Tribune

Pourquoi je refuse le vaccin anticovid

Pourquoi je refuse le vaccin anticovid

copyright "Alpha Citizens International"

La rédaction de BAM! a reçu cette tribune d’un « citoyen non-vacciné » qui souhaite rester anonyme « pour protéger [s]a famille des jugements et de l’intolérance générale qui prévaut ». Ce texte a été refusé à la publication dans un quotidien belge qui souhaite « ne pas introduire dans le débat des éléments scientifiquement contestables ». Avant de le publier, la rédaction de BAM! l’a, bien entendu, soumis à l’approbation de son comité scientifique, qui n’a rien trouvé à y redire. Ce témoignage émane d’un citoyen ordinaire qui entend exercer son droit constitutionnel à ne pas se faire vacciner. Celui-ci montre, en tout cas, que son non-consentement à se faire vacciner contre le covid est particulièrement… éclairé. Une opinion quelconque, donc, mais dans laquelle plus d’un million de non-vaccinés en Belgique, voire des millions de vaccinés sous la contrainte, pourraient bien se retrouver.


Nous ne sommes ni anti-vaccins, ni complotistes, ni issus d’un milieu socio-économique défavorisé, ni issus d’une minorité quelconque, universitaires, et pourtant … ni mes enfants, ni ma femme, ni moi, ne sommes vaccinés.

Pourquoi ? Tout d’abord, parce que nous avons contracté le virus, et disposons donc d’une immunité naturelle, dont la plupart des scientifiques reconnaissent qu’elle offre une protection robuste contre une réinfection [1] [2] [3]. Il y a donc peu de chances pour que nous tombions malades et contaminions à notre tour d’autres personnes.

Nous prenons par ailleurs soin de notre immunité en veillant à ne pas manquer de certaines vitamines ou minéraux. Compte tenu de notre âge et en l’absence de comorbidités, la probabilité que nous nous retrouvions en soins intensifs, et prenions la place d’autres malades, est extrêmement faible.

Pourquoi nous ferions-nous injecter un vaccin qui est encore en phase d’essai 3, dont on suspecte qu’il présente fréquemment des effets secondaires indésirables (plus d’un million de cas enregistrés sur EudraVigilance : la base de données européenne des rapports d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation de médicaments [4]), pouvant dans certains cas, certes rares, aller jusqu’au décès, alors que nous ne courons ou ne faisons courir que très peu de risques à la société ? Sans compter que les chiffres officiels sont probablement

sous-estimés. Nous connaissons effectivement tous des personnes ayant souffert d’effets secondaires qui n’ont pas été déclarés.

Les pays nordiques viennent de suspendre l’utilisation du vaccin Moderna pour les plus jeunes, constatant des risques d’inflammations du myocarde et du péricarde [5], et en Belgique on continue à pousser les jeunes à se faire vacciner …

Pourtant, toute une partie de la société nous traite comme des pestiférés ou des personnes inciviques, et les autorités nous privent de nos libertés les plus fondamentales. Nous avons le sentiment de vivre en Afrique du Sud au moment de l’apartheid, et la plupart des gens s’en fichent.  Au lieu de juger et condamner les non-vaccinés, chacun ne devrait-il pas se poser la question de savoir s’il s’agit de la société dans laquelle il souhaite vivre ?

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » - Albert Einstein.

Que dire des déclarations récentes [6] de Marc Van Ranst : « Il est temps de convaincre les non-vaccinés d’une façon moins amicale » ? Ne s’agit-il pas d’une incitation à la haine ou à la violence, répréhensible pénalement par la loi anti-discrimination ?

Est-il normal que des politiciens parmi les plus influents instrumentalisent les chiffres et dressent les gens les uns contre les autres ? Comme par exemple, quand certains ont crié haut et fort, que 98% des patients hospitalisés étaient non-vaccinés, ce qui déforme considérablement la réalité puisque ces chiffres, issus du rapport Sciensano du 18 août 2021 [7], incluaient les sept premiers mois de de 2021, et qu’en début d’année, le taux d’hospitalisation était considérablement plus haut et la vaccination nettement moindre, ce que signale d’ailleurs Sciensano dans ses limitations. Ces chiffres ne reflètent donc pas du tout la réalité du moment.

De plus en plus de scientifiques reconnaissent que vouloir atteindre l’immunité collective par la vaccination est illusoire. Le virus mute et échappe aux vaccins. Les vaccins n’empêchent pas la transmission du virus. Et enfin, il s’agit d’une zoonose [8][9].

L’ineptie du Covid Safe Ticket

L’extension du Covid Safe Ticket (CST) à toute une série d’activités est injustifiable. Premièrement, il va rater son objectif. Les populations qui devraient être prioritairement protégées sont les personnes âgées ou les personnes avec des comorbidités, telles que notamment l’obésité. Or, ce ne sont pas ces gens-là qui vont au restaurant, au cinéma ou à la salle de sport. Les lieux visés par le CST sont en grande partie fréquentés par les jeunes.

Ensuite le CST va générer des infections puisque la vaccination n’empêche pas la transmission [10], et que des vaccinés potentiellement contaminants vont se retrouver dans des espaces clos avec des non-vaccinés testés négatifs sans distanciation et sans masque.

La légitimité démocratique du CST est par ailleurs très discutable. On détourne la loi : puisqu’il serait difficile de rendre des vaccins en phase 3 obligatoires, on impose des contraintes aux non-vaccinés afin de leur forcer la main. Ensuite, les critères établis par la loi pandémie afin de reconnaître une situation d’urgence épidémique n’étaient officiellement pas atteints lorsque Bruxelles et la Wallonie ont décidés d’imposer le CST. Comment justifier, un an et demi après le début de la crise, de restreindre encore les libertés fondamentales par de simples arrêtés ministériels pris en urgence sans réel débat démocratique [11] ?

De nombreux secteurs, parmi ceux qui ont déjà le plus souffert, vont à nouveau être pénalisés.

Le Covid Safe Ticket va encore plus dresser les gens contre les autres. Il va également renforcer la défiance d’une partie de la population envers les institutions qui bafouent leurs droits.

Comment expliquer à mon fils adolescent que son immunité naturelle ne compte pas pour le gouvernement, bien qu’il ait contracté le covid il y a 3 mois, et que ses analyses de sang révèlent un taux élevé d’anticorps ? Faute de test PCR positif, il n’a pas droit à un recovery pass, et ne pourra plus aller ni au club de sport, ni au restaurant, ni aller boire un verre avec ses amis.  Il s’agit d’une discrimination indéfendable, et certainement pas du point de vue sanitaire. Comment lui demander de faire encore confiance à nos institutions et nos hommes ou femmes politiques ?

Certes il est facile de critiquer, mais si on réfléchit avec un minimum de bon sens, n’est-il pas évident qu’au lieu d’avoir une stratégie quasi-unique de vaccination obligatoire, on ferait bien, également, de tenir compte de l’immunité naturelle, de promouvoir certains traitements qui semblent prometteurs, de revaloriser le rôle du médecin traitant, de promouvoir l’intérêt de certaines vitamines et minéraux qui renforcent l’immunité, et d’investir davantage dans les capacités des hôpitaux, qu’elles soient matérielles ou humaines.

Ne ferait-on pas bien également de s’attaquer au tabac, à la pollution, à la malnutrition et l’obésité, qui d’une part, font plus de morts que le covid, et d’autre part, sont en fait la cause première d’une grande partie des morts qu’on attribue, à tort, uniquement au covid.

Par Un citoyen non-vacciné

Titre original : « Carte blanche d’un citoyen non-vacciné ».
Le titre, le chapô et l’intertitre sont de la rédaction de BAM!


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

  

 

 

[1] COVID-19 natural immunity : https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/341241/WHO-2019-nCoV-Sci-Brief-Natural-immunity-2021.1-eng.pdf

[2] Having SARS-CoV-2 once confers much greater immunity than a vaccine—but vaccination remains vital : https://www.science.org/content/article/having-sars-cov-2-once-confers-much-greater-immunity-vaccine-vaccination-remains-vital

[3] SARS-CoV-2 antibody-positivity protects against reinfection for at least seven months with 95% efficacy : https://www.thelancet.com/journals/eclinm/article/PIIS2589-5370(21)00141-3/fulltext

[4] https://www.adrreports.eu/fr/search_subst.html - COVID-19 MRNA VACCINE MODERNA (CX-024414) / COVID-19 MRNA VACCINE PFIZER-BIONTECH (TOZINAMERAN) / COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA (CHADOX1 NCOV-19) / COVID-19 VACCINE JANSSEN (AD26.COV2.S)

[5] Covid-19 : les pays scandinaves suspendent l’utilisation du vaccin de Moderna pour les plus jeunes : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/10/07/covid-19-les-pays-scandinaves-suspendent-l-utilisation-du-vaccin-de-moderna-pour-les-plus-jeunes_6097527_3244.html

[6] https://www.lalibre.be/belgique/societe/2021/10/26/il-est-temps-de-convaincre-les-non-vaccines-dune-facon-moins-amicale-NC5SYD6XVNAO5M7ZBDU4F6PVBI/

[7] https://www.sciensano.be/fr/coin-presse/les-infections-et-hospitalisations-covid-19-apres-une-vaccination-complete-sont-peu-nombreuses

[8] Five reasons why COVID herd immunity is probably impossible : https://www.nature.com/articles/d41586-021-00728-2

[9] Epidemiologist says reaching herd immunity with Delta is “mythical” : https://www.openaccessgovernment.org/herd-immunity-delta-mythical/117386/

[10] La vaccination ne réduit pas la transmission: https://bam.news/bam-detox/la-vaccination-ne-reduit-pas-la-transmission/

[11] Le Covid Safe Ticket ou la dangereuse boîte de Pandore démocratique : https://www.lalibre.be/debats/opinions/2021/10/01/le-covid-safe-ticket-ou-la-dangereuse-ouverture-de-la-boite-de-pandore-democratique-5D62VTJSDBA7LJYH3ANT2PYUOQ/