Tant d’encre a déjà coulé concernant la vaccination contre le covid-19. Vue par certains comme le « Saint-Graal » pour retrouver sa liberté, elle est perçue par d’autres comme un horrible poison faisant les choux gras de Big Pharma… Sans doute peut-on apporter un peu de nuance concernant ces postures, qui divisent la société.

“L'opposition à la Chambre a obtenu jeudi une nouvelle fois l'envoi au Conseil d'Etat d'amendements au projet de loi pandémie de la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden. Le vote en séance plénière de ce texte qui doit donner une base légale plus forte aux mesures de restriction des libertés prises dans le cadre d'une crise sanitaire est donc à nouveau reporté."

Arrest jet remainder examine quarrel

Le mercredi 26 mai 2021, je n’ai certainement pas été le seul à regarder en prime time, à 20h18 pour être précis, le reportage d’une heure et demie « Quand le doute vire au complot » de l’équipe d’« Investigation » de la RTBF[1]. Contrairement à la plupart des téléspectateurs, je l’ai principalement visionné sous un autre angle que celui du contenu, qui a créé sans vergogne l’amalgame entre les critiques des mesures sanitaires et des croyances aussi farfelues que les reptiliens et la terre plate, voire l’antisémitisme.

La capacité hospitalière était en grande partie dépendante de la gestion logistique à l’échelon national, fondée sur la volonté d’éviter une saturation du système hospitalier. Le problème, c’est que les données sur la saturation des lits d’hôpitaux n’étaient pas rigoureusement fiables - et ne le sont toujours pas. À l’heure où le Parlement belge vote une « loi pandémie » qui entérine et érige en modèle la gestion de crise depuis 15 mois, on peut donc légitimement s’interroger sur la pertinence de mesures sanitaires contraignantes basées sur les seuils d’occupation des soins intensifs.

Le vaccin anticovid, ses enjeux économiques et sanitaires ont fait couler beaucoup d’encre depuis le début de cette crise sanitaire. Jamais aucun vaccin n’aura été développé aussi rapidement, puisque les premiers ont été approuvés par l’UE dès le mois de janvier 2021. Or, de nombreuses questions subsistent concernant la stratégie de vaccination, la sécurité de ces vaccins, leur durée très courte de développement, le bien-fondé de la vaccination de masse, le bien-fondé de la vaccination des enfants, le déni des autres stratégies possibles (prise en compte de l’immunité naturelle, autres stratégies de prévention, traitements contre le covid), etc. Près de 6 mois après le démarrage de la campagne de vaccination, il est temps de faire le point sur la situation. C’est l’objet de cette série d’articles sans concession.

La stratégie vaccinale belge (mais pas seulement) repose également sur le déni de l’expérience de décennies de vaccination de masse, comme l’induction de la prévalence de souches résistantes à l’immunité vaccinale[1],des effets d’augmentation de pathologies associées aux souches vaccinales inattendues[2] ou le déplacement des manifestations symptomatiques dans des populations initialement peu touchées[3].

Revenons tout d’abord aux fondamentaux : une stratégie est un plan d’action visant à atteindre un objectif prédéfini, en modulant le mieux possible les moyens pour maximiser le résultat, tout en évitant que se réalisent les risques qui pourraient empêcher la réalisation de l’objectif.

Avec plusieurs centaines de recours contestant les arrêtés "corona" de la Ministre de l’Intérieur ainsi que l’avis de section législative pour la loi pandémie, on ose espérer que le Conseil d’État exerce en toute indépendance et impartialité les missions visant à garantir l’État de droit dont il est chargé. En particulier prévenir que le gouvernement ne viole la Constitution ou ne s’approprie des prérogatives réservées au pouvoir législatif (Parlement).