Tribune

Vie Normale, le retour ?

Vie Normale, le retour ?

© BAM! Vick

Vie Normale, le retour ?

J’ai encore un petit message à faire passer à notre Premier ministre, mais il est valable pour toute la clique dirigeante, et même dans les autres pays, puisqu’ils ne font que répéter la même chose les uns et les autres.

Tu as réussi à convaincre un petit noyau de gens qu’il fallait se faire vacciner pour « retourner à la vie normale » mais quand ce grand mensonge va éclater, là tu vas déguster. Tu as monté une arnaque à la Ponzi, en promettant, affirmant n’importe quoi à tort et à travers, de plus en plus gros. Ça va bientôt s’écrouler comme un château de cartes tellement ça ne repose sur rien.

Ça n’a pas encore percolé

Tu as transformé la science en scientisme, la vaccination est devenue une religion et tu avances tes pions au grand jour vers une société de surveillance généralisée. Et le peuple la ferme. Tu sais pourquoi ? Parce que la majorité des citoyens n’ont pas encore compris qu’il n’y aura plus jamais de retour à la vie d’avant.

Parce que le peuple s’accroche encore à l’idée que nos droits fondamentaux, la démocratie, le respect de la vie humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant, l’État-providence, la liberté d’expression, c’est acquis. Personne n’est en mesure de faire le changement de paradigme dans son cerveau, tellement ça remet de choses en question.

Je t’explique avec une image, pour que tu comprennes bien que je ne suis pas un perdreau de l’année à qui tu peux raconter tes salades et que tu peux insulter sans vergogne. Un aveugle de naissance qui recouvre la vue ne voit rien. Il voit les couleurs, les formes, tout ce que tu vois, mais son cerveau ne peut pas l’interpréter parce qu’il n’a pas le logiciel de décodage : « il ne sait pas ce qu’il voit ».

Eh bien c’est la même chose ici, et tu le sais très bien puisque tu joues là-dessus : la plupart des personnes ne voient pas que nous avons été manipulés depuis le début, que les droits que nous avions n’existent que dans leur tête, que la société a complètement basculé, que le contrat social est unilatéralement rompu, bref, que nous avons été trahis.

Parce que tout le monde raisonne avec son propre logiciel en se disant que « le gouvernement fait ce qu’il peut », et même en se mettant à ta place ! Ha, ha ! pauvres naïfs, ces petits chatons qui viennent de naître te suivent aveuglément, pour l’instant. Mais ils apprennent vite, et surtout commencent à comprendre qu’ils se sont fait avoir par des criminels psychopathes prêts à aller jusqu’au bout.

Tu me prends pour un fou dangereux ? Tu te trompes. Lorsque je regarde autour de moi, je vois la même chose qu’il y a deux ans. Des gens qui font comme si le monde n’avait pas changé, le cul dans le beurre, avec le même logiciel de compréhension du monde (le fameux « paradigme »). Ils n’ont pas encore compris que tout ça, c’est fini. Ils sont en retard parce qu’ils s’accrochent à une illusion de la réalité.

Ils se sont réfugiés dans la seule chose qui reste pour se faire du bien quand on est mal dans sa peau et qu’on veut aller mieux sans effort : la consommation. Oui, les affaires reprennent ! C’est par là que tu nous tiens : le sucré et le vanillé pour bien nous maintenir en état second devant nos écrans avec nos objets de plus en plus connectés.

Et c’est là-dessus que tu comptes pour leur faire avaler tes mesures « démesurées » en les monnayant contre un « retour à la normale ». Mais plus tu avances, plus tu avances vite parce que tu es dans une phase euphorique de toute-puissance, plus les gens se réveillent. Plus ils réalisent la supercherie. Plus ils réalisent que ton discours, celui du récit officiel, n’est qu’un enfumage. Ce discours s’adapte sans arrêt à la situation sur le terrain… qui lui donne tort à chaque fois.

Lâcher ses croyances

Même moi, j’ai encore un peu de mal à changer de logiciel pour comprendre la réalité, mais je sais que ma version pré-covid est obsolète. Je dois juste faire un immense effort pour ne pas paniquer parce que beaucoup de choses ont changé et ne reviendront pas en arrière. Je dois simplement les lâcher pour anticiper, et pouvoir vivre dans cette période de transition vers un autre monde.

Je dois lâcher mes croyances d’Occidental et d’habitant du « Monde libre », pêle-mêle : l’État veut mon bien, la censure n’existe pas, la presse est un contre-pouvoir, l’impôt est juste et le budget géré dans l’intérêt collectif, la corruption est un épiphénomène, la démocratie existe, les représentants du peuple sont au service de leurs électeurs.

Je dois réécrire ma page de ce qui « n’arrivera pas chez nous » parce que c’est l’apanage des États totalitaires : coup d’État, dirigeant psychopathe, guerre civile, génocide, crédit social, surveillance et traçage de la population, censure d’État, interdiction de manifestation, interdiction de réunion, assignation à résidence, violences policières, encouragement à la délation, harcèlement et espionnage des dissidents, couvre-feu, substitution de l’État à l’autorité parentale, confiscation arbitraire de propriété, épuration sur la base de critères politiques arbitraires, apartheid.

Je conviens que ça fait beaucoup. Mais grâce au prétexte d’une « pandémie », qui n’a finalement pas causé beaucoup plus de morts dans les statistiques, tu t’es particulièrement lâché depuis 19 mois pour saboter les fondements de notre civilisation. L’Occident est actuellement loin d’être le premier de la classe, en termes de droits fondamentaux, et ne vaut guère mieux que les pays qu’il vilipendait et à qui il donnait des leçons de démocratie.

So what?

Lâcher ses croyances et changer sa vision de la réalité, c’est déjà une étape essentielle à effectuer au plus tôt, mais pour la remplacer par quoi ? Se réfugier dans la consommation ou devoir faire des efforts ? C’est là tout l’enjeu, et je pense qu’il faut travailler dès maintenant à faire advenir le monde d’après, celui que nous souhaitons, car rien n’est joué.

Les pistes nous sont tracées par des visionnaires comme Philippe Guillemant ou Michel de Kemmeter, et bien d’autres qui travaillent sur un « monde d’après », alternatif à celui de Klaus Schwab, Laurent Alexandre ou Xi Jinping. Et ça, c’est un défi passionnant, sur lequel je reviendrai quand je serai moins énervé par les guignols sadiques qui me pourrissent la vie.

Par Philippe Baron


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