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BAM! détoxe : Conférence de presse du CODECO (26 octobre 2021)

BAM! détoxe : Conférence de presse du CODECO (26 octobre 2021)

BAM-detox rassemble des professeurs d’université, des médecins, des personnes travaillant dans le domaine pharmaceutique et médical ainsi que des journalistes indépendants.

Bam-detox a pour objectif d’analyser et de vérifier les informations diffusées dans les médias et les réseaux sociaux.


La conférence de presse du CODECO du 26 octobre 2021 marque un tournant dans la situation épidémiologique en Belgique et donc dans la communication du gouvernement. En effet, alors que la semaine précédente nos ministres parlaient « d’épidémie de non vaccinés » et de la Flandre bon élève de la vaccination, les nouveaux chiffres annoncés par Franck Vandenbroucke à la Chambre jettent un pavé dans la marre et viennent contredire ce que prétendaient nos ministres quelques jours auparavant : 70,9 % des patients hospitalisés en Flandre sont vaccinés…


Analysons ici quelques déclarations qui marquent ce revirement.

Elio Di Rupo
« l’utilisation du CST est une utilisation qui permet de protéger davantage encore les personnes qui sont  vaccinées… »

https://youtu.be/yOqR_b96oD4?t=500

Après les personnes à risques, il a fallu vacciner les autres catégories de personnes pour protéger les personnes à risques déjà protégées. Et le CST, selon Elio Di Rupo, viserait à protéger encore mieux les personnes vaccinées. Pourquoi encore mieux les protéger si le vaccin protège à ce point que tous, nous devons être vaccinés ? Cela reste un mystère…

Les rapports épidémiologiques anglais, plus complets que les nôtres, nous apprennent que les personnes vaccinées sont maintenant plus souvent infectées que les personnes non vaccinées, proportionnellement à la taille de la population. Cette tendance semble se confirmer en Belgique. Le groupe des personnes vaccinées comprend donc le plus grand nombre de personnes infectées se promenant dans les rues et les lieux public après 18 mois, où elles ne doivent pas porter le masque ni être testées. Le CST protège les personnes vaccinées oui… de la désagréable impression de s’être fait berner par les politiciens qui leur avaient promis une paix royale. Ceci dit, d’un point de vue infectieux, cela les expose plus que cela ne les protège. Les évènements CST, de l’aveu du Ministre Vandenbroucke à la Chambre et de Steven De Gucht, seraient les nouvelles sources de clusters. 

Reprenons ici les déclarations de Franck Vandenbroucke à la Chambre le 26 octobre : « Dans la semaine du samedi 16 octobre au vendredi 22 octobre, 54,4% des patients hospitalisés étaient complètement vaccinés, donc 385 sur 708 étaient complètement vaccinés. Vous avez demandé ces chiffres par région : 39,2 % des patients bruxellois étaient complètement vaccinés, soit 47 sur 120 ; 70,9 % des patients en Flandre, 236 sur 333, et 40 % des patients en Wallonie, 102 sur 255. »
Source https://www.dekamer.be/doc/CCRI/html/55/ic617x.html

Même si ces chiffres reflètent en partie la proportion de vaccinés, il devient difficile d’affirmer que les non vaccinés sont responsables de la saturation hospitalière, et que les vaccinés ne font jamais de formes graves.

Nous comprenons tous qu’il soit délicat d’admettre qu’il est nécessaire de tester les personnes vaccinées après leur avoir prétendu que le vaccin serait une solution miracle. C’est pourquoi nous parlons de politique sanitaire et pas de santé publique. Il nous semble cependant nécessaire voire critique d’évaluer la pertinence d’une réelle gestion sanitaire pour le bien de nos citoyens, quel que soit leur statut vaccinal.

Elio Di Rupo
« les personnes non vaccinés porteuses du virus … créent un virus beaucoup plus virulent beaucoup plus pénétrant … »

https://youtu.be/yOqR_b96oD4?t=532

Monsieur Di Rupo a étudié la géographie et obtenu un doctorat en chimie sur le "frittage du silicate de zirconium" dans les années 70[1].

La microbiologie et la génétique microbienne ne sont ni de son domaine, ni de son époque. Les grands projets d’analyse génétique ont débuté fin des années 80, et pris leur essor grâce à des avancées technologiques fin des années 90.  ,

On comprend qu’il ne sache pas. On comprend moins qu’il se permette de tenir ce propos… créatif allons-nous dire pour rester poli.

Le variant indien est apparu en Inde. Isolé en octobre 2020, il a circulé dans une population non vaccinée, accumulant d’autres modifications, jusqu’à prendre son essor sous le nom de variant Delta au printemps 2021. La souche a particulièrement vite pris l’ascendant dans les pays à fort taux de vaccination, parce que la vaccination ne l'empêche pas de circuler.

Ce qui favorise les mutations, c’est la circulation, pas le statut vaccinal des personnes. La circulation du virus au sein de la population vaccinée favorise par contre la sélection de souches encore mieux adaptées pour contourner l'immunité vaccinale (cela veut dire qu’il résiste au vaccin, un peu comme les bactéries avec les antibiotiques).

Alors que les non vaccinés n’ont aucune influence sur la sélection de variants échappant à l’immunité vaccinale, et donc par définition plus pénétrants chez les vaccinés. Ils peuvent induire des variants de manière aléatoire, dont certains seront résistants à la vaccination et d’autres non.

La virulence, elle, n’a pas de lien direct avec une résistance à l’immunité vaccinale. N’importe quel variant pourrait être plus virulent…si par malchance une mutation augmente sa pathogénicité (comme pour la pandémie de grippe espagnole : une mutation malheureuse aux conséquences désastreuses). La famille Coronavirus est heureusement moins sujette à ce genre de mutation.

Il était donc difficile de tenir un propos plus saugrenu d’un point de vue scientifique que celui-ci. Serait-il donc possible qu’après 18 mois de crise, certains de nos politiciens n’y comprennent toujours rien ? Et qu’ils l’ignorent aussi manifestement ? Voilà qui expliquerait bien des choses !

Franck Vandenbroucke
« la contagiosité diminue de façon significative chez les jeunes quand ils ou elles sont vaccinés… » … « … les jeunes doivent tous et toutes se faire vacciner aussi vite que possible… »

https://youtu.be/yOqR_b96oD4?t=1544

De manière générale, le vaccin n’a jamais démontré une diminution de la transmission avec le variant Delta
(voir https://bam.news/bam-detox/la-vaccination-ne-reduit-pas-la-transmission/).

Si les derniers suivis d’épidémiologie en Angleterre laissent croire que la contagiosité diminue chez les jeunes quand ils sont vaccinés (mais cette diminution semble s’inverser rapidement), les formes graves chez ceux-ci, vaccinés ou pas,  sont rarissimes et très largement associées à des facteurs de comorbidités.
Il n’y a donc pas de bénéfices pour les jeunes à se faire vacciner. Leur demander cet effort de solidarité avec un risque vaccinal potentiel, alors que leurs aînés vaccinés sont plus souvent infectés que les non vaccinés, et sont donc des transmetteurs de choix d’adultes à adultes, semble peu raisonnable.

De plus, les efforts à déployer pour vacciner tous ces jeunes sont massifs et cet argent devrait être investi pour soutenir les premières lignes de soin de santé ainsi que les hôpitaux qui sont en train de s’effondrer. L’argent et les soignants étant en nombres limités, il est essentiel de garantir des axes stratégiques qui peuvent raisonnablement aider à faire la différence dans la gestion de cette crise.

Cette obsession du tout au vaccin semble faire oublier à nos politiques le caractère essentiel des programmes de prévention et de santé publique totalement tombés aux oubliettes. Si nous ne prenons plus soin de notre santé, comment pouvons-nous imaginer faire face à la maladie ? Il est plus que temps de revenir aux bases de la santé afin de nous préparer un avenir sanitaire plus ensoleillé.


[1] https://www.lalibre.be/belgique/2008/08/18/di-rupo-ma-vie-est-un-conte-de-fees-W7OGZH22JNE53FN77NH3KZAP2M/