Les vaccins sont actuellement l’approche stratégique principale contre le covid dans le monde. Selon le discours officiel actuel, l’émanation de nouveaux cas se produit dans les régions où le taux de vaccination est faible. Est-ce vraiment le cas ?

En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) reprend, suite aux échecs vaccinaux avec Johnson & Johnson (J&J) confirmés par elle-même, les recommandations de la Haute autorité de la santé (HAS) et du Center for Disease Control (CDC) américain d’une dose de rappel aux vaccins à ARNm pour les « primovaccinés » J&J. Le passage en force des vaccins à ARNm se concrétise.


Dans son rapport du 13 septembre 2021[1] l’ANSM constate un nombre de plus en plus élevé d’échecs vaccinaux. Il s'agit principalement, d’après elle, du vaccin anticovid à dose unique de J&J.

Le rapport, récoltant des données entre le 9 juillet 2021 et le 26 août 2021, dénombre, pour un total de 32 échecs vaccinaux avec J&J, 29 cas graves et 3 cas non-graves.

Taux anormalement élevé de cas graves

Ceci est anormal, car en général (en simplifiant un peu) le nombre de cas diminue avec la sévérité d’une maladie. Imaginez-vous un entonnoir qui représenterait la totalité des cas. De ceux-ci, la majeure partie ne se rendront jamais compte qu’ils sont malades (les cas “asymptomatiques”), une plus petite partie développera une forme bénigne de la maladie (symptômes légers), une partie encore plus petite développera des symptômes déjà plus forts, une partie encore plus petite développera des symptômes sévères nécessitant une hospitalisation, des hospitalisés seulement une partie ira en soins intensifs, et la plus petite partie décèdera.

Or ici, ce rapport est inversé, alors qu’on nous présente les vaccins comme une protection contre les formes graves du covid. En effet, l’ANSM explique que ce taux important de cas graves parmi les échecs vaccinaux serait dû à l’instruction de faire mieux remonter les cas graves d’échec vaccinal. Cependant, cela signifierait aussi qu’au total, les échecs vaccinaux sont nettement sous-estimés, puisqu’un nombre important de cas non-graves n’est pas remonté !

L’efficacité vaccinale pour J&J est donc surestimée. C’est-à-dire que le vaccin J&J n’est pas aussi efficace contre les formes sévères, mettant en cause le sens même de la vaccination, puisqu’on ne se vaccine pas contre un rhume bénin. (Nous reviendrons dans un prochain article sur les chiffres du Robert Koch Institut sur l’efficacité vaccinale tous vaccins confondus.)

Coordination internationale sur la dose de rappel à ARNm 

L’ANSM termine son chapitre sur les échecs vaccinaux en rappelant les recommandations pour une dose de rappel avec un vaccin à ARNm, émanant du CDC américain, du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale et de l’HAS pour les « primovaccinés » J&J. Elle cite l’HAS comme suit :

« En ce qui concerne les personnes primovaccinées avec le vaccin Janssen®, la HAS recommande qu’une dose de rappel avec un vaccin à ARNm (Comirnaty® ou Spikevax®) leur soit proposée à partir de 4 semaines après la première injection. Les données montrent en effet une protection insuffisante conférée par une seule dose de vaccin (Comirnaty®, Spikevax® ou Vaxzevria®) contre les formes symptomatiques liées au variant Delta, et les données disponibles ne permettent pas de confirmer l’efficacité à long terme du schéma de vaccination à une dose du vaccin Janssen® contre le variant Delta. »

Substitution technologique en cours en Slovénie

S’agit-il là d’une stratégie de substitution technologique des vaccins recombinants, comme J&J, par ceux à base d’ARNm, comme ceux de Pfizer et Moderna ? Ce qui semble confirmer cette hypothèse, à part la recommandation de l’HAS, est la suspension subite du vaccin de J&J en Slovénie[2].

Il y a une semaine, les autorités slovènes annonçaient la suspension du vaccin anticovid de J&J, suite au décès dû à une thrombose, d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, quelques semaines après sa vaccination avec J&J. La cheffe du groupe d’experts slovène, Bojana Beović[3] recommande la continuation de la campagne vaccinale avec les vaccins à ARNm, mais elle y rappelle aussi la préférence des autorités pour cette technologie vaccinale.

Par Colin Meier, journaliste citoyen chez BAM!


[1] https://www.md-universal.eu/images/rapport-n4-janssen-final-09092021-vfa.pdf

[2] https://bam.news/articles/suspension-d-un-vaccin-anticovid-apres-la-mort-d-une-slovene-de-20-ans/

[3] https://n1info.si/koronavirus/n1-studio-bojana-beovic/

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Categories: Colin Meier 

La suspension du vaccin anticovid de Johnson & Johnson a été annoncée le 29 septembre dernier par les autorités slovènes. Mais s’agit-il-là bien d’une action honnête de leur part ou instrumentalisent-elles la mort d’une jeune femme afin de promouvoir une stratégie vaccinale qui cherche à pousser les vaccins à ARNm ? Les propos de Mme Beović, chef du groupe d’experts slovène, éveillent les soupçons.

Suite au décès dû à une thrombose d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, la Slovénie a décidé, le 29 septembre 2021, de suspendre temporairement le vaccin anticovid du fabricant Johnson & Johnson (J&J)[1]. La jeune femme avait été hospitalisée le lundi précédent, environ deux semaines après sa date de vaccination. Elle est décédée dans la nuit du mardi au mercredi.

Le ministre de la santé slovène, Janez Poklukar, a annoncé suspendre l’administration du vaccin J&J jusqu’à ce que des experts aient déterminé s’il y a un lien de causalité ou non. Mme Bojana Beović, chef du groupe d’experts slovène, a déclaré qu’il pourrait y avoir un lien de causalité entre le vaccin et ce décès suite à une thrombose. Elle parle toutefois d’effet indésirable (lien de causalité suspecté, mais non établi) et non pas d’effet secondaire (c.à.d. un effet indésirable, dont le lien de causalité est avéré) alors que le fabricant lui-même a déjà reconnu ce lien de causalité entre le vaccin J&J et les thromboses (pour plus d’informations, lire aussi notre « BAM! Detox » sur le vaccin J&J).

B.Beović a cependant recommandé la poursuite de la campagne de vaccination en se rabattant plutôt sur les vaccins à ARNm, suffisamment de stock. Elle a aussi expliqué que la stratégie vaccinale préférée des autorités était celle aux vaccins à ARNm. Et elle a aussi plaidé pour l’abaissement de l’âge minimum pour la troisième dose de 70 à 50 ans, alors qu’elle admet que l’agence européenne des médicaments (EMA) étudie encore la question.[5]

La suspension du vaccin J&J pourrait donc bien faire partie d’une campagne vaccinale qui vise à imposer la vaccination avec les vaccins à ARNm.

Par Colin Meier, journaliste citoyen


https://francais.rt.com/international/91206-slovenie-suspend-vaccin-anti-covid-janssen-apres-deces-femme-20-ans

https://abcnews.go.com/Health/wireStory/slovenia-suspends-johnson-vaccine-death-20-year-80299782

https://www.euronews.com/2021/09/29/slovenia-temporarily-suspends-use-of-johnson-johnson-covid-19-vaccine

https://bam.news/bam-detox/bam-detoxe-le-formulaire-de-johnsson-johnsson-cense-aider-les-jeunes-a-faire-un-choix-eclaire-pour-la-vaccination/

https://n1info.si/koronavirus/n1-studio-bojana-beovic/

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Si le fondement du pass sanitaire est bien la santé publique, alors l’Autorité demande d’exclure une série de lieux et événements de la liste de ceux qui sont soumis au pass : « les événements et les festivals qui se déroulent ‘en mode statique’, les restaurants ou encore les cinémas, les théâtres et les musées. »

L’Autorité de protection des données souligne la contradiction entre le rapport du Groupe d'experts en charge de la stratégie de gestion (GEMS) du 31 août et l’instauration du pass sanitaire « dans des lieux et événements qui peuvent faire l’objet de mesures moins attentatoires au droit à la vie privée » telles que la ventilation, le port de masques, les tests et quarantaine, ainsi que le respect des distances sociales.

Pass retoqué

Dans son avis rendu « en extrême urgence » sur l'avant-projet d'ordonnance relative à l'extension du pass sanitaire belge (« Covid Safe Ticket » ou CST), l'Autorité de protection des données pointe du doigt de nombreux problèmes relatifs à la législation actuellement en cours d’adoption : contradiction avec l’avis des experts gouvernementaux, absence d’évaluation du statut de l’épidémie, mécanisme d’adoption, absence d’évaluation avantages/inconvénients.

Chantage à la vaccination

L’Autorité rappelle que le pass sanitaire est un « dispositif intrusif dans le droit à la vie privée » et qu’à ce titre, le recours à un tel instrument doit être « nécessaire et proportionné », ce qui semble ne pas être le cas ici.

Au passage, l’avis de l’Autorité cite la position du législateur : « une alternative portant moins atteinte à la vie privée que le CST serait une vaccination spontanée de 95% de la population et ce dans tous les groupes sociaux » ! C’est donc bien un chantage à la vaccination, et non pas pour éviter une surcharge des hôpitaux ni maintenir certains secteurs ouverts, comme le soulignent les critères de base du pass.

Pas assez justifié

Les autorités publiques doivent « mieux justifier » que les avantages que le pass apporte (protection de la santé, limitation de la circulation du virus à un niveau tel qu’on peut éviter une surcharge hospitalière et maintenir les frontières, les écoles et les commerces ouverts), dépassent les inconvénients et les risques (y compris, le risque de créer un faux sentiment de sécurité, le risque de discrimination, le risque d’accoutumance et de normalisation sociale des comportements qui portent atteinte aux droits fondamentaux et le risque de « glisser » vers une société de surveillance) qu’il introduit.

L’Autorité souligne également que la situation épidémiologique doit être évaluée, non seulement à l’aune des critères de base (taux d’incidence et tendance, taux de positivité, contagiosité des variants circulants, taux de vaccination des groupes à risque par le conseil supérieur de la santé, taux et vitesse de remplissage des lits hospitaliers généraux et de soins intensifs covid), mais également au regard de l’objectif du pass, à savoir : « éviter une surcharge du système des soins de santé tout en maintenant les secteurs ouverts ».

Alerte sur la démocratie

Même si la législation entourant le pass sanitaire prévoit d’informer les élus au moyen d’un « dossier reprenant les éléments qui ont justifié la mise en place de la mesure », l’Autorité suggère toutefois de prévoir un mécanisme de confirmation parlementaire similaire à celui prévu par la loi Pandémie.

Si l’utilisation du pass est prévue d’être évaluée mensuellement par l’Etat, l’Autorité précise que cette évaluation doit porter sur la nécessité et la proportionnalité de la mesure afin de garantir « que l’ingérence dans le droit à la vie privée soit (et reste) strictement nécessaire et proportionnée au vu des circonstances ». Ce régime peut être toutefois prorogé de trois mois en trois mois, jusqu’au 30 juin 2022.

Pas sur base volontaire

L’Autorité souligne enfin qu’il est inadmissible de déléguer aux organisateurs et exploitants de certains lieux et événements le pouvoir de prendre la décision d’exiger (ou non) la présentation du pass. C’est bien au législateur qu’il revient de déterminer les conditions dans lesquelles il est nécessaire et proportionné d’avoir recours au pass, car les traitements de données réalisés dans le cadre de l’utilisation d’un pass « ne seront licites que s’ils sont nécessaires au respect d’une obligation légale ».

Avis seulement consultatif

L’avis de l’Autorité de protection des données est consultatif, mais il donne une idée des enjeux de la législation à venir en termes de protection du droit au respect de la vie privée, tel que garanti par l’article 22 de la Constitution et par différents traités européens, et des libertés fondamentales des citoyens par une instance publique indépendante. Les législateurs n’ont aucune obligation d’en tenir compte.

Par Hughes Belin, Rédacteur en chef chez BAM !


https://www.md-universal.eu/images/avis-n-164-2021.pdf

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Categories: Hughes Belin 

 

Un article de Marty Makary[1] pour le Washington Post[2] révèle que nombre de décideurs en matière de santé publique se cramponnent à l’hypothèse, pourtant réfutée aujourd’hui par la science, selon laquelle l’immunité naturelle acquise par une première infection au covid ne protège pas suffisamment d’une éventuelle nouvelle infection. Pour eux, le vaccin est la seule option, quitte à mentir au citoyen sur l’efficacité de l’immunité naturelle et à le priver d’un choix éclairé et salutaire.


Plus de 15 études ont démontré, à ce jour, la puissance de cette immunité naturelle, qui se révèle au moins aussi forte que l’immunité induite par le vaccin. Une étude israélienne menée auprès de 700.000 personnes, par exemple, conclut même que les personnes précédemment atteintes du covid étaient 27 fois moins susceptibles de contracter une nouvelle infection que celles qui avaient été vaccinées. 

Immense gaspillage

Malgré ces nouveaux apports de la science, une écrasante majorité de décideurs politiques continuent à minimiser le pouvoir de l’immunité naturelle, quel que soit le coût de leur obstination.

Aux Etats-Unis, par exemple, l’obligation vaccinale instituée par le gouvernement Biden pour les entreprises du pays aurait coûté des dizaines de milliers de vies, qui auraient pu être épargnées si l’on n’avait pas gaspillé des doses limitées de vaccins sur des millions de personnes ayant déjà contracté le covid. S’y ajoutent les complications inévitables liées au vaccin et la perte de crédibilité des responsables de la santé publique.

Le vent tourne-t-il ?

Le vent pourrait-il changer outre-Atlantique? Anthony Fauci a laissé entendre sur CNN que le gouvernement américain pourrait revoir sa position sur l’immunité naturelle. En attendant, on y a récemment rendu obligatoires, dès l’âge de 12 ans, les vaccins pour les élèves désireux de se rendre en personne en salle de cours. On sait pourtant que les jeunes sont moins exposés aux risques de symptômes graves (ou durables) de covid que les adultes. Certains ont même connu des complications cardiaques rares à la suite du vaccin (entre 1 sur 3 000 et 1 sur 6 000 en Israël chez les hommes âgés de 16 à 24 ans).

Ne serait-il pas temps de reconnaître enfin que l’hypothèse selon laquelle l’immunité naturelle n’est pas fiable est non seulement erronée, mais aussi nuisible à la population ? Les responsables de la santé publique qui changeraient de position sur l’immunité naturelle contribueraient peut-être à rétablir la confiance du public.

Par Sylvie Huygen, journaliste citoyenne chez BAM !


Marty Makary est professeur à la Johns Hopkins School of Medicine et à la Bloomberg School of Public Health. Il est aussi rédacteur en chef de Medpage Today, et auteur de “The Price We Pay: What Broke American Health Care — and How to Fix It."

https://www.washingtonpost.com/outlook/2021/09/15/natural-immunity-vaccine-mandate/?fbclid=IwAR1Fl9QSeayOSoY8MNwK2CiGX1INXU8GJZ1My0f8acXiQgy9epx37PHseSU

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Le pass sanitaire à la belge ou Covid Safe Ticket, était à l’origine destiné à être appliqué du 13 août au 30 septembre, et seulement pour les événements de plus de 5 000 personnes en intérieur et de plus de 10 000 personnes en extérieur. En juillet, le ministre fédéral de la Santé publique se démarquait même du « mauvais » exemple français en rassurant « il n’est pas question chez nous de devoir présenter un pass pour accéder aux cafés ou aux restaurants » Pourtant, nous y voici : l’extension du pass sera d’application, dès ce mois d’octobre, en Région wallonne et en Région bruxelloise.

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Au cœur de la propagande vaccinale, une ligne rouge vient d’être franchie : celle de cibler nos enfants, de les englober dans l’hystérie du « tout vacciné ». Les écoles de la Région bruxelloise s’engagent dans une croisade de santé publique. Il y a « urgence », nous dit-on ! Sensibilisation des élèves et vaccination scolaire contre le COVID 19 sont au programme de pléthore d’établissements secondaires[1]. Un seul et même objectif pour les communautés francophone et néerlandophone : toucher la tranche d’âges des 12-17 ans. De quoi susciter quelques questions lourdes d’inquiétudes.

Vous avez dit : consentement libre ?

Hormis l’habituelle liste de fournitures, les parents ont donc reçu un formulaire de consentement à compléter pour les moins de 16 ans. La vaccination étant à première vue un choix laissé à l’appréciation de chacun, ces parents sont libres, théoriquement, d’y opposer leur veto. Mais ne nous y trompons pas : tout est mis en place pour tenter de convaincre ! La réponse de l’ONE, interpellée par la FAPEO (Fédérations des Associations de Parents d’élèves de l’Enseignement Obligatoire) sur les questionnaires transmis aux parents, l’illustre à merveille : « L’objectif est de mieux comprendre, pour mieux sensibiliser, de donner de meilleures informations en fonction des réserves exprimées, en vue oui d’augmenter au final la couverture vaccinale ». Convaincre donc, si bien qu’il y a lieu de comprendre en filigrane que celui qui doute à tort. Celui qui doute est un sot, un ignorant, qu’il convient d’éduquer. C’est, en tout cas, l’un des visages les plus courants prêtés, dans les médias, aux personnes qui émettent des réserves quant à la vaccination. A tel point que la remise en question devient un acte de bravoure. Les médecins et les scientifiques eux-mêmes ne sont pas à l’abri de la stigmatisation. Pareil biais risque d’enfermer dans le silence nombre de parents, d’enseignants et d’intervenants. Ou pire encore, d’amener des parents et des adolescents au consentement par la voie de la pression sociale.

La balance bénéfices-risques

La question d’un « risque substituable », à savoir l’opportunité de considérer les effets secondaires potentiels d’un vaccin, et ce, même s’ils sont rares, comme un risque plus important que celui d’attraper la maladie ou d’en développer des effets graves, est pleinement légitime. Le doute est par ailleurs (plus que) raisonnable face à une tout nouvelle technologie de vaccination, dont le taux d’effets indésirables graves et de décès signalés après l’administration est particulièrement élevé. Pourtant, dans le secteur de l’Education (à en juger du moins par les actions qui y sont entreprises), la balance semble pencher indubitablement du côté des bénéfices. Si la gestionnaire de crise à l’ONE, engagée dans la mise en œuvre au sein des écoles, évoque des bénéfices « indirects », comme le fait pour les jeunes de pouvoir « vivre plus normalement leurs activités », elle affirme en revanche être défavorable à une vaccination obligatoire pour les jeunes « pour la raison qu’il n’y a pas pour eux d’intérêts directs ». Et pour cause, « les enfants et les jeunes présentent un tableau généralement bénin ou asymptomatique lorsqu’ils sont infectés par le SARS-COV2 et la circulation du variant delta ne parait pas avoir significativement modifié cette constatation. ». Au « Joint Committee on Vaccination and Immunisation » (le Comité Conjoint sur la Vaccination et l’Immunisation, au Royaume-Uni), la prudence est de mise puisqu’il ne recommande pas la vaccination des 12-15 ans en bonne santé, soulignant que les bénéfices individuels pour cette tranche d’âges sont faibles et que, même s’ils sont rares, les risques potentiels liés au vaccin sont potentiellement sérieux (on parle tout de même de myocardites post-vaccinales) et toujours en cours de description. La notice du vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech fait état de myocardites (inflammation du muscle cardiaque) et péricardites (inflammation du péricarde, membrane recouvrant le cœur) parmi les effets indésirables de fréquence indéterminée, à savoir dont la fréquence « ne peut être estimée sur base des données disponibles ».

Pas d’intérêts directs sur le plan de la santé des jeunes mais des risques assortis d’une multitude d’inconnues... le choix politique a de quoi étonner (et le mot est faible) même si l’on reprend l’argument avancé par la Task Force selon lequel il s’agit aussi d’assurer une couverture plus large de la vaccination en Région bruxelloise.

Les bons et les mauvais élèves

Au-delà des questionnements relatifs à la balance « bénéfices-risques » pour la santé des élèves, des éventuelles conséquences psycho-sociales sont à prendre en considération. L’autre grand corollaire de cette campagne de sensibilisation constitue en effet la « transparence » du statut vaccinal des élèves : entre camarades de classe et vis-à-vis de leur professeur. Vaccinés « versus » non vaccinés, cette nouvelle catégorisation des individus risque de faire sa rentrée dans les classes. C’est une crainte majeure de la FAPEO, qui rapporte des appels de parents « qui ont peur de la stigmatisation de leurs enfants qui ne sont pas vaccinés ». Les professeurs devront, cette année, exercer une vigilance sans faille. Il conviendra de s’assurer qu’aucune violence symbolique ne soit exercée envers les enfants non vaccinés (et leurs parents) qui seraient en quelque sorte les mauvais élèves de la campagne de sensibilisation. Si tant est qu’un tel contrôle soit possible.

Une mise en demeure de répondre aux questions

Pour le Collectif Initiative Citoyenne, les questions suscitées par cette mesure sont graves et touchent de nombreux volets d’ordre épidémiologique, légal, éthique, informationnel ou relatifs à la responsabilité.

C’est pourquoi le Collectif a adressé, via son avocat, à la Ministre de l’Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, un courrier de mise en demeure de répondre à ces questions et de suspendre la campagne tant que les éclaircissements demandés n’ont pas été fournis.

Le courrier est consultable dans son intégralité sur le site du Collectif www.initiativecitoyenne.be

Marley R.


Site de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le portail de l’enseignement en Fédération Wallonie -Bruxelles
http://www.enseignement.be/index.php?page=28571&navi=4677&rank_page=28571-
https://www.levif.be/actualite/belgique/la-vaccination-se-fait-egalement-dans-l-enseignement-neerlandophone-a-bruxelles/article-news-1469509.html

https://www.rtbf.be/info/dossier/epidemie-de-coronavirus/detail_coronavirus-a-bruxelles-la-fapeo-denonce-un-formulaire-sur-la-vaccination-distribue-dans-des-ecoles-l-one-se-defend?id=10848100

La notion de risque substituable telle que la formule le sociologue Patrick Peretti-Watel( INSERM), concernant l’hésitation vaccinale en général, non spécifique au vaccin contre la COVID in
http://ses.ens-lyon.fr/articles/sociologie-du-risque-et-crises-sanitaires-un-eclairage-sur-la-pandemie-du-coronavirus

In analyse du 09/09/2021 de la team covidrationnel.be sur le site
https://covidrationnel.be/2021/09/09/rentree-scolaire-sous-haute-tension-obligation-vaccinale-pass-sanitaire-et-vaccination-systematique-des-enfants-et-des-adolescents-le-point-sur-les-derniers-developpements/

Débat entre Véronique de Thier, responsable de la régionale de Bruxelles et responsable politique de la Fapeo, Sabine Stordeur, coordinatrice de la Taskforce vaccination et Anne-Claire Henry, gestionnaire de crise à l’ONE
https://bx1.be/radio-chronique/le-face-a-face-faut-il-vacciner-a-lecole

https://covidrationnel.be/2021/09/09/rentree-scolaire-sous-haute-tension-obligation-vaccinale-pass-sanitaire-et-vaccination-systematique-des-enfants-et-des-adolescents-le-point-sur-les-derniers-developpements/

https://www.gov.uk/government/publications/jcvi-statement-september-2021-covid-19-vaccination-of-children-aged-12-to-15-years/jcvi-statem

Site de l’AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé)
https://www.afmps.be/fr/usage_humain/medicaments/medicaments/covid_19/vaccins/questions_et_reponses_sur_les_vaccins_contre
dans informations sur Comirnaty/ce vaccin peut-il entraîner des effets indésirables/en détail/
cliquer sur la notice

https://bx1.be/radio-chronique/le-face-a-face-faut-il-vacciner-a-lecole

https://bx1.be/radio-chronique/le-face-a-face-faut-il-vacciner-a-lecole

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