A l’attention de Monsieur Bernard Marchant, CEO,
A l’attention de Monsieur Olivier De Raymaeker, Directeur Général et directeur de la rédaction,
A l’attention de Monsieur Christophe Berti, Rédacteur en chef,
A l’attention de Madame Véronique Lamquin, Rédactrice en chef adjointe,
A l’attention des journalistes du SOIR et des autres médias concernés, notamment La Libre, Le Vif, Trends, RTL, RTBF, 7sur7, Paris Match, La Meuse, La DH, Proximus, MSN, Sud Info,


Mesdames et Messieurs,


Concerne : Sondage Le Soir du 13/12/2021 – Choquant et discriminatoire ?



C'est avec une profonde surprise que nous avons lu le sondage organisé par Le Soir et RTL le treize décembre dernier sur le thème : « Etes vous pour ou contre la limitation des libertés des personnes non vaccinées ? ».

Pourquoi Le Soir effectue-t-il un sondage sur base d’une question aussi clivante à l’encontre des citoyens, par rapport à leur choix légitime d’absorber ou non les substances contenues dans des injections considérées comme expérimentales par leurs propres fabricants ?
Le Soir se permettrait-il de poser la même question, sensible, d’une limitation des libertés à l’encontre de ceux qui font le choix ou non d’absorber de la nicotine, de l’alcool ou de la drogue ?
Une conséquence de cette publication sera probablement de désunir un peu plus les citoyens, de les opposer et de générer des crispations sociales, voire des violences civiles ou gouvernementales, bref d’ouvrir la porte à la stigmatisation et à toutes les dérives qui en découlent.
De plus, le Soir va jusqu'à associer la couleur verte (permission) à ceux qui prônent la discrimination et la couleur rouge (interdiction) aux autres votants.
Pire, ce sondage s’est répandu partout dans la presse par le biais d’un même article sous ce même titre : « Près de 7 Belges sur 10 favorables à des restrictions pour les non-vaccinés ». Or c’est FAUX.
En effet, les présupposés du sondage indiquent clairement que seuls les vaccinés ont pu voter. Et pourtant, toute la presse belge a cité ces résultats en affirmant « 7 Belges sur 10 » et non « 7 Belges vaccinés sur 10 ». Ce chiffre sensationnel et erroné a été publié à la Une par de nombreux médias, tels La Libre, Le Vif, Trends, RTL, RTBF, 7sur7, Paris Match, La Meuse, La DH, Moustique, Proximus, MSN, Sud Info… et ce sans la moindre réserve ou esprit critique. L’opinion publique en a, sans aucun doute, été assommée.
Il s’agit là de fautes journalistiques en contradiction avec le code de déontologie.
Cela relève d'une forme de manipulation, qu'elle soit intentionnelle ou non, et a par ailleurs été analysée par le média indépendant BAM! DETOX : https://bam.news/bam-detox/medias-les-belges-sont-tous-vaccines/
Cette faute a depuis peu été rectifiée dans certains médias, au motif que le texte d’origine fourni via une dépêche de l’agence Belga comportait une erreur. Toutefois le mal est fait, et ce d’autant plus que le titre de référence sur internet auquel aboutissent les moteurs de recherche reste, dans la plupart des cas, inchangé.
Une autre question est de savoir qui au Soir décide de ce type de publication et en assume la responsabilité ? Les actionnaires ? Les membres de la rédaction ? L'agence Belga ou l’AFP ? D'autres entités influentes ?
Nous posons aussi la question du devoir de neutralité de la part de médias d’une telle audience, ainsi que de la responsabilité des groupes de presse qui les détiennent.
Aujourd’hui, face aux mesures restrictives de plus en plus liberticides, nous sommes nombreux à craindre qu’un nouvel extrémisme dit sanitaire puisse envahir la société. Face à ce danger, les médias doivent être le rempart des citoyens. Or, par rapport à ce qui s’apparente de plus en plus à une pensée unique véhiculée par les agences de presse (Belga, AFP, Reuters…), nombreux sont les citoyens désorientés ou dégoûtés qui n’ouvrent plus leurs quotidiens et délaissent la télévision. C’est un signal d’alerte que les médias dérivent.

Une leçon d'Histoire se rappelle aussi à nous sur le danger que soit détourné le pouvoir des médias : durant la seconde guerre mondiale, Le Soir volé fut un journal de collaboration qui a remplacé le journal Le Soir, censuré par l'occupant pour correspondre aux valeurs de l'Ordre nouveau. La montée des fascismes et l’arrivée de l’Allemagne nazie en Belgique eurent raison de la neutralité du Soir (source Wikipédia). Bien sûr, Le Soir, une fois libéré, a renoué avec ses valeurs d’origine en étant le grand quotidien que l’on sait. Toutefois le risque qu’un média ou qu’un groupe de presse puisse soutenir l’avènement d’un Ordre nouveau, contre la volonté et l’intérêt de la population, résonne aujourd’hui dans de nombreux articles de la part de membres de la société civile ou de constitutionnalistes. Le devoir de chaque journaliste ou patron de presse est d’y veiller.

Pour conclure, nous estimons que ce sondage du Soir constitue une porte ouverte à de graves dérives, et qu'il pourrait même être qualifié d'incitation à la discrimination et à la violence.

Afin de rétablir la vérité des faits, nous attendons de la part du Soir et des autres médias concernés un rectificatif, publié à la Une, sous le titre « Non, près de 7 Belges sur 10 ne sont pas favorables aux restrictions pour les non-vaccinés. » ainsi que la publication intégrale de cette lettre ouverte à titre de droit de réponse.

En vous remerciant de l’attention et du suivi que vous apporterez à la présente, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de nos salutations distinguées.

Les collectifs citoyens ALPHA Citizens, Les Belges se réveillent, ZONE LIBRE, Bon Sens Belgique, Belgium United For Freedom, Responsible Rebels,


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

Lien vers la lettre:
Lettre ouverte au journal LE SOIR et au Groupe ROSSEL

Source photo:
BAM! Vick


Cette question, quand on lit l’éditorial de Béatrice Delvaux dans Le Soir du mercredi 8 décembre , on est en droit de se la poser. Cette ode presque lyrique au vaccin intervient à un moment précis, celui où la population belge découvre avec stupeur que les personnes vaccinées attrapent le covid, font des formes graves du covid, transmettent le covid et remplissent les hôpitaux.

On est loin du catalogue publicitaire écrit par De Croo, Vandenbroucke, Pfizer, les experts … et bien relayés par des médias comme Le Soir qui nous prédisaient, il y a un an d’ici, une éradication totale du virus … si nous nous vaccinions tous. Environ 75% de la population est vaccinée et, malgré toutes les campagnes d’opprobre sur les non-vaccinés, doutes et questionnements s’installent …

Marketing de relance oblige, les marchands de vaccins poussent avec l’honteuse vaccination des 5-11 ans. Pour éviter l’effet série 3ième dose, 4ième dose qui commence à poser question même auprès des plus favorables au vaccin, on change le nom : « Booster » … On se rapproche ainsi d’une communication plus proche des marchands d’huile moteur type « Booster les performances de votre moteur ».

Dans cette période troublée où l’on sent que la doxa vaccinale est mise à mal, Madame Delvaux, fidèle à sa ligne, écrit son éditorial du 8 décembre en empruntant un vocabulaire proche de la transcendance en nous présentant le vaccin comme un « miracle ».

Le Soir journal indépendant et laïc ? Faute de rationalité, quittons les travées de la Rue Royale pour nous laisser porter vers l’obscurité de ces lieux de culte du « miracle » comme Beauraing ou Lourdes pour comprendre la pensée de Madame Delvaux.

Le vaccin étant le miracle absolu, 4 autres « miracles » font leur apparition sous la plume de l’éditorialiste du premier quotidien francophone.

« Miracle de la science avant tout » : sans aucune mise en perspective, l’illumination devant la technoscience et les techniques ARNm. Rien sur les performances des vaccins, rien sur ses effets secondaires désastreux, rien sur la pharmacovigilance, rien sur les mensonges de Pfizer notamment sur les essais cliniques, rien des scientifiques de renom qui ne partagent pas cet engouement. Rien !

« Miracle de l’Union Européenne » : « Les investissements financiers massifs de l’UE et des Etats (rappelons qu’il s’agit de notre argent !) ont joué un rôle clé dans la production industrielle ultra-rapide de centaines de millions de doses, leur distribution et leur stockage » (sic). Rien, bien sûr, sur les contrats occultes, la non-responsabilité des États et des laboratoires sur les effets secondaires de ce qui ne sont pas des vaccins mais des substances expérimentales en phase de test.

En plein lyrisme dévot, le « miracle du volontariat » porté par les centres de vaccination gérés « avec chaleur, dévouement et attention » (sic). Pas un mot sur les techniques manipulatoires de ces vaccinodromes, comme les DJ’s pour attirer les jeunes, le refus de donner les numéros de lots pour éviter la pharmacovigilance, ou l’interdiction faite aux médecins de vacciner …

Le dernier miracle de Madame Delvaux, le plus beau, celui qui est certainement
d’intervention divine : le « miracle de l’action publique, la mise au point de la stratégie vaccinale et son implémentation – gratuites – (rappelons qu’il s’agit de notre argent !) sont au crédit des pouvoirs publics » (sic).

Dans ce monde merveilleux, plus proche de Bernadette Soubirous que de Didier Raoult, toute rationalité a disparu. La réalité de la crise covid pour la figure de proue du Soir est circonscrite à la seule (et réussie !) vaccination.

Parce que l’action publique c’est aussi : les médecins de première ligne qui refusent de soigner les patients covid, l’effondrement prévisible de l’hôpital, des soignants à bout, des protocoles de soins absents, une absence de prise en compte de la détresse de la jeunesse, l’école qui ne sait plus assumer ses missions de base, des infractions successives et répétées aux lois du peuple belge par ceux-là mêmes qui doivent les faire respecter … On va s’arrêter là sous peine de casser l’ambiance.

Mais en définitive, la question reste de mise, Madame Delvaux : qui vous paie ?

Votre journal d’un côté, met en exergue ses enquêtes telles « Congo Hold-up » dénonçant à juste titre la corruption du dictateur Kabila. De l’autre, sous votre plume, les louanges sans nuances envers un gouvernement et des pouvoirs publics dont la gestion de la crise est décriée de toute part : manifestations, cartes blanches dans les médias de médecins, juristes, collectifs de parents … Cela vous aura sans doute échappé ?

La corruption des esprits est probablement la pire quand on parle de journalisme.

Le Soir, surtout pour des personnes âgées (rassurons-nous, peu de jeunes vous lisent), demeure à tort un pilier de l’information sérieuse et crédible.

Il ne nous reste qu’à espérer que l’esprit critique des uns et des autres assimile rapidement que l’intelligence et la prise d’opinion attendues d’un « éditorial », s’apparentent aujourd’hui à un vulgaire « publi-reportage ».

Par Philippe Davister


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

Source photo : Flickr - © Baudouin
https://www.flickr.com/photos/somebaudy/2401086149

Éditorialiste en chef du quotidien belge francophone Le Soir

https://www.lesoir.be/411121/article/2021-12-08/un-plus-tard-rendons-justice-au-vaccin-il-nest-pas-quune-polemique

J’entends en ce moment – et ce n’est pas nouveau – beaucoup de gens demander, à juste titre, « mais où est passée la gauche, dans la crise actuelle ? Pourquoi est-elle inaudible face au déferlement totalitaire et antisocial ? Qu’en est-il de son héritage contestataire vis-à-vis du pouvoir de l’État, des institutions et des intérêts économiques ? ». Car le problème est bien là : cette crise qui sert, en fait, à la quatrième révolution industrielle orchestrée en faveur des multinationales et des intérêts privés, qui se servent de l’État pour imposer leur régime, ce qui est la définition même du fascisme. Cela devrait être l’occasion rêvée de la gauche antifasciste de mener à la fois son combat anticapitaliste et défendre son héritage antifasciste libertaire face à un État tentaculaire. Or, la gauche et ses intellectuels, en tête de liste l’icône Noam Chomsky, ne sont non seulement pas au rendez-vous, mais ils ont commis une trahison suprême de leurs principes et se sont rangés du côté du pouvoir. Pourquoi ? Comment cela a-t-il pu arriver ? La gauche s’en remettra-t-elle un jour ?

Noam Chomsky – héros déchu ?

Le journaliste d’investigation Max Blumenthal (The Grayzone) ensemble avec le comique américain de gauche Jimmy Dore (The Jimmy Dore Show) [1], montrent du doigt LA référence intellectuelle de la gauche libertaire, anticapitaliste : Noam Chomsky. Ce dernier s’est déclaré de manière répétée en faveur de la ségrégation sanitaire des non-vaccinés[2]. Chomsky, qui, de plus, n’a pas honte de comparer le refus de la vaccination au refus de s’arrêter aux feux de circulation ! Au nom du bien-être de la communauté, il faudrait qu’ils aient « la décence de se retirer d’elle de leur plein gré » (c.à.d. l’auto-ségrégation) ! Et « s‘ils ne le font pas, des mesures pour protéger la communauté d’eux doivent être prises » ! Ce qui leur arrive si jamais ils n’ont plus accès à de la nourriture et autres nécessités quotidiennes ? « C’est leur problème » ! Fuck ‘em ! Du haut de sa posture de coryphée nonchalante et sereine, tant agaçante qu’arrogante, il concède de manière très magnanime qu’« il ne faut rien faire pour aider cette frange de la population, si ce n’est d’éviter qu’elle crève de faim » !

En une minute et demie, Chomsky a réussi l’exploit de détruire à la fois son image et celle de la gauche anticapitaliste libertaire. Lui qui condamnait depuis longtemps la fabrication du consentement, la dépendance des médias aux investissements privés et le pouvoir coercitif de l’État et de ses institutions. Lui qui se disait en faveur d’un système anarcho-syndicaliste dans le passé, voudrait aujourd’hui que l’État prenne des mesures coercitives contre les non-vaccinés, mais pas de mesures pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins. L’État punitif ? Oui. L’État au service du peuple ? Non. Comme quoi une partie de son libertarisme a tout de même survécu. Reste à savoir si cette partie fait de lui encore quelqu’un de gauche ? Le doute est permis.

Qu’est-ce qu’est la gauche ? Où est-elle ?

Du coup, les gens se demandent « mais qu’est-ce que ça veut encore dire être de gauche ? » ou clament carrément que « gauche, droite, ça ne veut plus rien dire, ça n’existe pas ! » Alors, pour y répondre, il est nécessaire d’avoir une idée de ce que c’est la gauche. Il est clair qu’une définition unique, objective et absolue de ce qu’est la gauche ne pourra jamais être donnée, puisqu’il s’agit là d’une grandeur politique qui dépendra de son contexte historique. Néanmoins, je pense qu’on peut tout de même définir la base universelle de ce qu’être de gauche veut dire.

Certains diront que pour eux la gauche serait la lutte contre : le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, l’islamophobie, l’antisémitisme, le nationalisme, l’ethno-nationalisme, l’identitarisme, l’extrémisme, le complotisme, la vaccinophobie, le climato-scepticisme (c.à.d. le négationnisme du changement climatique), le « macronisme », le « trumpisme », le « bolsonarisme », et tout une panoplie d’autres néologismes ou de pathologisations se terminant en « -isme » ou en « -phobie ».

Ceci n’est pas pour défendre tous ces phénomènes ou prétendre que rien de tout cela n’existe, mais pour dire que, tout d’abord, tout ce qui y est associé n’en fait pas nécessairement partie, et ensuite, que cette pratique d’étiquetage et d’« éthiquetage » témoigne d’une pauvreté intellectuelle moralisatrice. Non seulement elle empêche de réfléchir pour soi-même et de trouver les mots justes et adéquats pour décrire une situation ou une structure, mais elle a aussi pour but d’empêcher l’autre d’approcher un problème sous un autre angle que soi-même, en le discréditant dans le domaine moral.

Cette réduction manichéenne des maux de la société à des personnes ou des phénomènes « étiquettes », ne permet pas d’en comprendre ni l’envergure, ni le fonctionnement qui sont la base de toute approche critique de gauche. Cette dernière consiste d’abord en l’analyse et la critique de structures d’oppression, ainsi que celle des institutions, acteurs et flux de capitaux sous-jacents. Or, cette approche vous vaudra aujourd’hui très vite l’attribution de l’une des étiquettes susmentionnées par les « pourfendeurs de la droite ».

Le monde d’après vous attend au bout de votre portefeuille

Derrière cette fâcheuse tendance à l’étiquetage se cache le marketing intellectualisant de la pseudo-gauche écolo-bobo, néolibérale et technocrate qui vous offre un « ennemi » prêt-à-penser comme l’agrobusiness vous offre une « nourriture » prêt-à-manger : cela ne demande ni trop de temps, ni trop d’engagement physique, ni trop d’implication intellectuelle. Et aux prix où sont ces produits prémâchés, sont inclus non seulement la bonne conscience de changer le monde au moyen d’une indulgence – comme au Moyen-âge –, mais vous pourrez enfin, à l’aide votre activisme de portefeuille, réconcilier des idées au premier abord irréconciliables.

Être proche des autres en gardant vos distances ? C’est possible ! Être solidaire au boulot malgré son atomisation par le télétravail ? C’est possible ! Soutenir les petits commerçants grâce aux plateformes d’achat des multinationales du numérique ? C’est possible ! Imposer ses vues en censurant celles des autres, tout en prêchant la tolérance ? C’est possible ! Conduire une voiture électrique puissante et « propre » – dont on ne sait d’où viennent ni l’énergie, ni les matières premières, ni à quel prix – et se dire militant écolo antiraciste anti-néocolonialiste ? C’EST POS-SI-BLE ! Vous ne savez pas comment, mais vous n’avez qu’à croire à l’omnipotence de la « Science » et de la « Technologie ». Et à celle de l’argent surtout. Et si vous n’avez pas cet argent et ne pouvez-vous permettre ces choses-là ? Tant pis pour vous, vous êtes une personne moralement dépravée, qui, bien qu’elle n’ait même pas la possibilité de faire ces choix, ne mérite ni leur empathie ni leur solidarité.

Perversion sémantique et dialectique à deux balles

Cette croyance confère l’illusion de pouvoir s’affranchir de toutes contraintes et surtout d’ignorer celles des autres, qu’elle soit universelle ou contextuelle, pour avoir l’impression de pouvoir enfin faire le choix de son propre pot-pourri dialectique idiosyncratique à deux balles, qui s’amuse à juxtaposer des mots phares, de les détourner de leur sens originel en les redéfinissant par leur contraire et d’appeler cela une philosophie politique hautement sophistiquée. Ainsi « distance » devient « rapprochement », « fragmentation » devient « solidarité », « coercition » devient « libre choix », « ségrégation » devient « égalité », « surveillance » devient « sécurité », etc. et vice versa.

Cela ressemble moins à une réflexion issue du cortex cérébral qu’à un réflexe émanant de la moëlle épinière, aux ingrédients d’ailleurs aussi interchangeables et incompatibles qu’indigestes, à l’instar des bocaux de sauce bolognaise d’ordre nouveau : à base de viande, mais végane car issue du laboratoire [3], et de tomates OGM industrielles au teint rouge aussi uniforme qu’artificiel, mais certifiées bio .

Ces idées se différencient, comme les conserves, essentiellement par leurs étiquettes moins que par leur contenu, et vous ne savez ni comment c’est fait, ni d’où ça vient, ni ce qu’il y a véritablement à l’intérieur, ni ce que leur production implique. Vous saurez juste une chose : après qu’ils vous ont montré les alternatives en épouvantail, vous savez surtout ce qu’il ne vous faut pas. Après avoir participé à la création d’une confusion générale ils vous proposeront leur offre, qui, à la fois, vous submergera et vous délivrera. Vous vous retrouverez perdu au sein des allées immenses du « centre commercial des idées » au point que vous serez prêts à tomber dans les bras de leurs bornes d’information. Celles-ci vous guideront à travers la jungle des étiquettes vers celles qu’ils vous feront croire souhaiter et enfin vous vous sentirez libre de choisir ce qu’ils vous imposent.

C’est ainsi que dans le contexte du covid (et déjà avant) les syndicats, les partis de gauche, les antifas, bref, la gauche organisée en général, s’est fait avoir avec des slogans comme « solidarité », « santé », « la vie prime sur l’économie ». Par peur de briser des tabous et d’être taxée de ceci ou de cela par des gens se revendiquant de gauche (mais qui ne le sont pas), elle leur a progressivement cédé le terrain et s’est laissé manœuvrer dans une impasse dont elle ne sait plus comment sortir. Cela s’appelle la perversion, au sens originel du langage marxiste. Faut-il le leur rappeler ? Que ces mots-là aient été complètement vidés et détournés de leur sens, cela a-t-il vraiment pu leur échapper ?

Une lutte des classes stérile

Certes, de ceux qui entonnent encore les chants de la lutte sociale, et parfois même ceux de la lutte des classes, une partie est évidemment corrompue et usurpe tout simplement ces mélodies à des fins politiques opportunistes ou égoïstes. Tandis que l’autre partie semble prisonnière d’un prisme des luttes des classes inadapté, désuet et donc stérile. Ces derniers sont tombés dans le panneau du tour de passe-passe sémantique des élites, parce qu’il leur manque les mots et les concepts pour bien appréhender la situation actuelle. En gros, ils n’ont pas le vocabulaire politique pour décrire ce qui se passe actuellement, parce qu’ils ne l’approchent pas de manière inductive, à savoir : partir de la situation sur le terrain pour en déduire ensuite les lois générales. Au contraire, ils appliquent les mêmes grilles d’analyse anachroniques dans le contexte du covid, sans s’assurer que cela décrit bien la réalité.

Un excellent exemple en est le fameux slogan « la vie prime sur l’économie ». Cela sonne de gauche, car il invoque un imaginaire anticapitaliste brut, mais, de fait, ne l’est pas. Ce dernier a réussi à faire croire à la gauche que TPE, PME, indépendants, artisans et multinationales se valent. Qu’il n’y aurait pas de nuances à faire entre leurs différentes parts de responsabilités, qu’ils sont tous aussi mauvais les uns que les autres et qu’employeur est devenu le synonyme d’exploiteur. Non seulement il s’agit là d’un non-sens, car « vie » et « économie » sont chacun la condition de l’autre - et même dans le socialisme il y a une économie, quoique définie autrement que dans le capitalisme. Le problème n’a donc jamais été « la vie prime sur l’économie », mais ce qu’on entend par là. Or, ces termes n’ont jamais été définis. Chacun a pu les interpréter comme il le voulait et y projeter son imaginaire, mais ce qui compte à la fin, c’est leur interprétation et leur application par le pouvoir. Ceci a justifié aux yeux de la gauche la « fermeture complète » de l’économie, mais qui n’était rien d’autre qu’une fermeture sélective des petits en faveur des grands groupes. Ainsi la gauche a donné au pouvoir ce qu’il souhaitait : une légitimation de destruction de l’économie indépendante. En en réclamant davantage et en critiquant juste le manque de rigorisme des mesures et non pas leur sens, elle a couvert le caractère délibéré de cette politique et fourni un alibi en or aux politiques du pouvoir : celui de paraître purement et simplement incompétentes au lieu de concertées et coordonnées.

Ni de gauche, ni héroïque

Rien n’illustre mieux cette inflexibilité intellectuelle que l’extrait (en allemand) du livre de Peter Mertens (Parti du Travail de Belgique, PTB) paru dans la junge Welt le 20 septembre 2020 [5]. Ce n’est pas pour dire que les pauvres et ouvriers ne sont pas défavorisés. Ils le sont certainement. Mais c’était déjà le cas avant le covid et cela le sera encore après et c’est certainement plus lié à leurs conditions de travail et au système économique actuel et à venir qu’à un virus. Cela n’a rien de gauche ni d’héroïque de répéter le discours officiel et de participer à la propagande et à la panique générale, en lui ajoutant juste une tournure rhétorique gauchisante, en parlant de « héros du quotidien » et de « travailleuses au front » qui risqueraient leur peau plus que d’autres. Cela n’a rien de gauche ni d’héroïque d’alimenter la peur en réclamant plus de matériel de protection et de mesures qui se sont depuis avérés ni nécessaires, ni efficaces, ni proportionnés, mais plutôt contreproductifs, destructeurs et liberticides. Et cela n’a non plus rien de gauche ni d’héroïque de soutenir, en plus, à travers ces actes-là, une restructuration sociale et économique du nom de « Great Reset » qui s’apparente non seulement à une 4ème révolution industrielle avec une consolidation et une concentration des parts de marché sans précédent, mais aussi à une expérimentation sans égal avec les liens socioculturels ainsi qu’à leur destruction consécutive. Ce n’est qu’une chose : de la perversion !

À ce propos, je me souviens d’une anecdote impliquant des représentants syndicaux. Après plusieurs mois d’insistance pour se réunir à nouveau en personne, j’ai obtenu de la direction locale de mon syndicat, dont je faisais encore partie à l’époque, qu’on se retrouve au bureau. Lors de cette réunion, l’un des représentants le plus endoctriné a brandi un masque chirurgical (contre lequel il aurait dû se révolter face à son employeur) comme un indien aurait brandi le scalp de son ennemi terrassé pour prouver sa valeur au combat. (L’ironie du sort voulut qu’il l’enfilât à l’envers.)

Ce qui s’exprime dans ces deux exemples, c’est l’esprit qui règne au sein de cette frange de la gauche, un esprit ancré dans une compréhension matérialiste brutaliste, c.à.d. ne tenant compte que de ce qui est « tangible », « concret » et donc « quantifiable ». C’est le pendant de gauche du « capitalisme de fin de l’Histoire ». À un chaînon manquant près, pour renouer avec l’Histoire à partir de laquelle elle pourrait filer sa propre histoire – l’essai de P. Mertens n’a rien d’engageant à cet égard.

Une approche morbide du vivant

La gauche se réfugie dans une technocratie du quotidien qui lui ôte sa vue d’ensemble et toute dimension holistique, spirituelle, humaniste ou philosophique. Cette gauche manque de vision politique. Elle n’est plus proactive, mais réactive et ne fait que combattre sur le terrain sémantique de l’ennemi de classe, au lieu de lui imposer le sien. Pour sa part, il importe donc plus de discuter des minutieux détails des multiples clauses des mesures qui devraient permettre, d’après elle, aux séniors de vivre encore quelques mois de plus – isolés, terrorisés, sans joie de vivre – que de saisir l’opportunité de la crise pour imaginer une société où les derniers instants de nos grands-parents seraient heureux. La durée de vie vient avant la qualité de vie. A quel prix pour le reste de la société ? Qu’à long terme cela pourrait nuire à la longévité des générations futures, ne leur vient même pas à l’esprit, car ils sont pris, comme le capitalisme financier, par le court terme et l’invisibilité du non-quantifiable dont fait partie le long terme. Elle s’en fiche, car son approche n’est plus holistique. Vient s’ajouter à cela la même croyance en « la Science » et « le Progrès technologique » déjà mentionnée, ainsi que la conviction que rien que les avancées biomédicales seraient tangibles. C’est cette attitude qui les a poussés à embrasser le cadeau empoisonné du vaccin de l’ennemi juré d’antan, l’industrie des multinationales pharmaceutiques, et de se faire les laquais du pouvoir et d’appeler à la dénonciation de manifestants auprès de la police [6], voire de leur faire des croche-pieds afin qu’ils soient rattrapés et arrêtés par des policiers [7].

Cette approche morbide du vivant, qui éclipse que l’Homme ne vivra pas de pain seulement, mène forcément à une attitude pervertie envers la mort, qui, à ses yeux, serait pire que la souffrance. Car avec la mort s’arrête la vie et donc toute possibilité de combat pour une vie meilleure. Seulement, ce combat pourrait encourir la mort sans garantie de succès… il vaut mieux donc ne rien risquer et survivre. Si l’on accepte cette logique, les opprimés devraient se contenter ad vitam æternam de leur vie d’asservissement, c’est toujours « mieux » que la mort.

Que ce soit clair : je ne souhaite la mort à personne. Et chaque décès est une douleur pour les parents et les proches. Mais il n’y a que ceux qui n’ont jamais accompagné un proche dans la souffrance pour dire qu’il n’y a rien de pire que la mort. Je le sais d’avoir vu ma grand-mère diminuer au fil des années, meurtrie par la douleur au point où elle me confiait un jour : « J’en ai marre ». Le jour de son décès je n’ai pas pleuré, j’étais soulagé pour elle. Elle me manque malgré tout. Mais je suis heureux d’avoir pu voir mes grands-parents jusqu’au bout de leur vie et surtout qu’ils n’aient jamais dû vivre ce que les élites et leurs collabos ont fait subir à tant de vieux ces 18 derniers mois au moment de leur mort : l’immonde souffrance de la solitude. Non, ce n’est pas la mort mais la souffrance qui doit faire peur, car la première fait inévitablement partie de la condition humaine (est-ce d’ailleurs de la dernière étape, qui sait ?), tandis que la seconde fait partie des conditions sociales et donc combattables. Les aïeux du mouvement ouvrier en étaient conscients, c’est pourquoi ils la récusèrent dans leurs poèmes et chants en clamant « la liberté ou la mort » !

Une très brève histoire de la gauche européenne

Il serait temps que la gauche en revienne à ses fondements et ses principes. Quels sont donc ses origines  ? Rappelons-nous que le terme vient de la répartition des sièges de l’Assemblée nationale française après la Révolution, avec le camp progressiste siégeant à gauche. L’héritage principal de la Révolution française sont les Droits de l’Homme, c.à.d. les droits politiques de tout citoyen.

À l’époque, la question sociale n’intéressait pas tant que ça les Jacobins – le courant politico-philosophique dominant de la gauche issue de la Révolution –, qui avaient une conception quelque peu mythifiante et manichéenne du monde social où les pauvres étaient vertueux par leur pauvreté et les élites corrompues par la luxure. Même si l’on souscrivait au pouvoir corruptif de la luxure, il faudrait noter qu’il s’agit-là d’une inversion du matérialisme, où la pauvreté est romantisée, ce qui emprisonne les pauvres dans leurs conditions sociales. Cette vue manichéenne sur le monde mena vers l’avis que « la fin justifie les moyens », teinté d’un bellicisme assez répandu. Ceci explique d’ailleurs comment les guerres de « libération » et la Terreur étaient vues comme des moyens justes pour apporter le progrès, la civilisation et la « vertu ».

L‘idéalisme des principes

Cela changea au cours du XIXème siècle avec la critique du capitalisme de Marx et Engels. Si Marx reprochait d’ailleurs une chose à la Révolution française, c’était son caractère bourgeois. Quoiqu’il en soit, il la percevait comme une étape essentielle du développement progressiste de l’Histoire dont les acquis devaient être défendu, même s’ils n’avaient pas toujours été gagnés par des moyens les plus honorables, car en fin de compte, on ne saurait refaire l’Histoire. En revanche, on pouvait apprendre d’elle. C’est dans ce sens-là qu’il faisait la distinction entre les « républicains conséquents » et les « républicains conséquents ». Pour lui, les premiers étaient plutôt loyaux envers un système politique qu’ils défendront coûte que coûte, n'apprenant rien de l’Histoire. Tandis que les seconds restaient plutôt fidèles à leurs principes et était capables de se détacher d’un système si celui-ci trahissait ces principes, même s’il en gardait l’étiquette. Puisqu’il fallait apprendre de l’Histoire pour se projeter dans le futur, cette analyse comprenait une dimension temporelle qui procurait un sens téléologique à l’Histoire, c.à.d. une fin vers laquelle elle se dirigeait inévitablement et qui allait du pire au mieux. Puisque, par définition, les moyens précèdent les résultats, cela impliquait inévitablement que la fin ne pouvait justifier les moyens. C’est la nécessité de coïncidence de principe des moyens et de la fin. C’est de là que proviendra l’essentiel des critiques et disputes internes futures.

Après avoir donc ajouté à la question des droits politiques celles des droits économiques et sociaux ainsi que les principes (l’aile de la gauche politique qui n’intégrera pas la question sociale évoluera dorénavant sous la bannière du libéralisme classique), le grand angle mort de la gauche du XIXème siècle était cependant issu de cet idéalisme des principes. Car avant d’être de principes internationalistes (au sens de cosmopolites), les populations ouvrières européennes montraient un certain nationalisme. Qu’il s’agisse là d’un sentiment patriotique bénin authentique ou d’un ressentiment nationaliste chauviniste, l’orthodoxie marxiste les disqualifiait d’office l’un comme l’autre comme une diversion et une fausse appartenance inculquée aux ouvriers par la bourgeoisie afin de les détourner de leurs vrais intérêts et de les contrôler. Il y avait sans doute là une part de vérité. Néanmoins, il reste que ces sentiments d’appartenance étaient bel et bien réels et que le principe idéaliste de l’internationalisme abstrait était incapable d’en apprécier la dimension sociale.

Souveraineté nationale

Ceci amena des tentatives de révision théorique de l’orthodoxie marxiste, telle celle de l’autrichien Otto Bauer, qui essayèrent d’incorporer les sentiments d’appartenance dans un concept internationaliste insistant sur un internationalisme appelant à la coopération paisible entre les États tout en respectant leur souveraineté et leurs spécificités nationales. C’était l’essai d’affiner un matérialisme orthodoxe assez brut en le complétant d’une dimension socioculturelle, afin d’avoir une grille d’analyse plus holistique sur le monde. Mais l’orthodoxie s’imposa et voilà pourquoi le déclenchement de la grande catastrophe du début du XXème siècle, la Première Guerre mondiale, accompagnée par le ralliement nationaliste des ouvriers et l’union sacrée de tous les partis de gauche européens avec leurs gouvernements nationaux respectifs, prit au dépourvu la gauche européenne. L’incapacité d’anticiper l’avènement de la Première Guerre mondiale est un autre exemple dans l’histoire de la gauche où son inflexibilité intellectuelle lui coûta très cher. Finalement, la Grande guerre sera à l’origine de l’acceptation de la souveraineté nationale dans l’héritage de la gauche. Celle-ci s’acheva seulement au moment de la décolonisation, élargissant le concept de souveraineté aux peuples des colonies impériales et qui s’est ensuite traduit dans son anti-impérialisme.

Nous n’allons pas pouvoir aborder en détail l’effet de l’Union Soviétique sur l’héritage de la gauche, ni pouvoir en faire son procès pour ce qui est du traitement des dissidents. Tout ce qui vaut la peine d’être mentionné ici, c’est qu’elle incorporait l’espoir de la gauche à un moment de l’Histoire, mais que son image ne correspondait pas à sa réalité. Elle bafouait en effet beaucoup de principes autogestionnaires et libertaires du communisme au profit de la realpolitik d’un real-socialisme bolchévique étatiste, même s’il convient de faire, en général, une différenciation entre l’URSS de Staline et celle d’après. Ceci fut destructeur pour les concepts dont l’URSS se revendiquait, qu’elle aussi avait pervertis et qu’elle décrédibilisa même jusqu’aujourd’hui.

Antifascisme, pacifisme et écologie sociale

L’héritage de l’entre-deux-guerres et de la 2ème Guerre mondiale est plus délicat à déterminer, si ce n’est trois choses. Tout d’abord, l’antifascisme doit anticiper les débuts du fascisme et ne pas attendre qu’il soit déjà établi, car alors il sera trop tard. Ensuite, l’antifascisme est une coopération au-delà de la famille politique de la gauche et demande donc qu’on tende la branche d’olivier aux autres camps, même si on les a méprisés en d’autres temps. Et enfin, le pacifisme et le refus de la guerre comme moyen politique. C’est cette dernière leçon de l’Histoire qui provoqua, lors de la Guerre Froide, la politique de détente du chancelier allemand Willy Brandt (SPD) entre l’Allemagne de l’Ouest et l’URSS.

Cependant, lors de la deuxième moitié du XXème siècle, face à l’aliénation rampante de la société de la nature (mondialisation, multinationales, productivisme et politique de l’offre des années 80, catastrophes nucléaires, etc.), une frange de la gauche tenta de revenir aux racines de la gauche.  C’est ainsi que se formèrent les Verts en Allemagne, qui étaient, au départ, issus des groupes gauchistes et des rangs du SPD et représentaient d’anciens membres en opposition au réalignement idéologique du SPD au mainstream capitaliste productiviste et au bloc occidental. Ils revendiquèrent non seulement un pacifisme radical en exigeant la dissolution de l’OTAN, mais aussi un système politique de démocratie de base, ainsi qu’une écologie sociale réconciliant l’Homme aliéné avec la nature à travers un système économique de production artisanale fustigeant la dépendance au progrès technologique.Or, depuis l’époque de Gerhard Schröder (SPD) et Joschka Fischer (les Verts), eux aussi ont opéré leur retournement de veste : la sortie de l’OTAN a été abandonnée depuis longtemps comme revendication et les « interventions humanitaires » (c.à.d. les guerres) ont été remises comme option sur la table, depuis les guerres au Kosovo et en Afghanistan. D’ailleurs, la nouvelle ministre des affaires étrangères, Annalena Baerbock (les Verts), est autant connue pour son incapacité à formuler correctement trois phrases d’affilée que pour ses positionnements transatlantiques agressifs envers la Russie et la Chine [9], [10]. Aujourd’hui, les Verts embrassent les méthodes politiques autoritaires – qu’ils reprochaient en d’autres temps aux autres – ainsi que le progrès technologique à gogo : les OGM [11], [12], les vaccins à ARNm [13], la voiture électrique [14], le numérique[15], qui servent plus les intérêts des multinationales que ceux des citoyens ou de la nature.

Quid de l’égalité des droits politiques et libertés universels ? Cette approche s’appuie sur les principes de l’autogestion et de la subsidiarité accompagnée d’une critique des institutions et de l’État, l’égalité socioéconomique, l’anti-impérialisme accompagné d’un internationalisme respectant la souveraineté nationale, l’antifascisme, le pacifisme, l’écologie sociale et l’éternel dilemme des moyens utilisés pour y arriver. C’est le véritable héritage de son histoire, dans lequel la gauche aurait pu puiser, si seulement elle ne l’avait pas dilapidé depuis son réalignement postmoderne. En épousant les lieux communs du néolibéralisme et du transatlantisme, elle a abandonné la question sociale et une analyse géopolitique indépendante au profit des questions sociétales communautaires et identitaires.

La droite s’en délecte

Malheureusement, la confusion politique a été attisée par les élites technocrates des 40 dernières années et peu de gens se souviennent de ce que cela signifie de se dire de gauche. Cela dit, ces élites ont indéniablement été aidées dans cette affaire par la cécité, la crédulité et la couardise de la gauche. Ceci fait son affaire de l’autre côté du spectre politique et elle fait d’une pierre deux coups. D’abord il y a la droite « mainstream », c.à.d. les élites d’un pouvoir qui arrive à imposer sa sémantique, son prisme et sa culture politique à la « gauche », la rendant de facto de droite. Les meilleurs exemples témoignant de ce phénomène sont les partis sociaux-démocrates européens et leurs dirigeants politiques depuis Tony Blair (Labour), en passant par Gerhard Schröder (SPD) et Joschka Fischer (Les Verts) et terminant chez François Hollande (PS). Le mot « traîtres » vient soudain à l’esprit.Puis, il y a la droite dure qui saute sur l’occasion pour faire l’équivalence entre les nouveaux zélotes de la mouvance woke (décrite au début) et leur caractère bien-pensant, mais totalitaire. Ces derniers reprennent à leur compte le vocabulaire politique qui leur aura été imposé à leur insu par les élites du pouvoir. Ils pensent pouvoir s’en démarquer comme étant de gauche, car « critiques du pouvoir », non pas en en faisant une critique de principe, mais en en réclamant davantage[16]. Ils mettent en garde devant une prétendue troisième position rouge-brune, sans se rendre compte qu’ils l’occupent eux-mêmes. Ils font ainsi le jeu de la droite, qui prétend que seule la gauche, « fan du collectivisme », connaîtrait des dérives autoritaires, et rabâche l’éternelle « menace rouge » [17], [18] en réduisant la gauche à ses caricatures (malencontreusement de plus en plus fréquentes). Pire encore, ce que j’entends de plus en plus, c’est la confusion faite entre la gauche et le totalitarisme bolchévique et même un mensonge historique : le national-socialisme ne serait finalement pas un mouvement d’extrême-droite, mais d’extrême-gauche puisqu’il portait le mot socialisme en son nom ! Que la gauche fût la première victime du nazisme y est sciemment omis. Tout cela pour dissuader le peuple de s’intéresser à ce qu’être de gauche veut vraiment dire et en espérant qu’en peignant la gauche en renard, les volailles affolées rechercheront un abri auprès du loup.

En revanche, un parallèle bien réel entre ce qui se passe actuellement et les systèmes totalitaires du XXème siècle est leur caractère scientiste, c.à.d. la tentative de baser toutes les décisions politiques sur les acquis de « la Science », quitte à créer des pseudosciences, afin de les présenter comme les seules options possibles, disponibles, raisonnables et donc inévitables. « La Science » devient l’ersatz de la religion et de l’évangile. L’effet est de court-circuiter tout procédé démocratique au profit d’un système bureaucratique et technocratique qui privilégie la parole de l’« expert » à celle du citoyen. Le corps politique ne peut agir contre ce genre de système sans se voir accusé de négationniste ou d’irrationnel, puisque le système prétend adopter la position de « la Science », qu’il présente comme un consensus monolithique inébranlable.

La droite a raison quand elle condamne cet aspect-là de la politique actuelle. Elle a tort de l’attribuer uniquement à la gauche. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle je me méfierais de leurs critiques, car je les ressens comme peu authentiques et opportunistes.

Les pouvoirs d’autoguérison politique

Pour en conclure avec l’une des questions introductrices : la gauche peut-elle guérir de cette gangrène, et, dans l’affirmative, comment ? Et qu’en est-il de Chomsky et d’autres intellectuels dans tout ça ? Le coronavirus semble sourdement monter, en passant par les sinus, aux cerveaux des égéries de la gauche. Autrefois, elles inspiraient et motivaient grâce à leurs prises de position. Leurs paroles et citations retentissaient encore des décennies plus tard, participant à l’éducation politique et formant les caractères de milliers.

Aujourd’hui, rien ne sonne plus creux que leurs critiques du pouvoir d’État. Alors, la gauche perd-elle tous ses héros, pour autant qu’elle n’en n’ait jamais eu ? Chomsky est-il encore une idole prête pour la mise en bière ? Ne commettons pas l’erreur de jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est ce qu’espèrent les élites du pouvoir. Ce n’est pas parce que le maître à penser a tourné renégat que toutes ses leçons d’antan sont fausses.

Notre meilleur espoir se trouve peut-être, pour rester dans les métaphores de santé, dans les pouvoirs d’« autoguérison » du monde et dans le fait avéré que les pouvoirs totalitaires dans l’Histoire ont toujours eu une tendance à l’autodestruction. Mais ne nous méprenons pas, comme l’autodestruction est le fruit des actes du pouvoir totalitaire, l’autoguérison devra être le fruit des actes résistants. Il nous faudra reconstruire activement un monde meilleur, qui comprendra une gauche autonome. Cela passera par un retour à ses principes et la création de nouvelles structures autogestionnaires. Des nouvelles structures d’entraide, de solidarité, d’enseignement, d’échange, d’éducation politique, de santé, de mutualité et d’économie. L’espoir consiste à créer des niches coopératives qui nous permettront de nous reconstruire et de repartir ensuite de plus belle. Elles pourraient rayonner et guider tels des phares dans la mer. N’attendons pour autant pas que les renégats fassent leur mea culpa pour agir, cela ne fera que nous renvoyer à l’éternité. À un moment donné, si le monde nous maltraite, n’ayons plus peur de nous refuser à ce monde-là. N’ayons plus peur de tourner le dos à ceux qui nous ont tourné le dos. Ceux qui nous ont failli et trahi au moment crucial de cette épreuve historique, surtout quand il s’agit de responsables au pouvoir de représentation. N’ayons plus peur de tourner le dos à ceux qui nous oppriment, au lieu d’attendre vainement, l’arme au pied, qu’ils reviennent en arrière. Ils ne le feront pas parce qu’ils ne peuvent plus le faire. C’est leur contrainte structurelle, pas la nôtre, mais nous la reprendrions à notre compte si nous décidions de les attendre.

Le premier acte de cette reconstruction consistera en un refus iconoclaste de ces structures et idoles ineptes. Tourner le dos, je l’ai fait en quittant mon ancien syndicat, car même si j’avais des collègues qui pensaient comme moi, je ne me faisais plus d’illusions sur le fait que l’institution en soi était devenue irrécupérable. Car pour s’épargner des désillusions futures et à moins de vouloir finir comme Vladimir et Estragon en attendant Godot, mieux vaut aujourd’hui, plus que jamais, prendre à cœur ces deux paroles de la gauche : « La libération des opprimés ne peut être que l’œuvre des opprimés eux-mêmes ! » et « Ni Dieux, ni Maîtres ! ».

Par Colin Meier


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

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En lire plus sur le cheminement et réalignement de la gauche :

Baron, C. (2016) : Proleten Pöbel Parasiten. Warum die Linken die Arbeiter verachten. Das Neue Berlin. Berlin. (« Prolos, plèbe, parasites. Pourquoi les gauchistes méprisent les ouvriers. »)

Bricmont, J. (2014) La république des censeurs. L’Herne. Paris.

Darriulat, P. (2001) : Les patriotes. La gauche républicaine et la nation. 1830-1870. Seuil. Paris.

De Lapuente, R. J. (2018) : Rechts gewinnt, weil Links versagt. Schlammschlachten, Selbstzerfleischung und rechte Propaganda. Westend. Frankfurt/Main. (« La droite avance, parce que la gauche recule. Coups bas, autodestruction et propagande de droite. »)

Eribon, D. (2009) : Retour à Reims. Fayard. Paris.

Frank, T. (2016) : Listen, Liberal. What Ever Happened to the Party of the People ? Picador. New York. (« Écoute, bobo. Qu’est-ce qui arriva au Parti du Peuple ? »)

Lordon, F. (2014) : La malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique. Les Liens qui Libèrent. Paris.

Lordon, F. (2015) : Imperium. Structures et affects des corps politiques. La fabrique. Paris.

Stegemann, B. (2018) : Die Moralfalle. Für eine Befreiung linker Politik. Matthes & Seitz. Berlin. (« Le piège du moralisme. Pour une libération de la politique de gauche. »)

Vidal, D. (2018) : Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron. Libertalia. Paris.

Wagenknecht, S. (2021) : Die Selbstgerechten. Mein Gegenprogramm – für Gemeinsinn und Zusammenhalt. Campus. Frankfurt/Main. (« Les bien-pensants. Mon contre-programme – pour le bien commun et la solidarité. »)

Zuckermann, M. (2018) : Der allgegenwärtige Antisemit. Die Angst der Deutschen vor der Vergangenheit. Westend. Frankfurt/Main. (« L’antisémite omniprésent. La peur des allemands du passé. »)


https://www.youtube.com/watch?v=IpEch0McjZ0

https://twitter.com/maxblumenthal/status/1452490014533816323

https://reason.com/2021/03/11/cultivated-meat-projected-to-be-cheaper-than-conventional-beef-by-2030/

https://journals.lww.com/nutritiontodayonline/fulltext/2021/01000/genetically_modified_organisms_can_be_organic.6.aspx

https://pbs.twimg.com/media/Ei__sPFX0AE2Fox?format=jpg&name=4096x4096

https://www.gew-thueringen.de/aktuelles/detailseite/neuigkeiten/proteste-gegen-maskenpflicht-abstand-und-testen-vor-den-schulen/

https://www.youtube.com/watch?v=b7Y7Hy1i1cM : vers 00:19 l’on voit un jeune homme faire un croche-pied à un manifestant qui avait franchi une barrière de police lors d’une manifestation contre les mesures « anti-corona » à Weimar début mai 2021. Il s’agit de Sebastian Scholz, directeur général régional du syndicat allemand des journalistes Deutscher Journalistenverband (DJV).

[8] Pour en apprendre plus sur les origines historiques de la gauche, je conseille vivement la lecture de « Les patriotes. La gauche républicaine et la nation. 1830-1870 » de Philippe Darriulat aux éditions du Seuil.

https://www.tagesspiegel.de/politik/robuster-umgang-mit-russland-und-china-baerbock-will-eine-neue-aussenpolitik-scholz-nicht/27676192.html

https://www.spiegel.de/ausland/china-annalena-baerbock-kuendigt-haerteren-kurs-gegenueber-der-volksrepublik-an-a-2457fb2c-3d81-49ab-8a8b-53f1b8134a71

https://www.gruene.de/artikel/neue-zeiten-neue-antworten-gentechnikrecht-zeitgemaess-regulieren

https://www.abgeordnetenwatch.de/profile/gerhard-zickenheiner/fragen-antworten/befuerworten-sie-sowohl-die-zulassung-auf-gentechnik-basierender-mrna-impfstoffe-gegen-covid-19-als

https://www.gruene-bundestag.de/themen/corona-krise/vierte-corona-welle-verhindern

https://www.gruene-bundestag.de/themen/mobilitaet/elektromobilitaet-auf-die-ueberholspur-bringen

https://www.gruene.de/themen/digitalisierung

https://zero-covid.org/language/en/

https://www.bild-video-ton.ch/bestand/objekt/Sozarch_F_Pd-0570

https://link.springer.com/chapter/10.1007%2F978-3-531-19239-0_10

photos: BAM! ©Vick

Une partie de la population, non vaccinée, met en doute les mesures prises par de nombreux gouvernements dans le cadre de la crise sanitaire. Ces personnes sont-elles mal informées, égoïstes ou inciviques ? Quelques-uns de leurs arguments sont repris ci-dessous. La politique sanitaire gagnerait-elle en efficacité si on en tenait compte ?

Qui a intérêt à se faire vacciner ?

Dès lors qu’il s’agit d’un consentement libre et éclairé, il y a assez peu de débat sur le fait que les personnes à risques ont a priori intérêt à se faire vacciner, étant entendu qu’il peut y avoir des contre-indications, notamment médicales. De nombreuses personnes non vaccinées sont d’accord avec ce fait.

Le covid s’attaque en priorité aux personnes âgées ou souffrant de comorbidités

Quelques chiffres concernant le nombre total de décès au 17/11/2021 en Belgique [1] :

Tranche d'âge

Nombre de décès

attribués au covid

Population belge au 01/01/2020

Nombre de décès / Population

 

Cumulé

   
 

13.083

49,46%

49,46%

335.139

 

75-84

7.803

29,50%

78,96%

698.940

1,12%

65-74

3.627

13,71%

92,67%

1.170.399

0,31%

45-64

1.782

 

99,40%

3.082.034

0,06%

25-44

 

0,54%

99,95%

2.968.631

0,005%

   

0,05%

100,00%

3.237.498

0,0004%

Total

26.453

100,00%

 

11.492.641

0,23%

  • 92,67% des personnes dont le décès est attribué au covid ont 65 ans ou plus.
  • Le décès de 14 personnes de moins de 24 ans ou moins est attribué au covid, soit 0,05% du total.
  • Par rapport à la population totale des 24 ans ou moins, ces 14 personnes représentent 0,0004% soit une personne sur 231.250.
  • La proportion de décès est 9.000 fois moins importante (3,9 / 0,0004) jusqu’à 24 ans qu’à partir de 85 ans.

La grande majorité des personnes décédées souffrent de comorbidités. Aux Etats-Unis, 95% des personnes hospitalisées ont au moins un facteur de risque préalable [2] :

  • Hypertension : 50%
  • Trouble du métabolisme des lipides : 49%
  • Obésité : 33%
  • Diabète avec complication : 31%

Les risques de décès ou d’hospitalisation pour les jeunes en bonne santé sont donc très faibles et le bénéfice qu’ils peuvent retirer de la vaccination est inexistant.

S’agit-il d’une épidémie de non-vaccinés ?

Les chiffres montrent effectivement que la proportion de personnes non vaccinées présente dans les hôpitaux est plus importante que celle des non-vaccinés. Cela dit, comme indiqué précédemment, il s’agit de personnes âgées ou avec comorbidités. Pour les autres, vaccinés ou pas, les risques sont extrêmement faibles.

Prendre en compte les proportions de vaccinés ou non-vaccinés présents dans les hôpitaux et en tirer des conclusions pour l’ensemble de la population est un raccourci incorrect et de mauvaise foi. Il s’agit pourtant de l’un des arguments qu’on entend le plus pour pousser à la vaccination généralisée.

Et si on parlait (enfin) de l’immunité acquise après infection ?

Il existe une immunité acquise après une infection. Certaines études montrent que les personnes ayant été précédemment infectées ont nettement moins de chance d’être infectées par le variant Delta [3]. Des études reprises dans The Lancet montrent que des personnes infectées par le Sars-Cov entre 2002 et 2003 gardent, encore aujourd’hui, des lymphocytes capables de reconnaître et réagir au Covid-19 [4].

Ces résultats ne sont pas étonnants dans la mesure où l’immunité naturelle fait intervenir de nombreux mécanismes. Ceci n’est pas le cas des vaccins, qui se concentrent sur des points plus précis. Certes le débat n’est pas clos, certaines études étant plus mitigées. Mais exclure purement et simplement l’immunité acquise des prises de décision relève de la mauvaise foi et pas d’une approche scientifique digne de ce nom.

Ne commet-on pas une grave erreur en voulant à tout prix vacciner tout le monde, au lieu de se limiter aux personnes à risques et en laissant l’immunité naturelle jouer pour les autres ?

Doit-on craindre des effets secondaires importants ou fréquents ?

Le taux d’effets indésirables et de décès signalés après l’administration du vaccin anticovid est anormalement élevé par rapport aux autres vaccins [5], en particulier chez les jeunes. Il est encore trop tôt pour garantir que les vaccins anticovid n’ont pas d’effets secondaires à long terme. C’est la raison pour laquelle ils sont encore en phase 3 de test, et n’ont reçu pour l’instant qu’une autorisation conditionnelle de mise sur le marché.

Plus d’un million de cas d’effets secondaires ont été enregistrés sur EudraVigilance [6], la base de données européenne des rapports d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation de médicaments, pouvant aller jusqu’au décès. En Europe, il est compliqué et fastidieux de faire le recensement du nombre de décès liés aux vaccins anticovid. Aux Etats-Unis c’est mieux répertorié : on approche les 10.000 morts suspectées d’être liées aux vaccins anticovid [7].

On peut s’interroger sur l’application du principe de prudence par les autorités lorsqu’on voit qu’après avoir poussé à la vaccination, les autorités de certains pays tels que les pays nordiques et la France viennent de suspendre l’utilisation du vaccin Moderna pour les plus jeunes, constatant des risques d’inflammations du myocarde et du péricarde.

Décliner l’invitation à se faire vacciner n’est-il pas un droit élémentaire de prudence dans ces conditions ?

Faut-il vacciner les enfants ?

Les enfants sont ceux qui courent le moins de risques par rapport au virus. La transmission du sars-cov-2 des enfants aux adultes est limitée [8], notamment eu égard au caractère le plus souvent asymptomatique de l’infection chez les enfants [9].

On ne peut que s’interroger sur l’opportunité de vouloir à tout prix les vacciner afin de protéger des personnes en fin de vie, alors que ces dernières sont censées être protégées des formes graves par les vaccins. Ne vaudrait-il pas mieux les laisser acquérir naturellement leur immunité naturelle, au lieu de les entraîner dans un processus dont les effets à long terme sur leur santé et leur immunité ne sont pas encore totalement connus ?

Cette question n’est pas encore tranchée, mais les parents poussant leurs enfants à se faire vacciner feraient bien d’y réfléchir à deux fois.

Les vaccins réduisent la propagation du virus mais ne l’empêchent pas

Les vaccins réduisent la probabilité d’être infecté et de transmettre le virus, mais ne l’annulent pas. Ils réduisent donc la propagation du virus, mais ne l’empêchent pas complétement. Prétendre que vacciner tout le monde empêchera le virus de circuler est donc faux. Sans compter qu’il s’agit d’une zoonose : les animaux transmettent également le virus.

Une étude récente publiée dans The Lancet a par ailleurs montré que la charge virale des personnes non vaccinées était semblable à celle des personnes vaccinées [10].

Les vaccins peuvent également avoir un effet contre-productif dans la mesure où les personnes vaccinées pensent à tort qu’elles ne risquent plus rien et ne respectent plus certaines mesures telles que le port du masque. Il est fort probablement que le CST ait favorisé l’aggravation de la pandémie, des personnes vaccinées potentiellement transmettrices étant mêlées à des personnes testées négatives, avec un relâchement des règles de distanciation sociale.

Outre le fait qu’il soit totalement discriminatoire, l’imposition du Covid Safe Ticket est injustifiable d’un point de vue scientifique.

Y a-t-il un état d’urgence épidémique ?

Le gouvernement et le parlement ont récemment validé l’état d’urgence épidémique.

Si on se réfère et à la mortalité actuelle et la quote-part des décès attribués au covid [11] (environ 10%), on ne peut pas dire que l’état d’urgence saute aux yeux.

Compte tenu des restrictions et des discriminations qu’elle entraîne, l’activation de la loi pandémie ne devrait-elle pas être clairement justifiée et expliquée à la population ?

Si l’activation de la loi pandémie est justifiée par le risque d’engorgement des hôpitaux, le gouvernement ne devrait-il pas en premier lieu prendre des mesures pour augmenter les capacités hospitalières ? Le fait-il ?

Ne ferait-on pas mieux de consacrer une partie des milliards dépensés dans le cadre de cette crise à revaloriser le secteur médical et susciter des vocations ? Au contraire, il diminue encore les capacités via l’obligation vaccinale des soignants, encore une fois sans tenir le moindre compte de l’immunité acquise après infection.

Conclusion

Le gouvernement, relayé par les médias traditionnels, s’évertue à balayer certaines évidences d’un revers de la main :

  • On ne peut pas conclure qu’il faut vacciner toute la population afin de la protéger contre les formes graves, alors que la majorité de la population n’a qu’un risque extrêmement faible d’être atteint par une forme grave et d’encombrer les hôpitaux, voire de décéder.
  • Il existe une immunité acquise après une infection. On ne pas peut l’exclure purement et simplement des débats.
  • Il existe des effets secondaires notoires des vaccins anticovid.
  • Les vaccins n’empêchent pas totalement d’être malade, ni de transmettre le virus.

Au lieu de cela, il met en place des mesures totalement inefficaces, voire contre-productives, et discriminatoires telles que le CST.

Il est plus que temps que le gouvernement et ses experts, enfermés dans une pensée unique vaccinolâtre et liberticide, fasse preuve d’esprit critique et d’humilité, et écoute les avis « discordants ».

Si tel n’est pas le cas, il est probable que la crise sanitaire se poursuive encore longtemps, tout comme les discriminations inutiles et injustifiées, ainsi que les atteintes aux droits fondamentaux des citoyens.

Par un citoyen non vacciné


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

[1] https://dc-covid.site.ined.fr/fr/donnees/belgique/

[2]https://www.cdc.gov/pcd/issues/2021/21_0123.htm

[3]https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.08.24.21262415v1

[4]https://www.md-universal.eu/images/PIIS1473-3099-21-00676-9.pdf

[5]https://openvaers.com/index.php

[6]https://www.adrreports.eu/fr/search_subst.html -
- COVID-19 MRNA VACCINE MODERNA (CX-024414) / COVID-19 MRNA VACCINE PFIZER-BIONTECH (TOZINAMERAN) / COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA (CHADOX1 NCOV-19) / COVID-19 VACCINE JANSSEN (AD26.COV2.S)

[7]https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/vaccines/safety/adverse-events.html

[8]https://academic.oup.com/cid/article/72/12/e1146/6024998

[9]https://www.clinicalmicrobiologyandinfection.com/article/S1198-743X(21)00038-0/fulltext#secsectitle0105

[10]https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(21)00648-4/fulltext

[11]https://epistat.wiv-isp.be/momo/

 

Admettons, il y a un nouveau virus qui débarque sur la planète et qui est décrit comme dangereux. Il « naît » quelque part, ni loin ni près de nos régions. Ok ? Et là, on voit que les dirigeants sont très alarmistes au point de fermer tout le pays, d'enfermer les citoyens chez eux sous peine d'amende(s) ou d'emprisonnement pour non-respect des consignes étatiques. Le même gouvernement interdit aux non-résidents de venir dans le pays touché ou d'en sortir SAUF si quarantaine.

Bon, depuis nos téléviseurs et autres supports numériques, nous, on se pose des questions mais sans vraiment croire que cela va arriver chez nous...

Mais admettons...

Le virus ne suit pas les consignes et il prend l'avion. Ben oui, un régime totalitaire c'est bien mais être confiné, c'est pas vraiment la vie rêvée pour un virus. Donc, il prend un avion et il arrive chez nous, en Europe, le Vieux Continent, Terre de libertés, Patrie des Lumières. Et là, le virus, il s'attendait à un peu de résistance, vu qu'il est dans les journaux du monde entier depuis des semaines et ? Rien. Quand il arrive à l'hôpital, il ne rencontre que des gens portant des sacs poubelles avec des masques conçus la veille dans un vieux t-shirt... Il se dit quoi le virus ? Ok, je fonce et je m'installe.

Il aurait été logique que l'Hôpital soit équipé, d'autant plus qu'à la télévision, dans tous les pays ou presque, les gouvernants nous disaient de ne pas s'inquiéter, que tout le matériel nécessaire allait arriver sous peu.

Mais admettons...

Le matériel n'arrive pas et le virus se propage partout et il fait ses premières victimes. Sa cousine éloignée, la grippe saisonnière, ne se vexe pas trop de devoir partager l'écran avec lui, elle a son quart d’heure de gloire chaque hiver, elle peut laisser un peu de lumière à son cousin. 

Admettons que le cousin, boosté par son voyage et sa médiatisation, ben, la famille, il se la taille en biseau...

Et, admettons aussi que, les gouvernements, un peu jaloux, faut bien l'avouer, de l'obéissance civile du pays de départ du virus, ben, ils se décident à faire des points presse tous les jours avec les chiffres des morts journaliers MAIS juste du virus... 

Et, admettons, que les médias sont tous au rendez-vous pour relayer en direct, pendant plusieurs heures, à force de chiffres en gras, de courbes exponentielles, de graphiques incompréhensibles et de mots choisis voire triés sur le volet, les dégâts que ce virus fait dans nos contrées. 

Bon, admettons...

Admettons aussi qu'à coup de spots journalistico-publicitaires, on nous montre les hôpitaux saturés avec des couloirs remplis de personnes malades et qu'on nous dise que c'est exclusivement dû à Mr le Virus...

Admettons aussi que nous réussissions à oublier le sens commun et, surtout, les coupes budgétaires successives qu'ont subi les hôpitaux sur les 10 ou 20 dernières années, les forçant à ne plus engager de personnel, à supprimer des lits, à faire de l'Hôpital un lieu de commerce recevant des clients à la place des patients. 

Allez, admettons...

Admettons encore qu'une solution efficace soit trouvée par un grand Professeur reconnu et que certains autres scientifiques, tous autant connus dans leur monde que le précédent, relaient cette information. Admettons alors que, malgré leurs passés glorieux et leurs innombrables années d'expériences, soient balayés d'un revers de la main par nos gouvernants, leurs discours qui se veut optimiste et en phase avec la réalité de la Vie Humaine.

Mais admettons que cela se passe comme ça...

Admettons que les pays européens décident, pratiquement de concert, de suivre l'exemple totalitariste venu du Levant et de nous confiner pendant 2 mois, distillant chaque jour un peu plus une peur de mourir mais surtout de faire mourir les personnes autour de nous. 

Admettons que nous nous conformions à ces injonctions en nous terrant tel un renard en période de chasse.

Admettons que nous portions un masque qui tantôt ne sert à rien tantôt est salvateur.

Admettons que nous acceptions aussi de faire nos courses en moins de 30 minutes en ayant pris les précautions de désinfection de nos mains, de nos caddies, de nos sacs.

Admettons que nous acceptions encore que certaines professions deviennent essentielles et d'autres pas.

Donc, nous restons enfermés chez nous. Les yeux rivés sur le décompte morbide MAIS sélectif des morts du virus et UNIQUEMENT du virus. Les autres, hein,... Je pense que nous nous serions dit que c'était une blague et on en aurait ri.

Admettons que nous, certains d'entre nous, commencent à se poser des questions sur le déroulement et la gestion de la crise que nous vivons. Ces personnes ont alors l'idée saugrenue, que dis-je, l'hérésie la plus folle d'en parler et de relayer leur questionnement sur les réseaux sociaux. Que ces mêmes réseaux, d'une extrême lenteur habituellement quand il s'agit de sujets bien plus graves, se coalisent et nomment ces personnes en questionnement de complotistes et de conspirationnistes.

Admettons que les journalistes s'accordent à dire que ces personnes sont en effet des complotistes et qu'il ne faut ABSOLUMENT pas les prendre au sérieux si ce n'est pour les faire taire. Que penserions-nous à ce moment-là ? Mais bon, admettons qu'on suive cette théorie loufoque...

Admettons ensuite, malgré des traitements préventifs et curatifs peu coûteux, le Graal soit enfin découvert... Et que de sa lame aiguisée nommée VAXX, il nous promet, à grands renforts de publicités et autres discours politico-médiatico-télévisuels, la salvation quasi éternelle. Protégeons-nous et protégeons les autres qu'ils nous disent.

Mais admettons...

Admettons qu'en un temps record, des centres ouvrent partout et que la Sainte Communauté du Graal puisse vous adouber CHEVAXXIER de sa lame scintillante.

Admettons que pour obtenir ce titre, il vous faut, dans un premier temps bien entendu, deux adoubements successifs. Aaaah, vous seriez alors intronisé à la fameuse Table (Q)Ronde... Vous pourriez vous balader en toute sécurité, sans crainte ni pour vous ni pour les autres. Dans certains cas ou à certains moments, vous auriez même la permission d'ôter votre heaume protecteur afin de laisser voir votre sourire. Vous pourriez aussi, pour les plus « braves » d'entre vous, une minorité, railler les non-adoubés qui eux, à leur tour, riraient également de vous... Non, nous n'accepterions pas ce genre de scénario.

Mais admettons...

Admettons que de plus en plus de voix contradictoires s'élèvent. 

Admettons que les nouveaux adoubés, d'abord confiants sur leur avenir empli de libertés, se rendent compte, eux aussi, qu'il va falloir repasser sous la Lame pour reprendre sa place à la Table.

Et admettons, que le Graal ne soit qu'une illusion, une chimère, un mythe. Est-ce que nous devrions aller aussi loin dans l'histoire pour tout arrêter et se reprendre en main, comme des adultes responsables afin que nos enfants n'aient pas à subir ce que nous vivons ? 

Par contre, là, n'admettons pas que nos enfants doivent aussi porter un masque, subir une, deux, dix injections. N'admettons pas que penser est devenu une folie. N'admettons pas le fait que nous avons accepté et qu'il est donc impossible de faire machine arrière. N'admettons pas de laisser nos destins aux mains de quelques personnes qui veulent nous uniformiser.

Admettons que nous n'admettons plus...


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

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Perceval

Ma motivation première : La Liberté. Celle de choix, de penser, de critiquer, de ne pas être d'accord, de choisir son traitement, de remettre en question les dirigeants, de vivre simplement.
Je suis un père de famille recomposée, rassemblée où je tente d'instaurer le débat d'idées, la recherche d'informations contradictoires, la curiosité. Je ne suis ni journaliste ni gourou ni prêcheur, je suis simplement un citoyen qui ne veut plus se contenter d'une vérité érigée en dogme non discutable par des personnes qui ne sont plus, à mon avis, en phase avec vous, avec moi, avec NOUS.

 
08-12-2021

Lettre à la Ministre de l’Éducation

 

Alors que chaque jour apporte son lot de révélations sur les infâmes marchandages politiques qui ont imposé le masque à des enfants dès 6 ans, un citoyen a décidé de prendre sa plume pour écrire à la Ministre de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles et exprimer son étonnement et sa déception…

Madame la Ministre,

J’ai été le premier à vous applaudir lorsque vous défendiez nos enfants il y a quelques semaines sur la RTBF.

Je reprends ici vos mots :

“On a décidé de ne pas masquer les enfants de primaire pour deux raisons. Tout d’abord parce que les experts s’accordent sur le fait que la plus-value épidémiologique du masque est réelle chez les adultes pour peu que le masque soit correctement porté. Or, on sait que c’est compliqué pour les enfants de porter un masque convenablement pendant 8 heures d’affilée, c'est-à-dire de ne pas le toucher, de ne pas l’enlever, de ne pas jouer avec etc.

“La deuxième raison est la série d’inconvénients au port du masque. Plus de la moitié des enfants se plaignent de maux de tête, ça occasionne des troubles de l’apprentissage et de la concentration.”

Les enfants ne souffrent toujours pas de forme grave du Covid et (que) le variant delta n’a pas changé la donne à ce sujet.” “On ne doit pas prendre des mesures plus contraignantes pour les enfants alors que les adultes peuvent se protéger.”

https://www.7sur7.be/belgique/caroline-desir-si-les-enfants-ne-doivent-pas-porter-de-masque-a-lecole-cest-parce-que-cest-aux-adultes-de-se-proteger~ae9ad4d4/

Que s’est-il passé pour que des mots pourtant pleins de bon sens laissent la place à des propos en contradiction complète avec ceux prononcés quelques semaines auparavant ?

Les enfants seraient-ils soudainement devenus des êtres sans fantaisies, capables de porter un masque 8 heures d’affilée sans le toucher, sans l’enlever et sans jouer avec celui-ci ?

Les inconvénients que vous décriviez (maux de tête, troubles de l’apprentissage et de la concentration, …) auraient-ils disparu ?

Les enfants feraient-ils subitement des formes graves ?

Ou toutes les mesures mises en place (y compris le masque) ne sont pas efficaces pour que les adultes puissent se protéger ?...

Soyons sérieux. Vous et moi savons que la décision qui a été prise relève du marchandage et n’a aucune justification objective.

Qui peut croire que l'on va arrêter une épidémie en masquant des enfants dès l’âge de 6 ans ? Si cela fonctionnait efficacement avec le reste de la population nous n’en serions pas là...

Savez-vous si cette décision aura un impact positif sur l’épidémie (et alors que taux de reproductivité est déjà en baisse) ? Non, vous n’en savez rien et vous ne le saurez probablement jamais…

Par contre, vous savez parfaitement que cette décision aura des conséquences certaines et irrémédiables sur l’apprentissage et l’équilibre émotionnel des enfants.

Je reste persuadé qu’au fond de vous vous êtes opposée à cette décision (comment pourrait-il en être autrement d’une personne soucieuse avant tout de l’éducation et de l’équilibre des enfants), et que vous n’avez pu vous y soustraire pour des raisons purement politiques.

Je vous invite donc à retrouver la force de défendre vos convictions malgré les difficultés. Quand vous réussirez, je serai le premier à vous applaudir.

En attendant, je ne compte pas imposer aux enfants une décision qui va à l’encontre de leur bien-être et de mes convictions.
Je vous prie d’accepter, Madame la Ministre, l'assurance de ma plus haute considération.

Si vous souhaitez envoyer cette lettre à la Ministre de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, cliquez sur le lien ci-dessous:
https://otofurowww.s3.eu-west-1.amazonaws.com/desir.html

Ce mercredi 1/12/2021 sur les ondes de la RTBF, après la diffusion d' un reportage "#Investigation" (1) sur les antivax (une minorité qui influence les indécis), les téléspectateurs ont eu droit à un "QR le débat - toutes vos questions sur la vaccination" (2) qui démarre sur un "ce soir nous n'allons rien éluder".

D'un côté, sur le plateau, 4 spécialistes épaulés avec vigueur par Sacha Daout qui sont absolument d'accord sur tout. De l'autre, des citoyens qui visiblement n'avaient pas eu énormément de temps pour préparer leurs questions ou étayer leurs opinions.

Il faut reconnaître qu'il a été précisé d'entrée de jeu qu'il ne s'agirait pas d'un débat mais d'éclairer la population sur ce qui était communément admis sans chercher à l'influencer. Pourquoi alors ne pas adapter le titre de cette émission ? " QR le non débat" ne serait-il pas plus judicieux ?

S'ensuit une bonne heure de monologue collectif sur l'efficacité vaccinale prouvée par des "études multiples". Chacun confortant les dires de son voisin de plateau sans jamais apporter le moindre chiffre ou graphique tangible permettant d'objectiver et de comprendre la situation. Pourquoi inviter des spécialistes si ce n'est pour avancer des arguments scientifiques ? Pourquoi refuser le débat contradictoire et exclure de l'espace public des gens rationnels et compétents désireux de proposer des solutions ?

La seule évocation de cette absence de débat viendra d'un message émanant d'un internaute affirmant "qu'il serait très intéressant d'entendre des conspirationnistes et voir combien ils sont ridicules".

La justification à cette absence totale de confrontation sera fournie, en guise de conclusion, par le Professeur Michel Moutschen (chef du service infectiologie au CHU de Liège) présent sur le plateau et vraisemblablement très satisfait du déroulement du "non débat". Dans les contradicteurs, il y aurait d'une part des pseudo-scientifiques malhonnêtes avec un intérêt caché et d'autre part des gens qui sont peut-être honnêtes mais qui sont des mauvais scientifiques. Un débat avec des contradicteurs de bonne foi aurait mené à "des discussions qui auraient certes volé assez haut mais difficilement accessibles au public".

Sommes-nous donc définitivement condamnés à être considérés comme incapables de comprendre quoi que ce soit ? Devons-nous accepter un discours simpliste du simple fait qu'il émane d'experts ? N’a-t-on pas appris à l'école à analyser un graphique ou calculer un pourcentage ? Force est de constater que, tout en s'en défendant bec et ongles, la chaîne francophone consacre aujourd'hui beaucoup d'énergie à exclure, caricaturer et stigmatiser toute une frange frange de la population sous prétexte de l'éduquer. N'est-ce pas son devoir, sur un sujet aussi complexe, d'élever le débat en confrontant les opinions d'experts multidisciplinaires et de permettre de la sorte à tout un chacun de se forger une opinion éclairée ? Cela ne figure visiblement plus dans la grille des programmes.

Mais revenons au statut de la RTBF. Entreprise publique, elle est financée par son pouvoir de tutelle, la Fédération Wallonie-Bruxelles. La subvention qui lui est affectée annuellement présente l’essentiel de ses ressources, à savoir près de 75 % du budget.(3)

En contrepartie, la RTBF s'engage à respecter certaines règles.

Son statut précise ceci : "La RTBF veille également à ce que la qualité et la diversité de ses émissions permettent de rassembler les publics les plus larges possible et d’être un facteur de cohésion sociale, tout en répondant aux attentes des minorités socioculturelles. Sa programmation veut refléter différents courants d’idées de la société sans discrimination culturelle, raciale, idéologique, sexuelle, philosophique et religieuse et sans ségrégation sociale. " (3)

Suffit-il comme l'a fait Mr Daout mercredi soir de rappeler haut et fort à de multiples reprises ces principes pour qu'ils soient respectés ? Cela semble définitivement un peu court. Ah qu'elle est loin l'époque de "L'écran témoin" premières moutures et de ses débats passionnés.


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

Source photo :
https://www.qwant.com/?q=RTBF+Culturel&t=images&license=share&o=0%3ACFF504062562675BA49552D00E71EB0223F6F12F

(1) #Investigation Antivax, les marchands de doute
(2) QR le débat-Emission spéciale : toutes vos questions sur la vaccination
(3) https://www.rtbf.be/entreprise/article_statut-et-financement?id=3433

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