©Philippe Graton

 

Est-ce une déformation professionnelle ? Le métier de scénariste permet de décortiquer la trame d’un récit, de savoir comment détourner l’attention du lecteur. Une méthode qui permet d’obtenir, à la fin de l’histoire, l’exclamation : « Oh ! C’était donc ça !? ». Technique narrative qui saute aux yeux dans la crise sanitaire actuelle.


Dans le récit qui nous est fait de la crise sanitaire, les exagérations, les falsifications et les rebondissements se succèdent depuis deux ans comme dans un bon thriller. Est-il aujourd’hui permis de prendre un peu de hauteur, et d’identifier ce qui est évident et incontestable ? Comme dans tout scénario, il existe des enjeux cachés et des personnages obscurs.

Le premier objectif de ceux-là fut de vendre des milliards de vaccins à 20€ la dose en moyenne ; vaccins qui, nous le constatons aujourd’hui, sont loin d’avoir l’efficacité annoncée. Mais si l’histoire se résumait à une escroquerie, il n’y aurait rien d’autre à comprendre. Or, un fait est plus que troublant : plus l’épidémie diminue en mortalité, plus la menace s’éloigne, et plus la pression vaccinale augmente, de façon parfois hystérique, comme en France avec l’imposition du passe vaccinal. La "guerre" chère au président Macron est finie, on pourrait lever la loi martiale, pourtant, à l’inverse, on la renforce. Qu’est-ce que cela cache ? Un deuxième objectif qui serait, comme souvent, le principal, mais qui avancerait masqué. Celui d’installer, via le passe vaccinal, l’identité digitale portée en permanence, véritable changement de société qui permettra surveillance généralisée et contrôle inacceptable de nos faits et gestes.

Arrêtons de nous écharper sur les questions des masques ou des vaccins, de diviser le pays et de dresser vaccinés contre non-vaccinés. Car, trop occupé à cette querelle, chacun de nous normalise le port de l’identité numérique dans son téléphone, acceptant le contrôle de nos accès à une multitude de lieux (restaurants, salles de sport, gares, aéroports, lieux de culture, maisons de retraites, etc.). Contrôle qui, grâce aux 4G et 5G en cours d’installation, deviendra automatique et systématique, ouvrant le marché des objets connectés, très juteux pour certains, très intéressant pour d’autres. Car ce système permettra aux États de "désactiver" tout citoyen qui contreviendrait à n’importe quelle règle existante ou à venir (ne pas s’injecter sa xième dose de rappel, rouler trop vite, être en retard de paiement de ses amendes ou impôts, participer à des manifestations ou des actions mal vues, fréquenter certains sites, voire, comme c’est déjà le cas en Chine, déjeuner avec des citoyens mal notés). Pour les États, le rêve ! Pour nous, le cauchemar.

Ceux qui pensent qu’il est déjà trop tard, qu’à quoi bon, que nous sommes déjà surveillés, ne mesurent pas la montagne de différence entre la possibilité de traçage sommaire qu’offrent aujourd’hui nos téléphones, et la précision de la surveillance qui s’installe, le croisement et la conservation de toutes ces données ad vitam comme le dénonçait déjà Edward Snowden dans son livre très pertinemment intitulé Permanent Record .

L’étape suivante du contrôle de nos vies, à savoir la suppression de l’argent liquide, est déjà bien amorcée —mais une chose à la fois. On connaît désormais la recette de la cuisson de la grenouille : on ne la jette pas dans l’eau bouillante, elle s’en échapperait ! On la laisse dans l’eau froide et l’on monte la température petit à petit. Quand ça lui devient insupportable, il est trop tard, elle est cuite.

C’est ici que notre histoire prend un grand H. Regardons les jours que nous sommes en train de vivre à l’échelle de l’Histoire. Cela veut dire comprendre le sens de ce qui se joue aujourd’hui. Quel aura été notre rôle dans ce basculement, qu’aurons-nous fait, laissé faire ou empêché, qu’est-ce que l’Histoire retiendra de nous ? Ma conviction est qu’il est temps, même pour les plus raisonnables d’entre nous, de refuser ce changement qui nous est imposé par des personnes dont la préoccupation n’est nullement la santé publique. Il est l’heure de s’opposer, de dire non, à moins de s’accepter grenouille.

Par Philippe Graton


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9moires_vives_(livre)

 

Que se passe-t-il en Helvétie ? Ce pays à peine plus grand que la Belgique, toujours représenté en blanc sur les graphiques des nations européennes, toujours à part même s’il en est au cœur.

Il ne s’y passe pas grand-chose, apparemment, et comme nous le disait, il y a 20 ans, une publicité française pour un fromage qui parodiait l’accent suisse aussi mal que l’accent belge : « y se passe jamais rien ici... ». Les clichés ont la vie dure et on fera l’impasse sur les « 8 secondes de la barre Ovomaltine » ou « les marmottes qui emballent le chocolat ». Car la Suisse s’aligne, elle aussi, sur la morosité covidienne ambiante. Avec des variantes surprenantes puisque par son système unique dit de « démocratie directe », elle voit son « peuple souverain » être convié aux urnes sur de nombreux sujets. Pour le mieux ? Rien n’est moins sûr.

Votations

Le 28 novembre dernier, les citoyens étaient appelés à voter sur la « Modification de la loi Covid-19 ». Cette loi avait été soumise au peuple suisse le 13 juin 2021 avec une approbation de 60,2% des votants. Mais depuis sa proposition en septembre 2020 jusqu’à son passage aux urnes, plusieurs remaniements y ont été amenés par les Autorités et sans que le peuple en soit informé. Il était, entre autres, question de l’ajout du Certificat Covid, l’équivalent du Covid Safe Ticket, ou encore de prolonger les pleins pouvoirs de l’Exécutif (sécurité, urgence sanitaire, etc.) jusqu’au 31 décembre... 2031 !

Des esprits attentifs ont relevé ces modifications et au lendemain du vote du 13 juin, un nouveau référendum était lancé afin de modifier cette loi et de la soumettre une nouvelle fois aux Helvètes. En résumé, il fallait revoter en connaissance de cause.

Ce fameux 28 novembre 2021, on pouvait lire que « le monde avait les yeux rivés sur la Suisse ». Puisqu’en disant non à la Loi Covid-19, elle pouvait créer la surprise et démanteler des mesures « sanitaires » qui, depuis bientôt deux ans et avec ce que nous en savons aujourd’hui, peuvent objectivement être qualifiées de liberticides, voire de totalitaires. Et lors de cette date-clé pour l’avenir de leur nation et peut-être pour d’autres, les Suisses ont dit... oui à 62% !

Désenchantement et étonnement

Gros désenchantement chez les partisans du non et reprise de la vie normale, dès le jour suivant. Pas un débat et très peu d’éditoriaux pour revenir sur cette séquence. Un étrange silence médiatique et un retour aux affaires courantes comme si rien ne s’était passé. Le Conseiller Fédéral (ministre) en charge de la santé, Alain Berset, se targuant au passage que « ce résultat est la preuve que la démocratie existe ». Le même qui, lors d’une conférence de presse en avril 2020, avait sorti une citation qui a beaucoup fait parler et qui pouvait être à l’image du pays  : « Il faut agir aussi vite que possible mais aussi lentement que nécessaire ».

Dans tous les cas, fin de l’histoire, passons à la suite du programme. Peut-être. Mais ce résultat de 62% de oui reste étonnant. D’une part, parce qu’il est un peu supérieur au précédent (60,2%), alors que les citoyens étaient censés connaître tous les points (bien que l’on sache le désintérêt collectif pour la chose publique) et d’autre part, parce que ceux qui étaient contre étaient nombreux et l’ont fait savoir. Notamment dans les rues de la capitale (Berne) où pour la première fois des familles et des enfants ont découvert les plaisirs des gaz lacrymogènes lancés par la police.

Et là, il faut savoir que le particularisme de la Suisse s’inscrit aussi dans les mentalités. En 2021 encore, pour bon nombre de citoyens, le gouvernement, les Autorités, restent une valeur sûre, une sécurité. La plupart imagine mal ses dirigeants pouvant agir autrement que dans les intérêts du peuple et du pays. Les 7 Conseillers Fédéraux souvent en poste pendant des années devenant presque les Petits Pères du peuple dans une démocratie qui, comme d’autres autour d’elle, a manifestement du plomb dans l’aile.

La confiance règne

Pour exemple de cette confiance, lors de chaque votation, les Suisses sont amenés à voter sur plusieurs objets. Le 13 juin 2021, en même temps que la « Loi Covid-19 », ils ont approuvé à 56,6% la Loi sur les mesures anti-terroristes. On peut se demander pourquoi, puisque l’on peut se chercher longtemps quand a eu lieu le dernier attentat terroriste en territoire helvète ? Peut-être faut-il regarder de plus près ce que cette loi implique et constater que, parmi les mesures, toute personne qui conteste l’État et ses manières de faire peut être considérée comme un « terroriste potentiel ». Mais comme la plupart des décideurs veulent le bien de chacun...

Notez qu’à chaque votation, le Conseil Fédéral donne ses recommandations. Il va sans dire que dans les deux cas (Loi Covid et mesures anti-terroristes) il préconisait le oui.

Les mêmes esprits qui avaient flairé le flou sur le vote du 13 juin ont, depuis celui du 28 novembre, lancé des procédures pour démontrer qu’il y a eu fraude. Mais nous sommes en Suisse, pensez donc, une fraude ! Ce n’est pas possible ! Nous sommes dans une démocratie pour ne pas dire dans l’un de ses meilleurs exemples.

Cherchez l’erreur

Plusieurs pistes sont à l’étude mais aboutiront-elles et dans combien de temps ? Des rumeurs circulent sans que pour autant le début d’un scandale n’éclate. On parle de ces médias qui avaient déjà donné le oui gagnant bien avant la fermeture des bureaux de vote ou de ces élus locaux qui, quelques jours (semaines parfois) plus tôt, annonçaient fièrement que « le oui l’a emporté ». Même l’affaire des 7 000 bulletins de vote oubliés, pendant le week-end prolongé de Pentecôte (22-24 mai), dans des caisses ouvertes, sur un trottoir devant un bureau de poste de Genève (retenez qu’il s’agit de la Poste) ne bousculent en rien le système démocratique. Ces bulletins concernaient les votations du 13 juin 2021...

Officiellement, 2 222 373 citoyens suisses ont dit oui à la Loi Covid-19. Ceux qui pensent que ce résultat est erroné mettent la faute sur le vote électronique. Il faut savoir qu’au niveau international, trois sociétés se partagent principalement ce marché (d’avenir ?)  : Dominion, Smartmatic et Scytl. Cette dernière, en plus d’être un logiciel de vote, héberge aussi les serveurs des deux autres. Scytl a travaillé pendant plusieurs années en partenariat avec la Poste Suisse (qui est une société anonyme détenue intégralement par la Confédération) avant de tomber en faillite en 2019 et d’être entièrement reprise par la Poste. Depuis lors, et même précédemment, les lacunes, les erreurs de système et autres hacking ont jalonné le parcours du logiciel et plusieurs médias, même les plus mainstream, ont sonné l’alerte. Soulignons que depuis 2014, l’entreprise Scytl comptait parmi ses clients le Ministère de l’Intérieur en France. On peut imaginer que son logiciel, même décrié, sera à la manœuvre lors de l’élection présidentielle en mai prochain.

Schématiquement, c’est donc la Poste Suisse qui gère(ra) les machines de vote électronique bien au-delà de ses frontières. Elle était déjà partie prenante dans l’élection américaine de 2019. Peut-être était-ce la partie émergée de l’iceberg, au vu de tous les événements qui ont suivi ?

Oasis élitiste

S’il y a fraude, en Suisse ou ailleurs, tout pourrait partir de ce pays « où il ne se passe jamais rien ». À supposer que ce soit le cas, le fond de l’affaire ne sera connu que dans quelques décennies (siècles ?) à l’image des derniers sujets tabous. Il ne faudrait pas que les citoyens de diverses nations réalisent vraiment que le pouvoir qu’on leur prête est sous contrôle, pour ne pas dire un leurre.

La Suisse est bien un pays à part, il ne s’y passe (presque) rien. Bien que son territoire soit le siège de nombreuses organisations mondialistes, de Genève à Davos et son Forum Economique Mondial (dont le siège est, lui aussi, à Genève). Tout comme elle est le refuge de toutes sortes d’activités internationales et ambiguës, principalement financières. En cela, elle est peut-être condamnée à devenir une oasis élitiste. Et donc faite pour l’élite et non pas pour le peuple et ses bonnes croyances qui n’en (s)aura rien. À moins qu’il ne se réveille et se rappelle à son passé de valeureux guerriers. Mais ça, c’est une autre histoire même si c’est son Histoire. N’en déplaise aux chantres du monde d’après.

 Par Nicolas d’Asseiva, auteur de « Pax Dystopia »


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM !

En Suisse, l'introduction et la révision des lois fédérales, au sens formel, sont sujettes au référendum. Lorsqu'une nouvelle loi ou une loi révisée est publiée, tout citoyen opposé à son entrée en vigueur dispose d'un délai de cent jours pour récolter 50 000 signatures de citoyens suisses et soumettre un référendum à la voix du peuple. Le cas échéant, la loi devra ainsi être soumise au référendum et n'entrera en vigueur que si la majorité des votants se prononce favorablement.

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Depuis le 20 novembre dernier, le télétravail est à nouveau obligatoire. Pour ceux qui peuvent le pratiquer, la règle des 4 jours est de rigueur. Passons sur les dispositions d’exception et le fatras administratif, les responsables en entreprise sont mis à rude épreuve par des pouvoirs publics qui s’emploient à tout compliquer.

Lors des séquences précédentes, on a beaucoup débattu du ressenti psychologique des travailleurs. A côté des reportages complaisants de la RTBF montrant un couple de cadres du BW en train de réaménager leurs bureaux respectifs dans la 4 façades, se gaussant du gain de temps en trajets, tout bénéfice pour les « kids », d’autres réalités bien plus crues sont apparues.

Un enfer pour des personnes vivant dans de petits espaces : en couple, voire avec des enfants dont l’école a été fermée pour cause de « cas contact ». Des drames liés à l’isolement et la solitude pour des personnes dont le travail constituait le principal univers social.

Nos gouvernants pourtant si prompts à se soucier de la santé des citoyens ont probablement « oublié » ces dimensions psychologiques liées au télétravail au moment d’appuyer une fois encore sur ce bouton-là.

Le télétravail, un bienfait au niveau économique ?

Ce qui intrigue dans cette généralisation du télétravail voulue par des « politiques néo-libéraux » chantres de l’efficacité (macro) économique, c’est l’impact désastreux que cette mesure provoque directement et indirectement.

Des milliers de m2 de bureaux sont vides et risquent de plonger ce pan de l’activité immobilière dans une crise structurelle. Tout l’horeca tributaire de l’activité de bureau est à l’agonie : opérateurs de restaurants d’entreprises, petits snacks et restaurants orientés sur le service du midi. Et on pourrait continuer avec les sociétés de gardiennage, les hôtesses d’accueil, …

Et le travailleur dans tout cela ? Dans la “novlangue” des ressources humaines, un travailleur est une variable d’ajustement qui, à l’insu de son plein gré, est la prochaine cible des obsessionnels du dividende et son désormais corollaire, la réduction des coûts.

Dans les grandes entreprises lourdes de structures, on peut estimer environ à 20% le temps de travail « non productif » en réunions de staff, d’organisation … et aussi en réunions inutiles. Ces « inutilités » permettaient toutefois d’alimenter le corps social de l’entreprise au même titre que le petit mot à la machine à café permettait de régler un problème.

L’économie n’est pas une science exacte mais assurément une science humaine où le relationnel est créateur de valeur pour l’innovation et le projet d’entreprise.

Déconnecter (ou ne les connecter que par écran interposé) les collaborateurs entre eux casse toute la dynamique du groupe.

Un travailleur devenu « invisible »

En Teams et en Zoom, tout cela tend à disparaître et les 20% de temps inutile se transformeront vite en suppression d’emploi.

En acceptant ces mesures sans sourciller, les travailleurs, comme les syndicats qui portent une lourde responsabilité dans ce processus, ont permis « leur invisibilité » mais aussi la dépréciation de leur travail et de leur fonction.

Le bonus est la déculpabilisation assurée lors des licenciements : une petite vidéo conférence, une suppression de profil sur un serveur, et le tour est joué.

Le sens d’une telle mesure sur le long terme

Au nom du péril sanitaire, le gouvernement a usé de cette mesure au point que dans certaines entreprises, l’exception est devenue la norme et qu’on supprime définitivement des espaces de bureau. Alors que des secteurs comme les banques, assurances et autres télécoms opèrent des plans de suppression de postes depuis des années, nos gouvernants passent les plats aux dirigeants de ces entreprises.

Quand on regarde les liaisons (dangereuses ?) entre grands patrons, politiques et consultants (tous en charge des plans de restructuration), on est en droit de s’interroger sur la réelle bienveillance de ceci.

Des conséquences désastreuses

Avec le télétravail massif, des entreprises et leurs dirigeants, ont eu des gains en dividendes record grâce aux économies réalisées : location de bureau, gain en énergie, en frais de déplacement, en suppression de postes.

Les dégâts à charge de la collectivité sont importants : perte de postes et d’emplois et ses conséquences en termes de coûts pour la sécurité sociale en assurance chômage, « burnouts », dépressions, …

Le télétravail est très positif pour autant qu’il soit négocié entre l’employeur et l’employé. Le bon sens nous indique qu’un ou deux jours par semaine semble être le bon tempo.

Aucun adepte du travail à distance n’avait prévu qu’un gouvernement finirait par contraindre à la hussarde toute une partie de la population à y avoir recours à raison de 4 jours par semaine (on a échappé aux 5 jours in extremis). Ce même gouvernement, qui se vante d’agir sous couvert d’experts et de scientifiques, n’a jamais mesuré l’impact de cette généralisation du télétravail. En pseudo-gérant une crise sanitaire avec des mesures totalement inadéquates, ce gouvernement nous a entraînés dans une crise socio-économique durable.

Comme dans le monde de l’entreprise vénéré par tant de politiques, quand on est à ce point dans l’échec, on présente sa démission ! (on avait un peu oublié ce mot-là)

Par Philippe Davister


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

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Adobestock : ©Hernan Schmidt

Marko pour Mediabask

Face à l’urgence et à l’accélération des mesures gouvernementales incohérentes, inutiles, discriminatoires, ce 14 janvier les bibliothécaires en lutte ont fait paraître un appel au monde de la culture[1].
La tribune "Nous ne sommes toujours pas dupes!", rédigée par deux collectifs afin de rompre le silence, a été signée par + de 600 personnes du monde de la culture, artistes et professionnels (bibliothécaires et libraires y compris)

Depuis le mois de juillet 2021 et la mise en place d’un pass dans des lieux du quotidien (malgré les promesses faites au printemps que cela n’arriverait jamais), le gouvernement mène une dangereuse politique de ségrégation à l’encontre d’une partie de la population.

Un grand nombre de citoyennes et de citoyens s’est brutalement vu privé de droits élémentaires et ce dès l’âge de 12 ans. Avec la mise en place du pass vaccinal, l’accès aux loisirs et à la culture est désormais interdit à plusieurs millions de personnes, devenues des parias. Des lieux, pourtant essentiels aux plus modestes, aux plus isolés, pour accéder à l’information, à la culture, au sport, au lien social, ferment à présent complètement leurs portes aux "sans pass". 

Même l’accès équitable aux soins est remis en cause, ce qui est sans doute le plus grave.

Qui n’a pas encore en tête ces déclarations de ministres, d’élus et d’éditorialistes aussi méprisants que méprisables ?

« Rendre la vie impossible aux non-vaccinés », « Il faut aller les chercher avec les dents et avec les menottes », « les personnes qui refusent le vaccin, ces jusqu’au-boutistes, sont une faille dans notre système », « faire porter le poids des restrictions aux non-vaccinés », « les non-vaccinés nous pourrissent la vie », « une minorité de connards », etc.

Des propos outrageants et discriminants qui ont largement trouvé écho auprès des médias. 

Ces stigmatisations atteignent un point culminant lorsque le Président de la République déclare : « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire jusqu’au bout, c’est ça la stratégie ! » Il va même jusqu’à ajouter qu’un « irresponsable n’est plus un citoyen ». Il dresse ici un mur entre les Français et les Françaises, désigne des coupables, et appelle ni plus ni moins à la déchéance de citoyenneté pour ceux qu’il accuse de « saper la solidité d’une nation » et d’incarner « le mensonge et la bêtise, qui sont les pires ennemis en démocratie ».

Le « Nous sommes en guerre » semble aujourd’hui prendre un nouveau sens, celui d’une incitation à la haine.

En mai 2019, face au traitement médiatique du mouvement des Gilets jaunes et à la répression inouïe qui s’exerçait sur les manifestants, nous affirmions que nous n’étions pas dupes dans une tribune parue dans Libération.

Aujourd’hui, le gouvernement cherche à désigner des boucs émissaires dans la population alors qu’il se défausse systématiquement de toutes ses responsabilités dans la gestion de la crise. Dans le même temps, il orchestre la casse de l’hôpital public depuis des années en plus de la fermeture de lits en pleine crise.

Nous ne sommes toujours pas dupes. La dérive autoritaire se poursuit et se démasque de plus en plus.

Le pass est avant tout un outil puissant de division, de discrimination de la population, de stratification de la société. C’est une véritable porte ouverte vers le contrôle social d’État et entre les individus.

Aujourd’hui, le statut vaccinal comme marqueur de citoyenneté. Et demain ?

Aujourd’hui, l’exclusion sociale, culturelle et sanitaire comme mesure répressive. Et demain ?

Comment ne pas se souvenir qu’à chaque fois qu’un État a souhaité stigmatiser et attaquer une partie de sa population, le totalitarisme est alors sorti de l’ombre ?

Le gouvernement bafoue actuellement la Constitution française, le secret médical, le serment d’Hippocrate, la loi Kouchner dans le but d’imposer son « obligation vaccinale déguisée ». Il trahit la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen qui stipule que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » et que « tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas ». 

Il va même totalement à l’encontre de la Résolution 2361 du parlement européen votée par la France le 27 janvier 2021 qui prévoit « de s’assurer que les citoyens et citoyennes sont informés que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s’il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement » et « de veiller à ce que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas être vacciné, en raison de risques potentiels pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner ».

Nous refusons d’être désignés comme "vaccinés" ou "non vaccinés" et d’être poussés au rejet de l’autre.

Nous ne voulons être ni les actrices ou acteurs, ni les complices de ce séparatisme forcé.

Nous, artistes, professionnelles et professionnels, actrices et acteurs de la culture, sommes révoltés par la répression, la manipulation et l’idéologie de ce gouvernement. C’est un moment charnière de notre histoire.

Utilisons notre pouvoir, celui des mots, de la parole, de la musique, de l’image, de la pensée, de l’art, pour dire non à ce projet de société. Nous appelons toutes et tous à entrer en résistance face à ce discours de haine et de division et à être solidaires pour que « liberté égalité fraternité » ait encore un sens.

Les sous-marins jaunes (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)


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[1] https://linsatiable.org/Bibliotheques-art-et-culture

Avec le soutien du collectif Lesessentiels.org et de bibliothécaires en lutte.

Pour voir les 600 signataires de la tribune et signer la pétition, vous pouvez suivre ce lien.

Les PROFESSIONNELS DE TERRAIN disent STOP au port du masque dès 6 ans !


Depuis le 6 décembre, les enfants, dès 6 ans, sont contraints de porter le masque. Si cette mesure soudaine a soulevé de nombreux questionnements dès sa mise en place, elle est de plus en plus décriée par les professionnels du domaine de l’enfance. Ces professionnels réclament purement et simplement la SUPPRESSION IMMEDIATE et DEFINITIVE de cette mesure qui crée assurément plus de dégâts que ce qu’elle prétend résoudre. 

« Nous avons tiré la sonnette d’alarme par le biais de cartes blanches, nous aurons averti ! En dépit de nos interpellations, les sphères politiques pratiquent la sourde oreille, préférant visiblement sacrifier la santé mentale des enfants de notre pays face à cette crise sanitaire qui en prépare une autre. Les conséquences psychologiques et pédagogiques seront colossales tant les effets de cette mesure sont néfastes au regard de la nature-même des enfants dès cet âge. Sans compter que les situations chaotiques se multiplient dans les écoles qui n’ont jamais connu de tels taux d’absentéisme, ce qui pousse à remettre totalement en question l’efficacité de cette mesure ! Il est temps de réagir et d’agir ! » 
En tant que Psychologues de terrain, combattre cette mesure s’impose comme une évidence. Elle est d’une authentique violence à l’égard des enfants qui, en plus d’avoir été accusés d’être les moteurs de cette situation sanitaire, voient leurs besoins vitaux, physiques et sociaux gravement altérés par : 
le manque d’oxygénation du cerveau, en plein développement, provoquant états de somnolence, maux de tête et de ventre et difficultés de concentration ; 
la perte massive des messages non-verbaux nécessaires à toute bonne communication ;  
l’entrave de l’audition et la vision, sens essentiels du développement global de l’enfant  ; 
• la perte des appuis sensoriels, indispensables à l’intégration des apprentissages. 



Nous constatons déjà des dégâts : augmentation des troubles somatiques et anxieux, augmentation des troubles du lien, irritabilité et états de tristesse ; troubles et retards de langage et d’apprentissages ; sentiment d’insécurité majoré, dans un contexte où soi et l’autre deviennent de potentiels dangers, etc.  



Cette mesure nuit donc pleinement aux bases du plein apprentissage des codes sociaux et du développement cognitif, indispensables à cet âge. Les enfants seront tous impactés, et en particulier, les plus fragilisés. Certains dommages seront difficiles voire impossibles à réparer dès lors qu’ils resteront plongés dans cette situation traumatisante.   



C’est pourquoi, à l’instar de l’appel lancé par les Pédiatres lors du premier confinement en avril 2020 ayant ramené les enfants dans les écoles, ou encore, du cri poussé par la culture récemment ayant provoqué la ré analyse des mesures les affectant, nous demandons à être entendus pour que cette mesure du port du masque infligée aux enfants sans analyse sérieuse et complète de ses conséquences sur leur santé mentale et leurs apprentissages soit remise en question sans délai. Ceci, dans le seul objectif de leur laisser toutes les chances de traverser cette crise en étant le moins impactés possible quant à leur développement humain et leurs apprentissages. 



N’attendons pas que se passe chez nous ce dont témoignent des études provenant d’ores et déjà d’autres pays qui alertent tantôt sur les dommages en termes de QI[i], tantôt, sur le caractère non-concluant[ii] de l’efficacité du port du masque à cet âge ou en révèlent même les effets néfastes[iii]. 



Nos cabinets étant à saturation suite aux diverses mesures de la crise sanitaire, il s’agit d’un appel URGENT de santé publique ! 



Cet appel est signé par un nombre toujours croissant de signataires, à ce jour, plus de 246 psychologues, médecins, directeurs et instituteurs d’école, assistants sociaux, psychomotriciens… 

Aurore Arnould, psychologue, psychothérapeute
Anne Schaub, assistante en psychologue, psychothérapeute
Marine Moyaerts, pédopsychologue
Julie Coutellier, psychologue, thérapeute du développement 


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

Retrouvez les sources en cliquant sur les liens ci dessous
COMMUNIQUE DE PRESSE.PDF

[i] https://lpost.be/2022/01/01/confinements-et-port-du-masque-une-chute-du-qi-chez-les-plus-jeunes/ 

[ii] https://www.linkedin.com/pulse/le-gouvernement-britannique-admet-que-les-preuves-masques-molinier/?trk=articles_directory&originalSubdomain=fr 

[iii] https://www.covidhub.ch/plus-de-150-etudes-comparatives-et-articles-montrent-linefficacite-et-les-effets-nefastes-du-masque/ 

Source Photo : Adobestock ©Anchalee

Sabine Moens de Fernig et Laurence Vandeputte redevenues citoyennes depuis qu’elles ont quitté leurs mandats politiques et leurs partis, interpellent la commune d’Uccle, en tant que pouvoir organisateur des écoles communales uccloises, à propos de l’application du port du masque pour les enfants dès 6 ans.

Le propos de cette intervention consiste à dénoncer cette mesure, à en évoquer les méfaits et à demander à la commune d’appliquer le plus largement possible le principe de précaution pour préserver les enfants de ce dispositif disproportionné et délétère.

Cette séance de Conseil communal se déroulera en version virtuelle. Pour en assurer l’obligatoire publicité, cette séance sera rediffusée en direct sur le compte facebook de la commune d’Uccle.

La séance démarre à 18h30 précises et la présentation de cette interpellation est le 1er point prévu à l’ordre du jour de la séance. Rendez-vous, dès 18h30, sur le compte facebook de la commune d’Uccle pour suivre cette intervention et la soutenir. Soyez à l’heure !


Projet d’ordre du jour de la séance du 20 janvier 2022 tel que publié au 16/01/2022 :
http://www.uccle.be/les-elus/conseil/odj-20-01-22

Compte FB de la commune : https://www.facebook.com/uccle1180ukkel/

Source photo:
https://www.md-universal.eu/images/File-3557uccleTownHall.jpg


Laurence Vandeputte

BIO : Membre de la génération "sandwiche" (génération comprise entre les parents âgés d'une part et la génération des enfants adultes avec enfants notamment, d'autre part), membre du réseau bruxellois des "maîtres-composteurs", engagée activement au sein d'Ecolo depuis une vingtaine d'années - conseillère communale élue en 2018, démissionnaire. Professionnellement : chargée de projets en Éducation Permanente. Participante active au sein du Quartier Durable de son quartier. Citoyenne très fâchée, atterrée, effrayée par la manière dont notre société est gouvernée, particulièrement depuis ces derniers mois (mais pas que ...).

Madame, Monsieur,

Je vous écris pour vous faire part de mon immense préoccupation par rapport aux mesures coercitives et à la discrimination médicale qui tiennent actuellement lieu de réponse politique à l'épidémie de covid en Belgique - en particulier les débats qui s'annoncent au parlement à propos de la vaccination obligatoire, ou d'un éventuel pass vaccinal.

Quels motifs donne le commissaire "Corona" à ces propositions, dans une note aussi absurde que paresseusement rédigée[1] ? Rester en "peloton de tête" d'une fantaisiste course au vaccin qui n'existe que dans la tête de technocrates férus de classements abstraits, plutôt que sincèrement inquiets de la santé publique au sens large. Un but aussi vague ne devrait normalement pas initier de discussion sur les moyens coercitifs de l'atteindre, avant d'avoir reçu un claire définition, chiffrée en termes de couverture vaccinale, et des motivations sérieuses de le poursuivre.

Ce n'est hélas pas la première fois que les parlementaires se dispensent allégrement de cette étape initiale : le CST élargi a été instauré début novembre dans le but vague de "freiner les contaminations", sans qu'aucun parlementaire de la majorité ne s’émeuve de l'absence de critères de satisfaction d'un tel "but".

Faute de la définition claire d'un but digne d'être poursuivi, on ne peut pas raisonnablement attendre de bénéfices des politiques d'obligation et de ségrégation proposées à votre examen.

Il est en revanche facile d'en anticiper les nombreux dommages, étant donné que l'espace public se remplit de nos jours de personne très disertes sur les instruments de contrainte, et que le débat se centre compulsivement sur la manière la plus subtile et imaginative de harceler la minorité de citoyens belges n'ayant pas reçu de vaccin contre le covid. Voici une liste non-exhaustive de ces dommages:

1) La contrainte alimente la méfiance ;

Toute mesure coercitive pour contraindre à se faire vacciner constitue de facto un encouragement à se méfier des vaccins[2]. Elle fait très clairement comprendre à ses cibles qu'il n'y a pas d'argument raisonnable disponible, et que l'on en arrive à les forcer par manque d'éléments convaincants. La rupture de confiance entre publics et institutions de santé publique que ce genre de pression occasionnera (et occasionne déjà avec le CST) mettra des années à se résorber - à supposer que les représentants de la majorité réalisent leur fourvoiement, ce qui est hélas douteux.

2) Le chantage empêche le consentement éclairé ;
La loi du 22 août 2002[3] énonce que, dans une relation de soins, tout patient a droit d'accorder ou de refuser librement son consentement à un acte médical. Depuis l'instauration du CST, cette obligation n'est pas satisfaite. Personne n'est réellement libre de refuser un traitement si les conséquences de ce refus sont l'exclusion de la vie sociale, culturelle, sportive et familiale. En témoignent toutes les personnes qui ne se sont pas vaccinées pour des raisons médicales mais pour céder au chantage, et échapper à la menace de l'exclusion sociale.

Le juge de Liège qui a trouvé le CST wallon raisonnable et proportionné le 7 janvier[4] ne se rend très probablement pas compte du sacrifice budgétaire que représente un ajout de 40€ de frais de test PCR au prix d'un ticket de piscine, de cinéma, ou même au simple geste d'aller visiter ses proches en maisons de soin. Oserez-vous dire aux membres des ménages qui ne peuvent pas se permettre de tels frais que leur consentement à la prise du vaccin est libre et éclairé ? Le CST en place opère déjà une grave dégradation du consentement indispensable à tout acte médical. A fortiori, le pass vaccinal et l'obligation vaccinale (par définition), vont empirer ces dégâts.

3) L'échange de la prise d'un traitement contre un privilège enfreint l'intégrité corporelle et marchandise le corps.

En Belgique, l'intégrité corporelle et l'autonomie des patients sont les deux principes qui fondent cette obligation de recueillir le consentement éclairé. Rendre le vaccin obligatoire pour l'exercice de droits fondamentaux, accorder ces droits comme des privilèges ou des récompenses à ceux qui ont fait le choix promu par le gouvernement, c'est considérer le corps, ce qu'il y a de plus intime et sacré pour une personne, comme une monnaie d'échange.
C'est favoriser l'instauration d'un rapport marchand et mercenaire du destinataire de soins envers son propre corps. Où est l'intégrité corporelle quand on installe des équivalences aussi nocives et dystopiques : deux injections contre un CST, trois doses de vaccins contre double ration de liberté de circuler ! La campagne de vaccination a déjà appâté des jeunes dans les hangars de vaccination en y plaçant des DJ dans un mélange des registres malsain. Au nom de l'intégrité corporelle, la Belgique interdit le commerce d'organes et de tissus[5] ; pourquoi la majorité installerait-elle aujourd'hui un commerce d’interventions médicales contre certificats, titres et tickets ?

4) La coercition légitime les discours faisant des non-vaccinés des boucs émissaires.

En ciblant les personnes n'ayant pas reçu de vaccin contre le covid comme un problème urgent de santé publique, les propositions d'obligation et de pass vaccinal entérinent l'idée que le groupe des non-vaccinés constitue une "menace pour l'hôpital". Le premier ministre a employé à deux reprises dans des interviews de presse grand public, des chiffres faux[6]  pour confirmer cette idée. Lorsqu'il a été contraint de reconnaître ses mensonges, il s'est obstiné dans sa volonté de "pointer du doigt" la minorité qui lui sert de bouc émissaire . Pour ce ministre, pas besoin de prémisses vraies pour asséner obsessivement sa conclusion[7]. Il est aujourd'hui cité en justice, avec monsieur Vandenbroucke, pour incitation à la haine[8].

Avec cette rhétorique il oublie commodément de préciser que les non-vaccinés qui se sont fait hospitaliser n'ont pas été LA cause du débordement hospitalier, que ces débordements ne sont pas neufs, et qu'ils résultent et continueront à résulter du manque de main d’œuvre en soins infirmiers. Par ailleurs, la majorité ne peut pas sérieusement nous faire croire qu'elle se soucie de sauver l'hôpital, quand, au pic de la quatrième vague, sa priorité était de pousser au licenciement des dizaines de milliers de soignants.

Se précipiter pour abolir les droits fondamentaux (droits de consentir, liberté de mouvement, droits culturels, droit à une vie familiale,...) d'une minorité, par pingrerie envers le financement d'un service public, n'est pas digne d'une démocratie. Si le tout est de sauver l'hôpital sans jamais le refinancer sérieusement, on pourrait aussi enfermer les personnes au BMI supérieur à 25 chez elles, leur faire livrer un repas sain et ne les laisser sortir que lorsqu'elles auront retrouvé une ligne au goût du gouvernement…

Si les hospitalisations de certaines personnes non-vaccinées étaient évitables, faire de ces malades eux-mêmes les responsables du tort est trop facile pour dédouaner une majorité gouvernementale de ses échecs. La non-prise d'un vaccin par les personnes vulnérables est avant tout l'échec d'une campagne qui a paresseusement substitué la contrainte aux arguments et au dialogue (cf point 1). Ce n'est pas en s'enfonçant dans cette voie qui menace et culpabilise les malades qu'on accomplira quoi que ce soit de constructif. Vous allez au contraire, en votant pass ou obligation, aggraver l'hostilité attisée par messieurs De Croo, Vandenbroucke, Lachaert, Rousseau,... envers la minorité, en instituant une couche de ségrégation supplémentaire.

J'espère que vous garderez ces considérations à l'esprit quand il s'agira de voter sur un sujet aussi sensible pour notre démocratie et pour la paix sociale. Ne tournez pas le dos aux fondements de notre vie politique pour des hypothétique gains de quelques rangs dans une abstraite course à la vaccination.

Cordialement,


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

[1] https://www.rtbf.be/news/article/download?blockId=5663923

[2] Une illustration pour le cas français est disponible à l’adresse suivante : https://www.nature.com/articles/s41591-021-01661-7 : « The passe sanitaire increased levels of vaccination, but to a lower extent among the most vulnerable, and did not reduce vaccine hesitancy itself »

[3]https://www.md-universal.eu/images/loi_du_22_aout_2002_relative_aux_droits_du_patient.pdf

[4] https://www.lalibre.be/debats/opinions/2022/01/13/messieurs-les-parlementaires-lisez-attentivement-larret-de-la-cour-dappel-de-liege-sur-le-pass-sanitaire-GHEBPWYYQVBMNKKG4IIIXM6PSM/

[5] https://www.health.belgium.be/fr/sante/prenez-soin-de-vous/debut-et-fin-de-vie/don-dorganes/citoyens/ethique-et-don-dorganes

[6] https://www.levif.be/actualite/sante/fact-check-non-il-n-y-a-pas-cinq-fois-plus-de-non-vaccines-en-reanimation/article-normal-1507855.html?cookie_check=1640701007 ; https://www.standaard.be/cnt/dmf20220109_97853537

[7] https://twitter.com/alexanderdecroo/status/1481625981676933122#m à partir de 1’30

[8] https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2022/01/08/une-citoyenne-intente-une-action-contre-letat-belge-pour-discrim/

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