Les non-vaccinés ont-ils des arguments valables ?

photos: BAM! ©Vick

Tribune
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Une partie de la population, non vaccinée, met en doute les mesures prises par de nombreux gouvernements dans le cadre de la crise sanitaire. Ces personnes sont-elles mal informées, égoïstes ou inciviques ? Quelques-uns de leurs arguments sont repris ci-dessous. La politique sanitaire gagnerait-elle en efficacité si on en tenait compte ?

Qui a intérêt à se faire vacciner ?

Dès lors qu’il s’agit d’un consentement libre et éclairé, il y a assez peu de débat sur le fait que les personnes à risques ont a priori intérêt à se faire vacciner, étant entendu qu’il peut y avoir des contre-indications, notamment médicales. De nombreuses personnes non vaccinées sont d’accord avec ce fait.

Le covid s’attaque en priorité aux personnes âgées ou souffrant de comorbidités

Quelques chiffres concernant le nombre total de décès au 17/11/2021 en Belgique [1] :

Tranche d'âge

Nombre de décès

attribués au covid

Population belge au 01/01/2020

Nombre de décès / Population

 

Cumulé

   
 

13.083

49,46%

49,46%

335.139

 

75-84

7.803

29,50%

78,96%

698.940

1,12%

65-74

3.627

13,71%

92,67%

1.170.399

0,31%

45-64

1.782

 

99,40%

3.082.034

0,06%

25-44

 

0,54%

99,95%

2.968.631

0,005%

   

0,05%

100,00%

3.237.498

0,0004%

Total

26.453

100,00%

 

11.492.641

0,23%

  • 92,67% des personnes dont le décès est attribué au covid ont 65 ans ou plus.
  • Le décès de 14 personnes de moins de 24 ans ou moins est attribué au covid, soit 0,05% du total.
  • Par rapport à la population totale des 24 ans ou moins, ces 14 personnes représentent 0,0004% soit une personne sur 231.250.
  • La proportion de décès est 9.000 fois moins importante (3,9 / 0,0004) jusqu’à 24 ans qu’à partir de 85 ans.

La grande majorité des personnes décédées souffrent de comorbidités. Aux Etats-Unis, 95% des personnes hospitalisées ont au moins un facteur de risque préalable [2] :

  • Hypertension : 50%
  • Trouble du métabolisme des lipides : 49%
  • Obésité : 33%
  • Diabète avec complication : 31%

Les risques de décès ou d’hospitalisation pour les jeunes en bonne santé sont donc très faibles et le bénéfice qu’ils peuvent retirer de la vaccination est inexistant.

S’agit-il d’une épidémie de non-vaccinés ?

Les chiffres montrent effectivement que la proportion de personnes non vaccinées présente dans les hôpitaux est plus importante que celle des non-vaccinés. Cela dit, comme indiqué précédemment, il s’agit de personnes âgées ou avec comorbidités. Pour les autres, vaccinés ou pas, les risques sont extrêmement faibles.

Prendre en compte les proportions de vaccinés ou non-vaccinés présents dans les hôpitaux et en tirer des conclusions pour l’ensemble de la population est un raccourci incorrect et de mauvaise foi. Il s’agit pourtant de l’un des arguments qu’on entend le plus pour pousser à la vaccination généralisée.

Et si on parlait (enfin) de l’immunité acquise après infection ?

Il existe une immunité acquise après une infection. Certaines études montrent que les personnes ayant été précédemment infectées ont nettement moins de chance d’être infectées par le variant Delta [3]. Des études reprises dans The Lancet montrent que des personnes infectées par le Sars-Cov entre 2002 et 2003 gardent, encore aujourd’hui, des lymphocytes capables de reconnaître et réagir au Covid-19 [4].

Ces résultats ne sont pas étonnants dans la mesure où l’immunité naturelle fait intervenir de nombreux mécanismes. Ceci n’est pas le cas des vaccins, qui se concentrent sur des points plus précis. Certes le débat n’est pas clos, certaines études étant plus mitigées. Mais exclure purement et simplement l’immunité acquise des prises de décision relève de la mauvaise foi et pas d’une approche scientifique digne de ce nom.

Ne commet-on pas une grave erreur en voulant à tout prix vacciner tout le monde, au lieu de se limiter aux personnes à risques et en laissant l’immunité naturelle jouer pour les autres ?

Doit-on craindre des effets secondaires importants ou fréquents ?

Le taux d’effets indésirables et de décès signalés après l’administration du vaccin anticovid est anormalement élevé par rapport aux autres vaccins [5], en particulier chez les jeunes. Il est encore trop tôt pour garantir que les vaccins anticovid n’ont pas d’effets secondaires à long terme. C’est la raison pour laquelle ils sont encore en phase 3 de test, et n’ont reçu pour l’instant qu’une autorisation conditionnelle de mise sur le marché.

Plus d’un million de cas d’effets secondaires ont été enregistrés sur EudraVigilance [6], la base de données européenne des rapports d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation de médicaments, pouvant aller jusqu’au décès. En Europe, il est compliqué et fastidieux de faire le recensement du nombre de décès liés aux vaccins anticovid. Aux Etats-Unis c’est mieux répertorié : on approche les 10.000 morts suspectées d’être liées aux vaccins anticovid [7].

On peut s’interroger sur l’application du principe de prudence par les autorités lorsqu’on voit qu’après avoir poussé à la vaccination, les autorités de certains pays tels que les pays nordiques et la France viennent de suspendre l’utilisation du vaccin Moderna pour les plus jeunes, constatant des risques d’inflammations du myocarde et du péricarde.

Décliner l’invitation à se faire vacciner n’est-il pas un droit élémentaire de prudence dans ces conditions ?

Faut-il vacciner les enfants ?

Les enfants sont ceux qui courent le moins de risques par rapport au virus. La transmission du sars-cov-2 des enfants aux adultes est limitée [8], notamment eu égard au caractère le plus souvent asymptomatique de l’infection chez les enfants [9].

On ne peut que s’interroger sur l’opportunité de vouloir à tout prix les vacciner afin de protéger des personnes en fin de vie, alors que ces dernières sont censées être protégées des formes graves par les vaccins. Ne vaudrait-il pas mieux les laisser acquérir naturellement leur immunité naturelle, au lieu de les entraîner dans un processus dont les effets à long terme sur leur santé et leur immunité ne sont pas encore totalement connus ?

Cette question n’est pas encore tranchée, mais les parents poussant leurs enfants à se faire vacciner feraient bien d’y réfléchir à deux fois.

Les vaccins réduisent la propagation du virus mais ne l’empêchent pas

Les vaccins réduisent la probabilité d’être infecté et de transmettre le virus, mais ne l’annulent pas. Ils réduisent donc la propagation du virus, mais ne l’empêchent pas complétement. Prétendre que vacciner tout le monde empêchera le virus de circuler est donc faux. Sans compter qu’il s’agit d’une zoonose : les animaux transmettent également le virus.

Une étude récente publiée dans The Lancet a par ailleurs montré que la charge virale des personnes non vaccinées était semblable à celle des personnes vaccinées [10].

Les vaccins peuvent également avoir un effet contre-productif dans la mesure où les personnes vaccinées pensent à tort qu’elles ne risquent plus rien et ne respectent plus certaines mesures telles que le port du masque. Il est fort probablement que le CST ait favorisé l’aggravation de la pandémie, des personnes vaccinées potentiellement transmettrices étant mêlées à des personnes testées négatives, avec un relâchement des règles de distanciation sociale.

Outre le fait qu’il soit totalement discriminatoire, l’imposition du Covid Safe Ticket est injustifiable d’un point de vue scientifique.

Y a-t-il un état d’urgence épidémique ?

Le gouvernement et le parlement ont récemment validé l’état d’urgence épidémique.

Si on se réfère et à la mortalité actuelle et la quote-part des décès attribués au covid [11] (environ 10%), on ne peut pas dire que l’état d’urgence saute aux yeux.

Compte tenu des restrictions et des discriminations qu’elle entraîne, l’activation de la loi pandémie ne devrait-elle pas être clairement justifiée et expliquée à la population ?

Si l’activation de la loi pandémie est justifiée par le risque d’engorgement des hôpitaux, le gouvernement ne devrait-il pas en premier lieu prendre des mesures pour augmenter les capacités hospitalières ? Le fait-il ?

Ne ferait-on pas mieux de consacrer une partie des milliards dépensés dans le cadre de cette crise à revaloriser le secteur médical et susciter des vocations ? Au contraire, il diminue encore les capacités via l’obligation vaccinale des soignants, encore une fois sans tenir le moindre compte de l’immunité acquise après infection.

Conclusion

Le gouvernement, relayé par les médias traditionnels, s’évertue à balayer certaines évidences d’un revers de la main :

  • On ne peut pas conclure qu’il faut vacciner toute la population afin de la protéger contre les formes graves, alors que la majorité de la population n’a qu’un risque extrêmement faible d’être atteint par une forme grave et d’encombrer les hôpitaux, voire de décéder.
  • Il existe une immunité acquise après une infection. On ne pas peut l’exclure purement et simplement des débats.
  • Il existe des effets secondaires notoires des vaccins anticovid.
  • Les vaccins n’empêchent pas totalement d’être malade, ni de transmettre le virus.

Au lieu de cela, il met en place des mesures totalement inefficaces, voire contre-productives, et discriminatoires telles que le CST.

Il est plus que temps que le gouvernement et ses experts, enfermés dans une pensée unique vaccinolâtre et liberticide, fasse preuve d’esprit critique et d’humilité, et écoute les avis « discordants ».

Si tel n’est pas le cas, il est probable que la crise sanitaire se poursuive encore longtemps, tout comme les discriminations inutiles et injustifiées, ainsi que les atteintes aux droits fondamentaux des citoyens.

Par un citoyen non vacciné


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

[1] https://dc-covid.site.ined.fr/fr/donnees/belgique/

[2]https://www.cdc.gov/pcd/issues/2021/21_0123.htm

[3]https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.08.24.21262415v1

[4]https://www.md-universal.eu/images/PIIS1473-3099-21-00676-9.pdf

[5]https://openvaers.com/index.php

[6]https://www.adrreports.eu/fr/search_subst.html -
- COVID-19 MRNA VACCINE MODERNA (CX-024414) / COVID-19 MRNA VACCINE PFIZER-BIONTECH (TOZINAMERAN) / COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA (CHADOX1 NCOV-19) / COVID-19 VACCINE JANSSEN (AD26.COV2.S)

[7]https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/vaccines/safety/adverse-events.html

[8]https://academic.oup.com/cid/article/72/12/e1146/6024998

[9]https://www.clinicalmicrobiologyandinfection.com/article/S1198-743X(21)00038-0/fulltext#secsectitle0105

[10]https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(21)00648-4/fulltext

[11]https://epistat.wiv-isp.be/momo/