La prise en charge précoce des patients covid pourrait soulager les hôpitaux

Articles
Typography
  • Smaller Small Medium Big Bigger
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times

Le Docteur David Bouillon a déposé auprès du parlement belge une pétition officielle pour « la prise en charge médicale précoce des patients covid en ambulatoire ». Cette pétition officielle dénonce le fait que la politique sanitaire repose uniquement sur le vaccin, au détriment d’un protocole de prise en charge du malade par son médecin traitant. Une situation à l’origine conséquences dramatiques, décès et encombrement des hôpitaux, explique le médecin.

« Restez à la maison, prenez un Dafalgan, ça va passer » : avec le covid, les médecins de famille ne sont plus autorisés à voir leurs patients, comme le préconisent les directives de l’Ordre des médecins. Une « aberration », selon le Dr Bouillon, qui continue de pratiquer une médecine de proximité via l’asbl Lagardère : « c’est une question de respect et de droit du patient d’être examiné et le covid ne constitue pas une exception ».

Zéro décès

Le bouillant médecin revendique d’appliquer le même protocole que celui de toute autre maladie virale : « on procède selon la même expertise. En prenant rapidement en charge la personne [testée] positive qui présente les symptômes d’un état altéré, on a le temps de lui administrer un traitement adapté, après anamnèse et prise de sang, et la personne ne meurt pas ». Ce protocole permettrait ainsi de prévenir les dégradations de l’état des patients et les formes graves de la maladie et donc d’éviter l’engorgement des hôpitaux, « et bien sûr les décès », car « on ne meurt pas du covid, on meurt des complications » précise-t-il.

L’association Lagardère, dont la vocation est, au départ, la prise en charge précoce des laissés-pour-compte du système des soins de santé classique – à l’origine, des sans-abri –, ne s’occupe plus que de patients covid depuis mars 2020, « dès les premiers malades revenus d’Italie », note le Dr Bouillon. Au total, son équipe médicale a examiné pas moins de 20 000 patients positifs au covid.

Expérience à l’appui, le trublion s’insurge contre l’obligation imposée aux malades de rester chez eux quand ils présentent un état général altéré (difficultés respiratoires, forte température, etc.) au lieu de consulter rapidement leur médecin traitant, dans un délai de 4 à 5 jours après contamination, « comme ça a toujours été le cas pour les maladies virales ». « Dans 98 à 99% des cas, rester chez soi, c’est suffisant, l’immunité combat le virus. Mais pour le pourcent restant, lorsque le patient va à l’hôpital, c’est souvent trop tard », dénonce-t-il.

Patients abandonnés

Sa pétition entend « restaurer une médecine de qualité ». Avec le covid, les médecins de famille seraient moins concernés par la maladie de leur patient : « le médecin traitant est devenu un call center pour ses patients : il ne participe plus à rien. D’abord, il ne participe plus à la maladie. Dans les dix premiers jours, il reste à distance et il peut même facturer comme une consultation son injonction à rester à la maison. Ensuite, il ne participe plus à la vaccination. Or, il s’agit d’un vaccin en phase expérimentale qui exige d’être prudent. Après le vaccin, il n’y aucun suivi du patient », déplore le Dr Bouillon, qui compte déjà trente-cinq effets indésirables.

« Les patients se sentent abandonnés car le médecin traitant était le garant de la médecine. Et c’est sans compter ceux qui sont refoulés par leur médecin parce qu’ils ne sont pas vaccinés, et qui sont obligés de faire un test PCR pour avoir droit à une consultation », s’insurge-t-il. En fin de compte, le médecin constate que « depuis deux ans, la loi relative aux droits des patients est complètement aux oubliettes : elle prône un consentement éclairé, un droit à l’information, etc., et il faudrait vérifier que le vaccin soit efficace par une prise de sang, car certains vaccinés se croient défendus par le vaccin mais ils n’ont développé aucun anticorps ».

Et de conclure : « c’est tellement logique ce que je dis que j’ai dû en arriver à une pétition ».  

La pétition du Dr David Bouillon est disponible en ligne depuis le 5 janvier, sur le site de la Chambre . S’il récolte plus de 25 000 signatures, le Dr Bouillon pourra aller défendre devant les députés le retour à une médecine de proximité, comme c’était le cas avant la pandémie.

Par Thérèse Leblanc, journaliste chez BAM !


Consulter la pétition sur https://dekamer.mijnopinie.belgium.be/initiatives/i-657

 Photo : BAM! ©Vick