L’insurrection des camionneurs canadiens s’étend à l’Europe

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A l’heure où la Commission européenne propose de prolonger d’un an le « certificat Covid numérique » de l’Union européenne, Canadiens et Européens opposent un front uni à l’obligation vaccinale, avec leur « convoi pour la liberté » mené en deux temps, de part et d’autre de l’Atlantique.

Il y a d’abord ce convoi pacifique pour la liberté[2], baptisé Freedom Convoy 2022 et formé par quelque 35.000 camionneurs canadiens[3] et nombre de leurs homologues américains. Il a démarré vers la mi-janvier à Stanstead, avant de cheminer vers Ottowa, le 29 janvier. Les routiers procéderont à son démantèlement quand ils obtiendront la levée des restrictions qui leur sont imposées aux frontières entre le Canada et les Etats-Unis. Pas avant, au grand dam des autorités canadiennes. Depuis le 15 janvier, tout routier circulant entre ces deux pays est tenu de fournir la preuve d’une vaccination complète « anti-covid » (sous peine d’une quarantaine de deux semaines) et de présenter un test de dépistage négatif.

Par un singulier effet de domino, ce convoi canadien a très vite inspiré le Vieux continent, avec une première vague de protestation en Frise[4] (Pays-Bas), le 30 janvier dernier. Baptisée Convoi européen de la liberté, la contestation européenne se décline en une multitude de convois, avec des points de convergence dans plusieurs capitales européennes (Helsinki, Berne, Berlin, Prague[5], Madrid, Zagreb, Vienne, Paris, Bruxelles…et Oslo, le 19 février). Les convois suisses, finlandais[6], allemands, tchèques, croates, autrichiens et norvégiens ciblent essentiellement, voire exclusivement, la capitale du pays. Pour les autres (convois néerlandais[7] et portugais y compris), l’idée est de converger vers Bruxelles. Les Français se sont donné deux points de convergence: Paris, durant le week-end du 12 et 13 février, puis Bruxelles. La capitale belge et européenne devrait donc accueillir, le 14 février, un cortège de Belges, de Français, de Néerlandais, de Luxembourgeois, de frontaliers allemands[8], d’Espagnols, de Portugais et de Suisses.

Un appel à participation a été lancé, sur les réseaux sociaux, à tous les usagers de la route (voitures, motos, camping cars, camions et camionnettes). Nombre d’informations, relatives à l’itinéraire des convois, au ravitaillement et au logement, s’échangent principalement sur Telegram et Facebook. Des cartes interactives, reprenant notamment les lieux de rendez-vous, sont mises à disposition des participants.

Au-delà de tout discours politique, cette action pacifique, qui n’est pas stricto sensu un mouvement « anti-vaccination », vise à restaurer certains droits fondamentaux de l’individu, comme le droit de poser librement des choix pour sa santé et de circuler librement d’un pays à l’autre, sans tomber sous le coup de restrictions ou de discriminations.

Cette manifestation d’envergure bénéficie du soutien d’une palette d’associations dont Ensemble pour la Liberté. Simultanément, elle se heurte dans certains pays à la ferme opposition des politiques et des autorités, qui entendent empêcher le blocage de leur capitale. Elle serait de ce fait interdite à Paris et à Bruxelles[9]

 

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_744
https://www.latribune.ca/2022/01/26/des-camions...
https://bam.news/articles/convoi-de-la-liberte/
https//www.omropfryslan.nl/nijs/1127114-coronaprotest...
https://www.facebook.com/groups/222474590004799
https://yournews.com/2022/02/05/2294649/worldwide-movement...
https://t.me/+QCQc_klOceg50GJk
https://t.me/Convoy_Deutschland
https://www.dhnet.be/regions/bruxelles/le-convoi-de-la-liberte-interdit...

Source photo : AdobeStock_228402027 - © phaisarnwong2517