longue liste des autres articles scientifiques qu’il a partagés et dont les titres laissaient présager des horreurs pour les enfants... mais dont le contenu réel démontrait bien l’extrême rareté de ces phénomènes.

Alors maintenant, ça suffit !!!

Dégâts psychologiques

Le plus difficile quand un patient positif au covid me contacte, ce n’est pas du tout la prise en charge, le suivi ou le traitement !

Après bientôt deux ans, la maladie et ses différentes phases sont relativement bien connues. Cette maladie se soigne ! N’en déplaise à tous les oiseaux de mauvaise augur qui jouissent à se faire peur et à faire peur aux autres en agitant des scénarios hollywoodiens de disparition complète de l’humanité dans d’atroces souffrances. Et pour être totalement honnête - même si mon ego adorerait me faire passer pour une merveilleuse sauveuse en vous faisant croire que c’est extrêmement compliqué à gérer - en fait, c’est juste une maladie à comprendre, des étapes à surveiller et quelques molécules à maîtriser.

MAIS le véritable enjeu, c’est l’angoisse des patients à qui on a martelé sans cesse que tout le monde risquait de mourir étouffé, couché sur le ventre avec des tuyaux partout et sans pouvoir dire adieu à ses proches.

Ce qui m’affecte le plus, ce n’est pas de surcharger mon agenda en y ajoutant des patients atteints du covid. Ni de veiller à adapter le traitement à leur évolution spécifique. Ni de remplir tout une série de certificats de cas-contacts. Ni même d’essayer de m’y retrouver dans les consignes sans cesse changeantes du contact-tracing.

Ce qui m’affecte le plus, c’est de prendre conscience de l’ampleur des dégâts psychologiques et de leurs conséquences.

J’aurais plusieurs dizaines d’exemples à partager, dans lesquels, à chaque fois, la moitié de mon travail était de rassurer, rassurer, encore rassurer. Même si, heureusement, certains patients semblaient assez bien immunisés contre la peur, ce n’était qu’une minorité - bien informée.

Heureusement, jusqu’ici, il était de notoriété publique que les enfants ne souffraient que d’un rhume et les jeunes parents pouvaient dormir tranquilles, sans trembler à chaque éternuement.

Et nous, les soignants de première ligne, ne devions pas gérer les horribles angoisses de parents imaginant le pire. C’était déjà cela qui était épargné à tout le monde au milieu de ce délire ambiant.

Arrêter la machine infernale

Puisqu’on ne peut plus justifier la vaccination des enfants par la solidarité envers Papy et Mamy, si on se met à leur inventer des potentielles séquelles graves, cela va véritablement devenir l’enfer !

Pour les soignants mais surtout pour les parents et, par conséquent, pour les enfants qui subiront leur angoisse. Si on se met à faire croire aux parents que leurs enfants risquent un AVC ou la démence, quel affolement généralisé va-t-on encore créer ?

Si vous croisez un apôtre de malheur qui semble prendre un plaisir presque sadique à diffuser ces mensonges, s’il vous plaît : recadrez-le immédiatement ! Qu’il soit un simple citoyen ou un soi-disant expert.

Être alarmiste, cela semble être à la mode pour donner une bonne conscience morale à ces personnes délirantes !

Mais ce ne sont pas eux qui doivent assumer les conséquences de leurs délires.

Cela fait deux ans que cela dure et derrière le mantra pseudo-solidaire qu’« il faut ménager les soignants », il y a une véritable torture morale de la population à propager la peur.

Torture morale dont les traces sont parfois profondes, et que nous, les soignants, essayons de panser.

Ménager les soignants, c’est aussi leur permettre de faire leur job avec sérénité ! Car le premier devoir d’un adulte responsable, soignant ou non, c’est d’apaiser et de rassurer.

Maintenant que les discours alarmistes touchent aux enfants et à leurs jeunes parents, il est urgent de mettre fin à cette peur, définitivement.

Par un médecin généraliste qui préfère rester anonyme


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https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/il-faut-en-finir-en-france-avec-le-mythe-de-l-enfant-non-concerne-par-le-covid-19_2163419.html

https://www.nature.com/articles/s41582-021-00593-7

Deux années,
Deux années que nos libertés sont bafouées,
deux années que nos vies sont sous cloches,
qu’une partie d’entre nous essaie d’exister tant bien que mal dans une angoisse permanente, une colère et une incompréhension totale.

Plus le temps passe, et plus une certaine forme de vérité se dessine,
une vérité qui m’amène à vous dire que non, nous ne sortirons pas de cette situation sans un changement drastique de vision de la part de nos politiques.

Car si certains d’entre vous y verront une réflexion pessimiste, détrompez-vous,
il s’agit simplement de faire preuve de discernement, chose que visiblement bon nombre de mes concitoyens semblent avoir perdu depuis le début de cette crise, me poussant à écrire cette tribune.

Je suis véritablement étonné par la soumission et l’abnégation du peuple face à un tel non-sens.

Malgré les nombreuses contradictions lors de débats concernant l’importance du vaccin ou les prises additionnelles de mesures sanitaires, il semble docilement accepter son sort.
L’explication est probablement l’incompréhension du peuple.

Voilà, il ne sait pas et comme toute personne ne disposant pas de réponse claire, il va de
manière apathique choisir un homme ou une femme de premier plan à suivre et ce, peu importe que le discours soit blanc au début, gris au milieu et noir à la fin.

Les personnes pensant que la situation actuelle n’est que sanitaire se trompent, ça ne l’est plus depuis bien longtemps et je les invite à ouvrir les yeux, même si cette vérité est difficile à regarder en face.

Si le déni peut être moins douloureux, la lucidité est salvatrice, cela s’appelle le courage.

Jusqu’où iront-ils et jusqu’où irez-vous ?

La vaccination ayant été présentée en grand sauveur de l’humanité, avouons qu’il n’en est rien.

Un vaccin à s’injecter tous les 8 mois dans le bras pour garder un pass, un pass pour vivre camarades (et ça, vous devez vous en rendre compte) est juste inimaginable et ne s’est, je pense, jamais vu dans notre histoire.

On nous dit que ce vaccin est efficace et qu’il protège des formes graves. Ah oui ?
Comment expliquer alors que nous devons garder un masque sur le visage, que nous devons respecter des mesures de distanciations sociales et privilégier le télétravail, si grâce à ce vaccin nous ne sommes pas censés nous retrouver à l’hôpital ?
Si cette protection était efficace, qu’importe alors que nous soyons contaminés ou non, puisque nous ne surchargerions pas les hôpitaux, et c’est là que se situe le problème.

Le gouvernement ne mise pas sur une stratégie de protection mais de soumission lâche et perverse, une stratégie qui fera tout pour vous empêcher d’être contaminé malgré un soi-disant vaccin, vaccin qu’ils nous présentent comme la 8ème merveille du monde.

Pour finir en image, je dirais que c’est un peu comme un chevalier en armure équipé de son plus beau bouclier qui, en plein champ de bataille, tournerait les talons face au danger.

Nul doute que la guerre durera.

Mathieu Clobert


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Mathieu Clobert

Amoureux des mots et de la libre pensée, je suis un libertaire endurci. Je ne cherche pas à semer le trouble ni la division, mais plutôt à ouvrir les yeux du peuple quant aux dérives du gouvernement qui se comporte de plus en plus comme un roi auto-proclamé. Je suis peiné de voir que certains citoyens tombent dans une certaine apathie et résilience et oublient ce que signifie le mot « liberté », cette même liberté qu’on nous enlève jour après jour au nom d’une soi-disant protection du citoyen. J’aimerais rappeler à tous que vivre est un risque et que sans ce risque, notre « vie » se transforme tout bonnement en une succession d’années fragiles et insipides nous conduisant inéluctablement vers notre tombe.

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