Tribune

Organisons la transition

Organisons la transition

Depuis plus d’un an, j’écoute et je suis des directives qui pourtant ont prôné tout et leur contraire


J’enfoncerai ici quelques portes ouvertes mais je pense qu’il est important de se souvenir que le port du masque est passé de superflu à essentiel, nous avons dû rester enfermés chez nous, nous avons pu ressortir, voir nos amis par groupe de 10, 4, 2…

Aujourd’hui encore je peux prendre le métro rempli de nombreuses personnes qui sont loin de faire partie de ma bulle mais je ne peux pas me faire un repas en tête à tête dans un restaurant. Pour une jeune femme célibataire de 30 ans qui habite seule, ça limite les perspectives.
Il m’est recommandé de travailler chez moi, mais les compagnies aériennes et ferroviaires restent ouvertes à condition bien sûr que les voyageurs aient «une bonne raison».
Les lieux de cultes restent ouverts mais les lieux de cultures sont interdits…

Autant d’incohérences qui guident mes actions quotidiennes, et s’ajoutent à elles un magma de questionnement:

Le Covid vient-il du pangolin? Si c’est le cas, comment a-t-il été transmis à l’homme? Est-ce qu’un test de laboratoire a mal tourné? Quelle place et quel pouvoir détiennent réellement Bill Gates et ses acolytes milliardaires dans cette crise? Qu’en est-il de la liberté de la presse? Suis-je face à une crise sanitaire, économique, politique?

Il y’a aussi des informations que je n’ai pas eu le temps de bien comprendre. Pouvons-nous revenir sur les coupures de budget qui seraient une des causes de la saturation des hôpitaux? Serait-il possible de rouvrir le débat sur la fiabilité des test PCR? Sur la chloroquine? Les différents vaccins?

Qui sont les experts, les virologues, les scientifiques qui s’adressent à nous à la télé, sur youtube, insta, facebook?

J’ai des témoignages d’amis et de personnes de ma famille qui font partie du corps médical et qui ne comprennent pas les mesures mises en place. Pourquoi les médecins de famille n’ont pas participé aux Conseils? Je sais que la médecine de première ligne en Belgique est une des meilleurs au monde, alors pourquoi ne leur a t’on pas donné la parole? Dans le passé, lors des épidémies de grippe, c’est pourtant les médecins vigies qui permettaient d’obtenir des résultats fiables. Je regarde des chiffres, des graphiques, des courbes… J’entends dire que les gens meurent du Covid ou meurent avec le Covid sans qu’ils soient différenciés.

Nos représentants prônent la sécurité sanitaire mais si cette dernière était réellement notre cheval de bataille, cela fait longtemps que nous aurions pris des décisions pour rendre la vente d’alcool, de tabac ou de nourriture génétiquement modifiée illégale car, comme nous le savons, ces produits sont, comme le covid 19, cause de mortalité. Pourtant, ils sont encore en vente libre et seule notre liberté a été entravée. Dois-je donc comprendre que mourir du cancer, d’une cirrhose, de dépression ou du diabète est socialement acceptable et ne mérite pas d’être combattu, alors que la seule possibilité d’être contaminé par un virus donne tout pouvoir et crédit à des mesures exceptionnelles?

Alors pour essayer d’y voir clair, la tête pleine de toutes ces questions, je me tourne vers les faits:

  • Le fait que nos ainés soient abandonnés et destinés à l’unique attente de la mort pendant que le reste du monde est privé de sortie pour ladite protection de ces mêmes personnes âgées;
  • Le fait que nous laissons de nombreuses personnes être catégorisées «non essentielles» et «non prioritaires», ce qui encourage une discrimination massive et une dévalorisation;
  • Le fait que l’on garde nos lieux de culture et de rassemblement fermés;
  • Le fait que les dernières tentatives citoyennes pour remettre en question les mesures en vigueur ont été arrêtées par des hommes armés;
  • Le fait que chaque semaine depuis bientôt un an des mesures de plus en plus liberticides prennent place dans nos villes et nos foyers;
  • Le fait que, avec des discours affirmant une crise sanitaire et sous des menaces économiques, le gouvernement a propagé la culpabilité et la peur. La peur de la maladie, la peur de la mort, la peur de l’autre, la peur de sortir et de se rassembler.

Si je m’exprime aujourd’hui ce n’est pas pour dire que j’en ai marre. Je n’attends pas qu’on me donne une solution car je pense que nous n’avons pas tous le même problème. Certains font le choix de lutter et de se protéger contre la maladie et la mort, tandis que moi, j’ai envie de me battre pour la santé et célébrer la vie. Mon combat est tourné vers une valeur sans laquelle la vie n’aurait à mes yeux aucun sens, une valeur pour qui tant d’autres sont déjà tombés avant moi et que par respect pour ces hommes et ces femmes qui me servent de modèles je me dois de continuer à préserver la liberté, et dont je revendique haut et fort mon droit à la défendre.

J’écris parce que j’ai besoin qu’on sache que je n’accepterai plus de me soumettre à des croyances que je ne partage pas. Mon éducation me permet de les respecter intellectuellement mais les messages ne m’ont pas convaincue. Je n’attendrai pas sagement, enfermée chez moi, un vaccin.
L’Histoire m’a prouvé que le «There’s no alternative» ne remplit pas ses promesses!

S’il est légitime d’avoir peur de la mort, est ce qu’il l’est moins de considérer que cette dernière (tout comme son antagoniste, la naissance) sont deux évènements inévitables qui ensemble forment la complétude de la vie et que, suivant cette logique, avoir peur de la mort pourrait être synonyme d’avoir peur de la vie elle-même? J’assumerai alors et prendrai mes responsabilités quant aux conséquences qu’impliqueront ma décision d’être prête à mourir si cela signifie de pouvoir vivre libre.

Je ne me place pas en juge, je ne condamne pas ceux qui désirent continuer à vivre en plaçant la peur comme pièce centrale du puzzle. Je refuserai cependant d’agréer aux discours qui s’accordent à lui accoler des mots comme empathie, générosité et civisme, sous-entendant que ceux qui ne se soumettent pas à cette peur sont des égoïstes, des individualistes et des inconscients.

Je ne me place pas en juge, je ne recherche pas de coupable car je ne veux pas créer de victimes.

Ce texte est une invitation à reprendre nos responsabilités individuelles concernant le mode de vie que nous désirons mener. Je tends la main à toutes personne désireuse de ne pas vivre dans un monde ou seul le travail économiquement rentable est mis à l’honneur et dans lequel toute forme de divertissement est catégorisée de superflu. Car enfin quel serait le sens de la vie dans un monde dénué de beauté et de plaisir? J’aspire à ce qu’on évolue ensemble et je sais aujourd’hui comme une évidence que je ne passerai pas ma vie à attendre une mort certaine terrée dans la peur de sa cause.

Seule je ne suis qu’une idée fantasque; ensemble, nous pourrions être le changement que nous voulons voir dans le monde. 

Lou

Photo: BAM! Lou