Tribune

De quoi le masque est-il le nom ?

De quoi le masque est-il le nom ?

Qu’importe, disent certains, que les masques protègent trop peu ou pas du tout, cela ne peut pas nous faire de mal d’en porter ! En réalité, peut-être que justement, si. Porter un masque sur le visage n’a rien d’anodin. Et « l’effet psychologique » indiqué par l’OMS pour justifier sa recommandation [1] pourrait bien être beaucoup plus puissant que prévu et même franchement délétère.

Le sujet de cet article ne sera donc pas l’utilité du masque, [2] ni sa validité en termes de prophylaxie. Même s’il est clair que les aspects scientifiques et symboliques sont liés par la question du sens. Dans la réflexion qui suit, je préfère me centrer sur ce que le masque revêt comme charge symbolique. Celle-ci n’a rien de négligeable.

Langage symbolique

« Symbolique » ne signifie pas « imaginaire » ou « qui ne compte pas » ou « sans valeur ». Ce serait même plutôt une charge qui compte double, ou triple, parce que le symbole est porteur de liens. Il jette des ponts entre différentes sphères de nos vies, il aménage des voies de signification. Il informe. Il structure. Il crée des échos. Il illustre des intentions, qui sont comme des canaux d’irrigation. Il définit une tonalité. Si le langage symbolique mérite d’être universel et accessible à tous, vraiment tous, sans distinction de quoi que ce soit, il a aussi le pouvoir de s’infiltrer partout et de nous affecter, d’infléchir nos décisions, nos actions, nos pensées, sans que nous en ayons toujours conscience. [3]
Comme tous les symboles qui jalonnent notre quotidien (logos, enseignes, drapeaux, rituels, objets, …), le masque est porteur de messages, plus ou moins lisibles, plus ou moins conscients. Ces messages nous informent et agissent sur nous. Le masque fait signe. Il interpelle chacun de nous. Il infléchit nos routes, nos choix, nos pensées.

Pour moi qui habite Bruxelles, où il reste désespérément obligatoire dans tout espace public, à l’intérieur et, dans certaines conditions, à l’extérieur, depuis une éternité – une année entière – le masque représente une sorte de parasitisme invasif, qui affecte, voire infecte, ma vie. [4] A moins de me terrer chez moi et de ne plus en sortir, impossible d’y échapper. Et dans mon champ de vision réduit par mon propre masque, je n’aperçois, où que je me trouve, que des gens masqués. Ma vie sociale n’est plus que cela, une rencontre toujours recommencée, avec des masques ! C’est loin d’être un « détail ».[5] Cette contrainte, omniprésente dans ma vie, à laquelle on m’impose de penser tout le temps, grignote une bonne part de mon espace mental.

Je veux préciser que je ne suis pas « anti-masque ». Je récuse vigoureusement cette étiquette. Je trouve parfaitement normal et plein de sens qu’un chirurgien prenne la peine de porter un masque pour opérer son patient. Et qu’un dentiste fasse de même. Pour ma part, en tant qu’intervenante en milieu hospitalier, il me semble tout à fait légitime de porter un masque dans ce contexte professionnel, par exemple pour entrer dans la chambre d’un patient immuno-déprimé ou présentant un tableau infectieux. Mais dans ces cas de figure, il s’agit toujours de porter le masque temporairement, dans un contexte où ce dispositif trouve une justification objective, prouvée et éprouvée.

Tout autre chose est d’imposer ce masque sans limite de temps, à une population entière, dans presque toutes les actions de sa vie quotidienne, même en extérieur, même dans la sphère privée, alors que la pertinence, la proportionnalité et le sens de la mesure restent discutables et font l’objet de controverses. [6]

Le contraire d’un pont

La première tonalité symbolique qui me vient à l’esprit quand on parle du masque, c’est la notion de « barrière ». Le masque a été défini, nommé, comme un « geste barrière ». On aurait pu l’appeler autrement (geste de protection, geste responsable, etc.) mais non : geste barrière. [7] Pour « faire barrage » au virus. Un symbole de séparation donc, de coupure, d’arrêt. Défense d’aller plus loin, pas de passage possible, pas de communication. On peut visualiser sans peine ce que représente un barrage, sur un fleuve, pour retenir l’eau, l’empêcher de suivre son cours naturel. On peut visualiser une barrière, le long d’une voie ferrée ou pour délimiter un champ, couper la route, empêcher de passer. Stopper net toute marche en avant, toute fluidité, toute progression. Une barrière, c’est le contraire d’un pont. Le contraire d’un réseau. Le contraire d’un maillage, social ou écologique. Le contraire d’une connexion. Le contraire de l’empathie. La non-reliance. L’anti-collectif.

Le masque est limitant. Porter un masque, c’est porter sur son visage un signe de limite. « A ne pas franchir », dit le masque que vous arborez. Un peu comme porter un panneau de signalisation « sens interdit ». Au lieu d’un sourire, le message que vous envoyez à celui ou celle que vous croisez, c’est « on ne passe pas ». Porter un masque, c’est limiter l’accès à sa propre personne et aux autres, c’est se limiter soi-même. Ce n’est pas « être en pleine possession de ses moyens ». C’est limiter son souffle, l’enfermer dans un enclos, le mettre en état de moindre capacité. C’est limiter son coeur, dont le souffle est l’expression. [8] C’est s’infliger une sorte de vie low-cost, un état volontaire de faiblesse, une anesthésie locale.

Le masque nous coupe de notre milieu. Nous sommes pourtant des êtres vivants et, à ce titre, nous avons besoin, un besoin vital, non dispensable, d’interagir avec notre milieu, notamment par le souffle.

[9] Nous avons besoin de sentir le vent sur nos joues, nous avons besoin de sentir la température matinale, l’humidité de l’air. Nous avons besoin de sentir les parfums du printemps et ceux des personnes que nous croisons. Pas parce que c’est pittoresque et sympa. Le fait est que nous sommes inclus dans la sphère du vivant, parce que nous sommes en interdépendance étroite avec notre milieu. Porter sur le visage un objet qui consacre une rupture avec le vivant, avec le souffle, a quelque chose de glaçant, parce que c’est une façon de contrevenir à cette interdépendance. Je cite ici les propos du chercheur Jacques Tassin : la convivialité est constitutive de la vie qui ne se suffit jamais à elle-même. Cette convivialité est la vie même. Circonscrit à ses frontières corporelles, nul être vivant ne peut exister. Ouvert à l’au-delà de soi, dès lors sensible, percevant et perçu, il atteint se plénitude existentielle. L’altération des continuités sensibles engendre des dysfonctionnements délétères au sein du vivant, dans notre propre fonctionnement comme dans celui des autres espèces. [10] Privés d’une partie de l’information donnée par notre milieu naturel, en particulier l’information olfactive, nous tendons à nous déconnecter du flux de la vie. [11] Nous devenons des « moins vivants ».

Obéissance, silence et soumission

Porter un masque, c’est se taire. Se mettre un bâillon sur la bouche chaque fois qu’on sort dans la rue, chaque fois qu’on entre dans un magasin ou dans un bus, cela revient à dire « maintenant, je me tais ». Peut-être aussi : « maintenant, je me soumets » ou « maintenant, je fais profil bas ». Comment crier avec un bâillon sur la bouche ? Comment s’exprimer ? Comment dire qu’on n’est pas d’accord ? Le masque est un dispositif d’auto-censure, d’obéissance et de soumission. En bouclant mon masque autour de mes oreilles, j’accepte de la boucler.

Le masque réduit. Il réduit le visage, dont on ne voit plus que les yeux et le front. Il réduit le champ de vision, dont il mange une partie, rétrécissant notre accès au monde comme avec des oeillères. Il réduit la voix, en l’étouffant, en la rendant moins audible. Et du fait de nos expressions faciales devenues invisibles, il réduit notre capacité à communiquer avec les autres. Pour moi, il réduit aussi l’envie. L’envie d’échanger, de flâner, de prendre le temps de vivre, de s’attarder pour bavarder, de vagabonder, de profiter du soleil, de rêvasser, de… et de … ; il agit sur moi en faisant instantanément disparaître toute joie. Trop de malaise, trop d’inconfort. Trop peu de sourires. Sous le masque, il m’arrive de plus en plus souvent de ne pas avoir envie de parler à qui que ce soit, de me sentir confite de mauvaise humeur, et de ne penser qu’à une chose : rentrer chez moi pour me débarrasser au plus vite de ce textile insupportable. Frustration, colère, impuissance, culpabilité, comment se sentir libre et heureux de vivre dans ces conditions ? Et ces ressentis sont-ils un « détail » ?

Serions-nous en prison ? Si notre visage ne se donne plus à voir et à reconnaître, n’y a -t-il pas là une forme d’enfermement ? La reconnaissance des visages rendue problématique agit comme une cellule d’isolement. Elle mine les relations avec les autres, autant qu’elle mine les relations de l’individu avec lui-même. Si l’on n’est plus reconnu, a-t-on encore une place dans la société ? A-t-on encore le droit d’exister en tant qu’individu ? A-t-on encore le droit à une singularité ? Cette mise en question de l’individu pourrait déboucher sur des mécanismes de marginalisation, voire d’exclusion. Se sentir exclu du corps social, non reconnu, cela ne ressemble-t-il pas à l’aliénation du prisonnier ?

Effacement des personnes

Car le masque est aussi uniforme. Un grand négateur de diversité. En faisant disparaître nos visages, il fait disparaître nos originalités, nos identités, nos personnalités. Il efface les personnes. Il fait de nous des êtres tous semblables, malaisément tapis dans le silence et l’invisibilité d’une sécurité illusoire. Des êtres planqués dans la bonne conscience du faux civisme que la propagande covid nous vend à longueur d’écrans. Ce qui me frappe quand je marche dans la rue, c’est que je ne vois plus des gens : je vois des masques ! Un interminable défilé de masques, tous identiques, tous anonymes. Un défilé de numéros masqués. Une parade militaire. Une cohorte d’adeptes assujettis à une secte. Des robots humains, aplatis, réglementés, compactés, calibrés, dûment rangés et tracés. L’humanité niée.

Pratique dégradante

Emblème de la maladie sectaire et hygiéniste qui a maintenant gagné notre société, le masque ne serait-il pas aussi un dispositif addictif, contagieux, voire infectieux ? Si nous sommes contaminés, ce n’est peut-être pas tant par le Sars-Cov2 ou l’un de ses innombrables variants, mais plutôt par le virus de la sécurité-à-tout-prix. Hautement sécuritaire, le masque est pourtant loin d’être sécurisant. Au lieu de calmer nos angoisses, il les réactive, il les alimente. Au lieu de nous renforcer, il nous fragilise. Au lieu de nous aider, il nous complique la vie. Chaque jour, il nous invite à nous percevoir comme un danger pour les autres et à percevoir les autres comme un danger pour nous-mêmes. Répétée sans cesse, cette perception négative, où il nous tient piégés, agit sur notre psychisme. Nous imposer l’obligation de porter le masque selon des conditions qui manquent à la fois de sens, de pertinence, de cohérence et de proportionnalité, c’est nous infliger une forme de maltraitance, une pratique dégradante.

Le masque nous tient sanglés dans une vie réprimée. Symbole d’une vie où l’élan créatif a perdu ses droits, où la liberté d’expression est foulée aux pieds, où l’initiative s’éteint. Une vie en cave, une vie en cage.

Les comptoirs de l’absurde

Depuis cet été 2021, il vient également défier les comptoirs de l’absurde. Comment comprendre que le masque reste obligatoire dans une salle de restaurant pour les personnes debout mais pas pour celles qui sont assises ? C’est bien connu, tout le monde sait que le variant delta ne s’attaque qu’aux humains en station debout et évite soigneusement les autres !!!

Et où est donc la fameuse « liberté retrouvée » promise ? Pourquoi le masque reste-t-il incrusté dans notre quotidien, alors que plus de 8 millions de Belges ont désormais reçu au moins une dose de vaccin ? [12]

Et que dire de la discrimination que nos gouvernants sont en train d’installer dans la population et dont le masque pourrait être l’un des vecteurs ? En effet, lors de la conférence de presse du 4 juin 2021, nos ministres ont indiqué que les « groupes de personnes complètement vaccinées » pourraient désormais se passer du masque. [13] Et pas les autres ? Est-ce à dire que nous nous dirigeons vers une société où certains doivent porter le masque, parce qu’ils ne sont pas vaccinés, alors que les autres peuvent s’en passer ? Est-ce à dire que nous nous dirigeons vers une société où le masque va représenter le-citoyen-qui-a-moins-de-droits-que-les-autres ? Où le masque va devenir le signe visible du citoyen déclassé, « moins égal » que l’autre, accusé d’incivisme ? Le masque va-t-il devenir instrument de stigmatisation et de discrimination ?

Vous pouvez vous y résoudre ? Pas moi. Vous pensez qu’il est inévitable d’en passer par là pour gérer le risque épidémique ? Pas moi. Vous pensez toujours que le masque « ne peut pas nous faire de mal » ? Pas moi.
Pour toutes les raisons évoquées plus haut, le masque pourrait, j’en suis convaincue, nous faire énormément de tort. A nous adultes, mais aussi à nos jeunes, à nos enfants. Et cela, à court, moyen et long terme. Très long terme.

Asservissement

Pour moi, s’il doit être signe, il sera alors celui d’une résistance devenue nécessaire, de l’opposition qui doit se dire et se faire, non seulement pour restaurer l’Etat de droit et le débat citoyen mais aussi pour refuser des pratiques qui nous portent préjudice.

De quoi le masque est-il le nom ? Le masque est assurément le nom d’une privation, d’une indigence, d’un état de moins-vivant. Mais s’il fallait choisir un seul mot pour le nommer et nommer son empreinte sur nos vies, je dirais qu’il a pour nom asservissement. Mettre un masque, sous la contrainte grevée de non-sens qu’on nous impose actuellement, c’est le contraire d’un geste juste : c’est un geste dégradant.

Entraver volontairement notre liberté et notre parole, c’est manquer à notre responsabilité de vivants.

La vraie réponse immunitaire se trouve dans le fait d’être pleinement vivant et de chercher à le rester. De nous soigner, aussi, de façon libre, responsable et consentie, comme le prévoient les dispositions légales relatives au droit à la santé et aux droits du patient. Nos vies doivent être, autant qu’elles le peuvent, libres, belles, fortes, épanouies, lucides, résolues, puissantes. Autonomes. Choisies.

Toute forme d’asservissement est à combattre.

Balkis – août 2021


Notes :

[1]« Le port du masque par les membres du public en bonne santé peut notamment présenter les avantages suivants : (…) impression donnée aux gens de contribuer à stopper la propagation du virus » dit très exactement la dernière mise à jour de la directive de l’OMS concernant le port du masque (décembre 2020) ; cette directive pointe également, comme « inconvénient du masque » le « faux sentiment de sécurité qui peut amener à négliger d’autres mesures de prévention cruciales comme la distanciation physique et l’hygiène des mains » !

https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/337984/WHO-2019-nCov-IPC_Masks-2020.5-fre.pdf

[2] On le sait, les masques chirurgicaux qu’on nous oblige à porter protègent de la contamination bactérienne mais PAS de la contamination virale. C’est écrit sur l’emballage. Il suffit de lire. Exemple : sur pochette de 5 masques chirurgicaux Melior Medica, certifiés CE, made in China : masques jetables trois couches, jusqu’à 95% de filtration bactérienne, élastique, hypoallergénique (aucune mention, donc d’une filtration virale). Quant aux masques en tissu, ils ne protègent … de rien du tout. Et c’est aussi écrit sur l’emballage. Exemple : sur une pochette de trois masques en tissu certifié Oeko-Tex, produit fabriqué dans l’UE, commercialisé par Busters Safety Products, modèle « Standard 100 », avec logo représentant un coronavirus ! Masque hygiène lavable. Ce masque d’hygiène n’est pas un dispositif médical au sens de la directive 93/42/CEE ou du règlement UE/2017/745 ni un dispositif de protection individuelle au sens du règlement UE/2016/425. Ce masque n’offre aucune protection aux poumons ou aux voies respiratoires. (…) Ce masque ne procure aucune protection contre des substances nocives, toxiques ou dangereuses pour la santé (…), notamment bactéries, virus, spores et moisissures.

[3] Jean Chevalier et Alain Gheerbrant (Dictionnaire des Symboles, coll. Bouquins, Robert Laffont, 1982) le disent « porteur d’un pouvoir de retentissement ». R. De Becker (Les machinations de la nuit, 1965) résume : « le symbole peut être comparé à un cristal restituant différemment la lumière selon la facette qui la reçoit. Et on peut encore dire qu’il est un être vivant, une parcelle de notre être en mouvement et en transformation. De sorte qu’à le contempler, à le saisir comme objet de méditation, on contemple aussi la propre trajectoire qu’on s’apprête à suivre, on saisit la direction du mouvement dans lequel l’être est emporté. »

[4] https://www.bfmtv.com/sante/le-port-du-masque-plus-obligatoire-a-bruxelles-mais-fortement-recommande-a-partir-du-1er-octobre_AD-202009230280.html
https://www.lesoir.be/318533/article/2020-08-12/port-du-masque-obligatoire-bruxelles-les-exceptions-la-regle

[5] François De Brigode le qualifiait comme tel devant le ministre Frank Vandenbroucke, invité du JT RTBF de 19h30, mercredi 26 mai 2021, alors qu’il lui demandait quand nous pourrions « espérer nous en défaire », en s’excusant de mentionner ce « détail ».

[6] Dernière mise à jour de la directive concernant le port du masque (décembre 2020) : https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/337984/WHO-2019-nCov-IPC_Masks-2020.5-fre.pdf L’OMS indique : Les données scientifiques dont on dispose à l’heure actuelle concernant l’efficacité du port du masque par les bien-portants en vue de prévenir les infections dues à des virus respiratoires, notamment le SARS-CoV-2, sont limitées et contradictoires.

[7] Marilis Valo pointe cette dénomination comme un effet nocebo, bien décrit en médecine : https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/sortir-de-la-secte-etape-2-predictions-et-suggestion-discerner-leur-influence-sur

[8] Stéphanie Brillant, L’incroyable pouvoir du souffle, Domaine du possible, Acte Sud, 2021, p.26.

[9] Stéphanie Brillant, op. cit., p.15 ; Gauthier Chapelle et Michèle Decoust, Le vivant comme modèle, pour un biomimétisme radical, Espaces libres, Albin Michel, 2020, p.116.

[10] Jacques Tassin, Pour une écologie du sensible, Odile Jacob, 2020, p.16.

[11] Stéphanie Brillant, op.cit., p.57.

[12] Chiffres communiqués par Sciensano le 11/08/2021. 8.248.951 personnes ont reçu une dose de vaccin,

soit 72% de la population. A cette même date, 7.511.821 personnes sont complètement vaccinées, soit 65% de la population.

[13] A noter qu’il s’agit d’un effet d’annonce, qui n’a pas été appliqué.


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

Source photo : Adobe Stock