Imran Ahmed et le CCDH parlent-t-ils d’ailleurs vraiment au nom de ces victimes ? Je me permets cette question parce que n’étant pas vacciné contre le covid-19, je ferais donc partie, d’après lui, des victimes de la désinformation sur les vaccins. Or, je ne me sens pas le moins du monde victime ou désinformé, bien au contraire. Par contre, nous allons découvrir que les accointances d'I. Ahmed et du CCDH, elles, sont liées à des campagnes de désinformation et en ont le sang des victimes sur leurs mains.

Présentée sous le nom de « réglementation », la censure planait en fait en permanence au-dessus de la réunion. Un soupçon confirmé par l’attitude de quasiment tous les intervenants qui ressentaient à un moment ou un autre le besoin de s’en défendre, du moins de manière formelle, mais ne songeaient jamais à renoncer à cette extension de leur pouvoir.

Les choix politiques concernant les soins de santé ces deux dernières décennies ont influencé la capacité d’un secteur hospitalier en état de saturation chronique à gérer une crise. Lors de la première vague, divers experts se sont ainsi inquiétés de la menace d’une pénurie de lits dans les hôpitaux. Pourtant, les données officielles disponibles n’indiquent pas que ce fut le cas. Pire : rajouter des lits supplémentaires peut même s’avérer contre-productif, voire dangereux.

Ce mercredi 7 avril, lors de l’émission «CQFD» sur la Première (RTBF radio), nous avons eu droit à un vrai débat contradictoire et transparent dont notre chaine nationale a le secret. Il s’agissait d’aborder le sujet chaud du moment : la décision prise par la conférence interministérielle de réserver le vaccin AstraZeneca aux plus de 56 ans (bien qu’il avait été jugé peu efficace et déconseillé pour les plus de 65 ans).

Nous avons vu dans l’article précédent que lorsqu’on augmente le nombre de lits de soins intensifs, la mortalité augmente par manque de personnel formé et compétent. Si le personnel soignant est la clé d’une réponse appropriée à une crise sanitaire, ne serait-ce pas là que les efforts d’une politique sanitaire bien pensée devraient se concentrer ? Malheureusement, il semble que ce ne soit pas le cas, même après seize mois de crise.

Retour au début de la crise, en mars 2020 : du jour au lendemain, la classe politique découvrait avec étonnement que les services de soins intensifs se débrouillaient avec les moyens du bord depuis plusieurs décennies. Dès ce moment, les médias ont commencé à nous informer quotidiennement sur le taux de saturation des soins de santé, indicateur principal dans la gestion de la crise, sans toutefois aborder les vrais enjeux du secteur hospitalier. En fait, la crise a révélé les difficultés qu’il rencontre depuis plus de 20 ans : sous-financement chronique, manque de personnel, pénibilité du travail, marchandisation des soins de santé, etc. Comment en est-on arrivés à faire porter aux citoyens la responsabilité de cette situation ?

La capacité hospitalière était en grande partie dépendante de la gestion logistique à l’échelon national, fondée sur la volonté d’éviter une saturation du système hospitalier. Le problème, c’est que les données sur la saturation des lits d’hôpitaux n’étaient pas rigoureusement fiables - et ne le sont toujours pas. À l’heure où le Parlement belge vote une « loi pandémie » qui entérine et érige en modèle la gestion de crise depuis 15 mois, on peut donc légitimement s’interroger sur la pertinence de mesures sanitaires contraignantes basées sur les seuils d’occupation des soins intensifs.

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