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La rédaction de BAM! a reçu cette tribune d’un « citoyen non-vacciné » qui souhaite rester anonyme « pour protéger [s]a famille des jugements et de l’intolérance générale qui prévaut ». Ce texte a été refusé à la publication dans un quotidien belge qui souhaite « ne pas introduire dans le débat des éléments scientifiquement contestables ». Avant de le publier, la rédaction de BAM! l’a, bien entendu, soumis à l’approbation de son comité scientifique, qui n’a rien trouvé à y redire. Ce témoignage émane d’un citoyen ordinaire qui entend exercer son droit constitutionnel à ne pas se faire vacciner. Celui-ci montre, en tout cas, que son non-consentement à se faire vacciner contre le covid est particulièrement… éclairé. Une opinion quelconque, donc, mais dans laquelle plus d’un million de non-vaccinés en Belgique, voire des millions de vaccinés sous la contrainte, pourraient bien se retrouver.

Nous ne sommes ni anti-vaccins, ni complotistes, ni issus d’un milieu socio-économique défavorisé, ni issus d’une minorité quelconque, universitaires, et pourtant … ni mes enfants, ni ma femme, ni moi, ne sommes vaccinés.

Pourquoi ? Tout d’abord, parce que nous avons contracté le virus, et disposons donc d’une immunité naturelle, dont la plupart des scientifiques reconnaissent qu’elle offre une protection robuste contre une réinfection . Il y a donc peu de chances pour que nous tombions malades et contaminions à notre tour d’autres personnes.

Nous prenons par ailleurs soin de notre immunité en veillant à ne pas manquer de certaines vitamines ou minéraux. Compte tenu de notre âge et en l’absence de comorbidités, la probabilité que nous nous retrouvions en soins intensifs, et prenions la place d’autres malades, est extrêmement faible.

Pourquoi nous ferions-nous injecter un vaccin qui est encore en phase d’essai 3, dont on suspecte qu’il présente fréquemment des effets secondaires indésirables (plus d’un million de cas enregistrés sur EudraVigilance : la base de données européenne des rapports d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation de médicaments ), pouvant dans certains cas, certes rares, aller jusqu’au décès, alors que nous ne courons ou ne faisons courir que très peu de risques à la société ? Sans compter que les chiffres officiels sont probablement

sous-estimés. Nous connaissons effectivement tous des personnes ayant souffert d’effets secondaires qui n’ont pas été déclarés.

Les pays nordiques viennent de suspendre l’utilisation du vaccin Moderna pour les plus jeunes, constatant des risques d’inflammations du myocarde et du péricarde , et en Belgique on continue à pousser les jeunes à se faire vacciner …

Pourtant, toute une partie de la société nous traite comme des pestiférés ou des personnes inciviques, et les autorités nous privent de nos libertés les plus fondamentales. Nous avons le sentiment de vivre en Afrique du Sud au moment de l’apartheid, et la plupart des gens s’en fichent.  Au lieu de juger et condamner les non-vaccinés, chacun ne devrait-il pas se poser la question de savoir s’il s’agit de la société dans laquelle il souhaite vivre ?

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » - Albert Einstein.

Que dire des déclarations récentes de Marc Van Ranst : « Il est temps de convaincre les non-vaccinés d’une façon moins amicale » ? Ne s’agit-il pas d’une incitation à la haine ou à la violence, répréhensible pénalement par la loi anti-discrimination ?

Est-il normal que des politiciens parmi les plus influents instrumentalisent les chiffres et dressent les gens les uns contre les autres ? Comme par exemple, quand certains ont crié haut et fort, que 98% des patients hospitalisés étaient non-vaccinés, ce qui déforme considérablement la réalité puisque ces chiffres, issus du rapport Sciensano du 18 août 2021 [7], incluaient les sept premiers mois de de 2021, et qu’en début d’année, le taux d’hospitalisation était considérablement plus haut et la vaccination nettement moindre, ce que signale d’ailleurs Sciensano dans ses limitations. Ces chiffres ne reflètent donc pas du tout la réalité du moment.

De plus en plus de scientifiques reconnaissent que vouloir atteindre l’immunité collective par la vaccination est illusoire. Le virus mute et échappe aux vaccins. Les vaccins n’empêchent pas la transmission du virus. Et enfin, il s’agit d’une zoonose .

L’ineptie du Covid Safe Ticket

L’extension du Covid Safe Ticket (CST) à toute une série d’activités est injustifiable. Premièrement, il va rater son objectif. Les populations qui devraient être prioritairement protégées sont les personnes âgées ou les personnes avec des comorbidités, telles que notamment l’obésité. Or, ce ne sont pas ces gens-là qui vont au restaurant, au cinéma ou à la salle de sport. Les lieux visés par le CST sont en grande partie fréquentés par les jeunes.

Ensuite le CST va générer des infections puisque la vaccination n’empêche pas la transmission , et que des vaccinés potentiellement contaminants vont se retrouver dans des espaces clos avec des non-vaccinés testés négatifs sans distanciation et sans masque.

La légitimité démocratique du CST est par ailleurs très discutable. On détourne la loi : puisqu’il serait difficile de rendre des vaccins en phase 3 obligatoires, on impose des contraintes aux non-vaccinés afin de leur forcer la main. Ensuite, les critères établis par la loi pandémie afin de reconnaître une situation d’urgence épidémique n’étaient officiellement pas atteints lorsque Bruxelles et la Wallonie ont décidés d’imposer le CST. Comment justifier, un an et demi après le début de la crise, de restreindre encore les libertés fondamentales par de simples arrêtés ministériels pris en urgence sans réel débat démocratique  ?

De nombreux secteurs, parmi ceux qui ont déjà le plus souffert, vont à nouveau être pénalisés.

Le Covid Safe Ticket va encore plus dresser les gens contre les autres. Il va également renforcer la défiance d’une partie de la population envers les institutions qui bafouent leurs droits.

Comment expliquer à mon fils adolescent que son immunité naturelle ne compte pas pour le gouvernement, bien qu’il ait contracté le covid il y a 3 mois, et que ses analyses de sang révèlent un taux élevé d’anticorps ? Faute de test PCR positif, il n’a pas droit à un recovery pass, et ne pourra plus aller ni au club de sport, ni au restaurant, ni aller boire un verre avec ses amis.  Il s’agit d’une discrimination indéfendable, et certainement pas du point de vue sanitaire. Comment lui demander de faire encore confiance à nos institutions et nos hommes ou femmes politiques ?

Certes il est facile de critiquer, mais si on réfléchit avec un minimum de bon sens, n’est-il pas évident qu’au lieu d’avoir une stratégie quasi-unique de vaccination obligatoire, on ferait bien, également, de tenir compte de l’immunité naturelle, de promouvoir certains traitements qui semblent prometteurs, de revaloriser le rôle du médecin traitant, de promouvoir l’intérêt de certaines vitamines et minéraux qui renforcent l’immunité, et d’investir davantage dans les capacités des hôpitaux, qu’elles soient matérielles ou humaines.

Ne ferait-on pas bien également de s’attaquer au tabac, à la pollution, à la malnutrition et l’obésité, qui d’une part, font plus de morts que le covid, et d’autre part, sont en fait la cause première d’une grande partie des morts qu’on attribue, à tort, uniquement au covid.

Par Un citoyen non-vacciné

Titre original : « Carte blanche d’un citoyen non-vacciné ».
Le titre, le chapô et l’intertitre sont de la rédaction de BAM!


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

COVID-19 natural immunity : https://www.md-universal.eu/images/WHO-2019-nCoV-Sci-Brief-Natural-immunity-2021.1-eng.pdf

Having SARS-CoV-2 once confers much greater immunity than a vaccine—but vaccination remains vital : https://www.science.org/content/article/having-sars-cov-2-once-confers-much-greater-immunity-vaccine-vaccination-remains-vital

SARS-CoV-2 antibody-positivity protects against reinfection for at least seven months with 95% efficacy : https://www.thelancet.com/journals/eclinm/article/PIIS2589-5370(21)00141-3/fulltext

https://www.adrreports.eu/fr/search_subst.html - COVID-19 MRNA VACCINE MODERNA (CX-024414) / COVID-19 MRNA VACCINE PFIZER-BIONTECH (TOZINAMERAN) / COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA (CHADOX1 NCOV-19) / COVID-19 VACCINE JANSSEN (AD26.COV2.S)

Covid-19 : les pays scandinaves suspendent l’utilisation du vaccin de Moderna pour les plus jeunes : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/10/07/covid-19-les-pays-scandinaves-suspendent-l-utilisation-du-vaccin-de-moderna-pour-les-plus-jeunes_6097527_3244.html

https://www.lalibre.be/belgique/societe/2021/10/26/il-est-temps-de-convaincre-les-non-vaccines-dune-facon-moins-amicale-NC5SYD6XVNAO5M7ZBDU4F6PVBI/

https://www.sciensano.be/fr/coin-presse/les-infections-et-hospitalisations-covid-19-apres-une-vaccination-complete-sont-peu-nombreuses

Five reasons why COVID herd immunity is probably impossible : https://www.nature.com/articles/d41586-021-00728-2

Epidemiologist says reaching herd immunity with Delta is “mythical” : https://www.openaccessgovernment.org/herd-immunity-delta-mythical/117386/

La vaccination ne réduit pas la transmission: https://bam.news/bam-detox/la-vaccination-ne-reduit-pas-la-transmission/

Le Covid Safe Ticket ou la dangereuse boîte de Pandore démocratique : https://www.lalibre.be/debats/opinions/2021/10/01/le-covid-safe-ticket-ou-la-dangereuse-ouverture-de-la-boite-de-pandore-democratique-5D62VTJSDBA7LJYH3ANT2PYUOQ/

Photo © "Autorités fédérales"

Il ne fait aucun doute que nous sommes partis dans une aventure qui n’est pas près de se terminer si vite. Les optimistes naïfs, comme moi, pensent que le château de cartes du covidisme va s’écrouler bientôt, tant l’arrogance, les mensonges, les failles et les conflits d’intérêts des décisionnaires sont flagrants. C’est méconnaître les enjeux colossaux, en termes de pouvoir, qui sous-tendent la déferlante totalitaire, qui nous emporte en ce moment.

À ceux qui croient que « de toute façon, on ne peut plus rien y faire », je dis que nous sommes ici et maintenant à un moment charnière de l’Histoire et que l’issue en faveur d’une dictature techno-sanitaire à la chinoise est loin d’être certaine . Je ne peux me résigner à mourir sur pied en me soumettant. Oui, j’ai réalisé qu’il se passait quelque chose qu’on ne voyait que dans les films ou les romans d’anticipation. Ceux qui n’ont pas encore réalisé que c’est notre réalité, vont tomber de haut : l’Histoire est en train de s’écrire devant nous.

Pas une promenade de santé

Pour les autres, qui, comme moi, sont déjà dans le monde d’après, c’est un territoire hostile et inexploré. La lumière dans le tunnel, le monde humaniste et utopique dont nous rêvons, n’est pas encore en vue. Et ça ne va pas basculer du jour au lendemain. La grande question, pour les résistants, est : comment tenir ?

La période de transition qui se profile à l’horizon va être dure à vivre, pour ceux qui résistent à l’écrasement. En face, le pouvoir covidiste peut se targuer de moyens illimités, tant financiers (ça ne coûte rien d’imprimer de l’argent qui n’a, de toute façon plus de valeur) que répressifs [2], de persuasion (l’appareil médiatique), technologiques [3] et surtout législatifs (les Parlements fantoches révèlent la fin actée de la démocratie, dans un coup d’État permanent).

Bref, ce ne sera pas une promenade de santé. Comment tenir encore ce rythme infernal que nous vivons depuis mars 2020 ? S’informer et informer, subir les pressions étatique et sociale, nous ont épuisés et ce n’est pas terminé. Il y a de quoi devenir fou, non ?

Un antidote à la folie

L’antidote est pourtant bien connu : l’amour. C’est tout ce qu’il nous reste et qu’on ne peut nous prendre. Même si les covidistes aux commandes font tout, absolument tout, pour nous diviser. Mais si nous subissons, malgré nous, toutes les mesures délirantes et les privations de liberté, nous avons le pouvoir de résister sur le plan de l’amour.

C’est quoi, l’amour ? C’est se respecter, d’abord, en ne s’excusant pas de ne pas vouloir se soumettre et penser différemment. C’est se faire du bien en prenant soin de soi, en s’entourant de beauté, en se régalant de bonnes choses cuisinées avec amour, en écoutant de la belle musique, en savourant de beaux spectacles, en s’immergeant dans la nature. Bref, en cultivant sa sensorialité et sa sensualité. En créant du lien, aussi, avec l’entourage, mais aussi avec les voisins, le quartier, d’innombrables associations.

Car l’amour, c’est prendre soin des autres, donner et partager. C’est créer des moments conviviaux, pour rire ensemble, se sentir entouré, se sentir écouté, se sentir accepté. C’est écouter, toucher, s’embrasser, malgré tout ce qu’on nous raconte pour tenter de nous séparer et de nous diviser.

C’est tellement simple, en fait ! Il faut juste faire quelques efforts pour entrer ou rester en relation, parce que ça ne va pas de soi. Oui, poser, le plus souvent possible, des gestes d’amour. Et toujours l’avoir à l’esprit, même lorsqu’on résiste, qu’on agit, qu’on s’oppose. L’un ne va pas sans l’autre, c’est indispensable si on ne veut pas devenir fou, voire pire que ceux qui nous oppressent.

Tu vas me dire : mais on le sait déjà, tout ça ! C’est vrai, tout est déjà écrit dans de nombreux livres de spiritualité et de développement personnel [4], il n’y a rien de nouveau. Mais c’est ça qui est paradoxal : nous avons depuis toujours à notre disposition de quoi faire échouer ce futur si noir. C’est déjà en nous, il suffit de le mettre en action, parce que rien ni personne ne peut nous en empêcher.

Tu as tout compris : en cultivant l’amour, nous créons déjà le monde de demain, auquel nous aspirons tous.

Par Philippe Baron


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

https://bam.news/videos/bam-interview-de-philippe-guillemant/

https://bam.news/tribune/1er-avril-2021-grand-polo-policier-au-bois-de-cambre/

https://www.publicsenat.fr/article/societe/covid-19-un-rapport-du-senat-preconise-la-collecte-de-donnees-personnelles-pour

https://editeurssinguliers.be/livre/divin-quotidien/

Categories: Philippe Baron 

Philippe Baron
Sidéré comme tout le monde dès les premières mesures de gestion de crise en mars 2020, il s'est vite aperçu de la tournure délirante que prenaient les choses lorsque les décideurs politiques se sont rapidement affranchis de la réalité scientifique et des conséquences sociales de leurs décisions.
Il a alors mis sa plume et son temps au service de l'information non-officielle sur cette crise pour apporter sa pierre à l'édifice du nouveau monde qu'il aimerait voir naître.

Illustration © BAM! Vick

Nous avons reçu l’autorisation du Professeur Balique, lanceur d’alerte français, de publier cette lettre ouverte aux élus français sur le projet de vaccination obligatoire. Cette lettre nous a semblé intéressante à verser au débat, qui n’a pas lieu dans les médias traditionnels, sur la vaccination totale de la population. Le Professeur Balique y souligne les nombreuses lacunes scientifiques concernant non seulement l’efficacité des « vaccins » anticovid, mais surtout leur innocuité. Celui-ci fait le point sur des données actuelles sur le terrain qui devraient interpeller les décideurs politiques et les autorités de santé. Elles sont actuellement passées sous silence dans les médias et BAM! tient à s’en faire l’écho afin de briser l’omerta sur les innombrables effets secondaires graves de l’expérimentation vaccinale anticovid à l’échelle de populations entières.

"Lettre ouverte Le 2 octobre 2021

Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs,
Mesdames les Députées, Messieurs les Députés,

Au moment où vous allez discuter de l’obligation vaccinale, il est de mon devoir en tant que médecin, père et grand-père, de vous alerter sur la catastrophe sanitaire qui se déroule sous nos yeux, à l’ombre des autorités de tutelle. Je précise d’emblée que je ne suis ni complotiste ni anti-vaccins (je me fais régulièrement vacciner contre la grippe et je n’ai pas des a priori envers les vaccins «classiques » rendus obligatoires dans notre pays).

Le vaccin contre la Covid 19, en novembre 2020, devait nous sauver et nous ramener à une vie normale. Maintenant que nous avons du recul, il devient plus « facile » de faire le bilan du bénéfice-risque de la stratégie vaccinale. La première constatation qui s’impose est que le « vaccin » ne protège pas et n’empêche pas de contaminer (cf. déclaration du Ministre de la Santé Olivier Véran devant le Conseil d’État au mois d’avril 2021). L’exemple d’Israël que nos autorités ont pris comme modèle montre que les hospitalisations et les réanimations sont débordées de personnes vaccinées !

On ne cite plus Israël actuellement ! Une étude parue dans European Journal of Epidemiology le 30 septembre 2021 confirme que les pays où le pourcentage de population vaccinée est le plus élevé, ont un nombre de cas de Covid-19 pour 1 million d’habitants plus élevé (exemple Israël, Portugal, Islande…). Nous n’avons jamais vu en médecine imposer un traitement ou une vaccination qui ne marche pas (sauf pour les personnes à risque où la balance bénéfice/risque est différente).

Ceci ne serait pas dramatique si cette stratégie n’était pas à l’origine de complications graves, mortelles, inadmissibles et éthiquement insupportables pour tout médecin qui, tous les jours, se bat, pour soulager et soigner des patients. Les médecins « du terrain » croient encore au serment d’Hippocrate qui a été leur guide depuis des siècles et que les politiques les obligent à bafouer. Les principes fondamentaux du serment dont « primum non nocere » (avant tout ne pas nuire), le secret médical, le consentement libre et éclairé… ont été rejetés d’un revers de main.

Comme vous le savez, ce vaccin est en cours de phase d’expérimentation, phase 3 de mise au point d’un médicament. Maintenant que cette phase, déclenchée au niveau mondial, a du recul, les médecins du terrain voient apparaître de nombreuses complications. Au 2 octobre 2021, l’agence européenne du médicament, l’EMA, recensait 26 523 décès liés formellement au vaccin et 2 millions de complications dont 1 million graves. Ces chiffres ne représentent qu’une partie des cas observés. En France, l’Agence nationale du médicament (ANSM) dans son rapport du 16 septembre 2021 rapporte 22 559 cas graves parmi lesquels des décès. De nombreux cas ne sont pas rapportés pour différentes raisons.

En France, l’expérience du terrain rapportée par les médecins de ville et hospitaliers montre clairement l’accroissement des complications survenant dans les semaines suivant la vaccination : de nombreux cas de paralysie faciale, de myocardite et péricardite dans les suites précoces de la vaccination, des complications cardio-vasculaires (Infarctus, AVC) chez des sujets relativement jeunes et pas forcément à risque cardio-vasculaire, de nombreux cas de thrombose veineuse et d’embolie pulmonaire. Les médecins signalent une élévation fréquente des marqueurs de thrombose (D-Dimères) parfois à des taux anormalement élevés, une fatigue et altération de l’état général accélérée chez les patients âgés, des cancers jusque-là contrôlés, explosent après vaccination, des maladies auto-immunes comme des polyarthrites, des thyroïdites se dérèglent dans les semaines qui suivent la vaccination. L’ANSM indique comme « signaux confirmés » la myocardite et la péricardite de survenue précoce après la vaccination avec les vaccins Comirnaty (Pfizer/BioNTech) et Moderna sans donner le nombre exact de malades et en minimisant la pathologie alors que les complications et les séquelles à long terme peuvent être graves.

Depuis le début de la vaccination des 12-18 ans, 206 cas d’effets indésirables graves (dont des décès) ont été rapportés avec le vaccin Comirnaty et 18 cas graves avec Moderna alors que nous sommes à peine à 3 mois et demi de vaccination dans ce groupe d’âge. Il s’agit de jeunes qui n’étaient pas à risque de forme grave ni de décès du Covid mais qui vont garder probablement à vie des séquelles de la vaccination. Ces derniers jours, deux adolescentes sans facteurs de risques viennent de décéder et un jeune a été amputé d’une jambe, 15 jours après le vaccin. N’est-ce pas un sacrifice que la société fait et quel est le prix à payer ? À partir de combien de décès d’adolescents diriez-vous STOP à la vaccination des jeunes qui n’ont rien à gagner car ils sont à faible risque de forme grave et de décès du Covid ?

Chez les femmes, des troubles des règles, des fausses couches ou des morts du fœtus in utero au cours des grossesses sont observés. Comment se fait-il que la Direction Générale de la Santé autorise la vaccination dès le premier trimestre de la grossesse alors que les données sur la sécurité du vaccin chez les femmes enceintes sont limitées et incomplètes ? Où est le principe de précaution ?

Toutes ces complications surviennent précocement après la vaccination chez des personnes sans antécédent ayant une vie normale. Elles surviennent aussi chez des sportifs qui ont dû arrêter leur activité après avoir été vaccinés, hypothéquant leur carrière : Jérémy Chardy, Christophe Lemaitre en sont les exemples les plus célèbres… Parallèlement dans la même population de personnes sans comorbidité, non vaccinées il n’y a aucun décès du Covid, seules sont exposées les personnes à risque, c’est pour cette population là que le « vaccin » peut avoir une certaine protection.

Malheureusement ces complications sont passées sous silence, elles ne remontent pas aux tutelles ou celles-ci ne veulent pas les voir. Ce drame humain sanitaire ne va faire qu’empirer avec la persistance de cette vaccination et la multiplication probable des doses. La mise au point d’un essai de vaccin anti H1N1 a été arrêté pour beaucoup moins de complications. Aucun des vaccins obligatoires n’a entrainé de telles complications. Actuellement les médecins voient plus de patients en consultations pour des complications du vaccin que du COVID lui-même. La balance bénéfice/risque n’est pas en faveur du « vaccin » dans cette population. Pourquoi voulez-vous encore rendre obligatoire un « remède » plus dangereux que la maladie chez les personnes sans risques !

Il est urgent d’en tirer les conséquences, au moment où l’immunité naturelle se développe, où le variant Delta s’avère beaucoup moins agressif et que l’épidémie décroît. Ne recommencez pas le syndrome de Tchernobyl où l’on nous a affirmé que le nuage nucléaire radioactif s’était arrêté à la frontière. N’oubliez pas le scandale du Sang contaminé. À ce sujet, savez-vous que l’Établissement français du sang exige un délai de 28 jours après vaccination avec vaccin atténué (Rougeole, Rubéole, Oreillons, Fièvre jaune…) mais ne prend aucune précaution quant aux donneurs de sang récemment vaccinés avec ces nouveaux vaccins dont on connaît incomplètement la biodistribution dans le corps. N’est-ce pas encore une fois une ignorance du principe de précaution et un potentiel scandale à venir ?

Même si vous n’êtes pas médecin, regardez autour de vous ce qui se passe, recherchez l’information. Vous avez le droit de vous informer car vous êtes nos représentants.

La vérité commence à éclater. Déjà le vaccin Astra Zeneca a été interdit chez les moins de 55 ans à la suite de thromboses (c’est dire l’innocuité de ces vaccins !) puis récemment le Janssen et progressivement on voit des États remettre en cause la vaccination généralisée :

  • Au Royaume Uni, la vaccination est interdite aux moins de 15 ans et ils viennent de renoncer à la vaccination obligatoire. Au Texas la vaccination des jeunes est interdite.
  • Au Danemark, seules sont vaccinées les personnes à risques et il y a une liberté totale retrouvée sans pass sanitaire.
  • En Afrique, on observe une mortalité 10 fois inférieure à la nôtre alors qu’il n’y a que 2 % de vaccinés (on annonçait une catastrophe sanitaire !)

Tous ces soignants, médecins, infirmières, aides-soignants mais aussi pompiers qui sont montrés du doigt ne sont pas des antivaccins mais redoutent les effets d’un « vaccin » encore en expérimentation dont ils voient dans leur pratique directement les effets néfastes.

Ces soignants « du terrain » voient des vrais malades, les médecins des plateaux télé extrapolent à partir de chiffres des probabilités dont la grande majorité se sont avérées erronées.

Dans cette crise il ne doit pas y avoir de couleur politique mais un consensus pour défendre la santé des Français qui vous ont élus.

Au nom de toutes les victimes, au nom de tous ces soignants muselés qui ne peuvent pas s’exprimer sous peine de sanctions, du jamais vu dans un pays soit-disant de liberté, je vous demande de regarder au-delà des chiffres officiels totalement manipulés et de refuser la vaccination obligatoire, à plus forte raison pour les enfants dont on met en danger l’avenir.

  • Faites au minimum un moratoire, au cours duquel vous pourrez entendre l’avis de nombreux médecins, scientifiques et autres qui essayent de se faire entendre mais qui sont systématiquement boycottés quand leur avis va à l’encontre de la politique sanitaire gouvernementale. Il faut aussi réévaluer la fiabilité des tests utilisés, discuter des traitements actuellement proposés.
  • Supprimer le passe sanitaire et faite arrêter la propagande honteuse et mensongère sur la vaccination : « tous vaccinés = tous protégés » slogan complètement faux, on le sait maintenant !
  • Lever les sanctions de tous les soignants non vaccinés interdits d’exercer alors qu’ils sont passionnés par leur vocation et qui ne sont pas devenus plus dangereux le 15 septembre que le 15 juin. Certains hôpitaux malgré l’interdit continuent à juste titre d’employer des personnels non vaccinés pour pouvoir maintenir leur activité sans aucune conséquence sanitaire mais en créant une inégalité criante par rapport à ceux qui ne peuvent pas travailler. Rappelez-vous que vous les avez encensés lors de la première vague et qu’un certain nombre d’entre eux sont morts pendant cette vague faute de masques et de moyens de protection.

La stratégie imposée est déconnectée de la réalité : c’est une pandémie qui s’accompagne d’une mortalité de 0,05 %, représentée par les personnes à risque, la moyenne d’âge des décès est de 83 ans, un peu moins actuellement car les personnes les plus fragiles sont décédées lors de la première vague. Que l’on propose une vaccination est logique à condition d’avoir un vrai vaccin ce qui n’est pas encore le cas et en respectant la volonté de chacun (il ne s’agit pas d’Ebola, d’une méningite ou de la variole…). En attendant, en cas de maladie, il est possible de proposer, à un stade précoce, des traitements. De nombreux médecins les ont prescrits avec succès. Ils peuvent même être proposés à titre préventif chez les personnes à risque. Ces personnes sont connues et peuvent donc être protégées isolément (notamment par ce « vaccin » dont c’est la seule indication) sans pénaliser le reste de la population.

Sachez que vous aurez été informé et que le moment venu, lorsque la vérité éclatera, car elle éclatera tôt ou tard compte tenu de l’accumulation des données scientifiques et des données du terrain sur les complications, votre responsabilité risque d’être engagée.

En espérant être entendu au nom des victimes du vaccin et des soignants qui refusent cette expérimentation et en restant à votre disposition, je vous prie de croire, Messieurs et Mesdames les élus (es), en mes respectueuses salutations."

Professeur Jean-Gabriel Balique, Membre de l’Académie Nationale de Chirurgie


https://bam.news/articles/la-vaccination-reduit-elle-la-contagion-de-covid/

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

©"RJ JR"

N’ayez pas peur ! 

Il n’est guère de commandement plus hérétique en ces temps de terreur étatique. 
Quoi de plus divin, dans la Création, et de plus beau en nous que nos dispositions à nous envisager, à nous rassembler, à faire société et à aimer ? Pour nous, les humains, l’amour est la plus grande force de l’univers. 
Pourtant, depuis 18 mois, des barrières encombrent nos vies et nos esprits, qui sont bombardés du matin au soir par des nouvelles angoissantes et anxiogènes. Toutes les phobies, toutes les gammes de la peur sont jouées. C’est une guerre totale contre nos esprits. La masse docile, tel un troupeau en transe, est conduite par ses nouveaux cerbères sur un chemin pavé de bonnes intentions mais dont la destination nous semble pour le moins funeste. 
Machiavel écrivait : « Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes »
La peur du noir, de l’enfer, de la fin du monde, la peur du terrorisme, de l’Islam, de l’immigration, des extra-terrestres… La peur du réchauffement climatique, la peur du refroidissement climatique, la peur de la crise, du chômage, de la maladie, de la mort. La peur du gendarme, la peur du vide, de l’anarchie... La peur du « qu’en-dira-t-on », du rejet, de l’exclusion, de la relégation en 2e division, la peur de la peur, bref, la peur de vivre… 
Toutes ces menaces, amplifiées ou imaginaires, sont idéales pour faire surgir le ridicule qu’elles contiennent. Le ridicule ne tue pas, certes, mais il sert bien plus sûrement qu’une baffe ou un simple pincement de « leçon » pour remettre les esprits en place. 
Et de fait, sous l’hypnose médiatique et l’emprise de la propagande, le discours de la raison recule. Le sens du ridicule disparaît pour les hypnotisés soumis au covidisme. Le covidisme n'est autre que le scientisme. Le scientisme, c’est une forme de pouvoir qui assoit son autorité sur un détournement de la science et qui devient l’égal d’une religion faite de dogmes et de croyances[1]. Les nouveaux prêtres produisent un sophisme [2] de la peur.

Haro sur la médecine, son art et son serment, exit le diagnostic ! Saint-Asymptomatique, protège-nous de tout mal, il est grand le mystère de la vaccination ! Les fondamentaux ancestraux sont foulés au pied par un révisionnisme technocratique au service exclusif de la Très Sainte Marchandise. Sans vaccin, point de salut. La panacée [3]. La seule, l’unique réponse pour en finir serait l’inoculation d’une innovation dont la nature, hormis la logique lucrative, reste incertaine.
Cette inversion des valeurs est permise par la corruption systémique, la corruption du langage, la corruption tout court, des fixations hypnotiques collectives. La bonne conscience et le conformisme assurent le respect béat des nouvelles normes et l’arrivée des trains de marchandises à l’heure...
Pour les affaires, c’est un gros nouveau marché qui s’est déployé. Pour le politologue et le constitutionnaliste, c’est un test pour nos institutions. Pour les prêcheurs, l’instant est biblique. Pour les futurologues, c’est la venue de la singularité transhumaniste, la fusion des nanotechnologies entre le vivant et la machine. Est-ce un chaos organisé, à l’aube d’un ordre nouveau, par les globalistes ou juste une passe d’armes entre blocs énergétiques et monétaires ? Avec ces nouvelles barrières, 1984, le roman d'anticipation d’Orwell accède au rang de prédiction créatrice.
Que reste-t-il pour les optimistes réalistes ? 
Une opportunité de sortie de crise et une source infinie d’inspiration pour les essayistes, les humoristes et autres rois du zinc, puisque les vérités apparaissent aussi dans le vin ! 
Heureusement, des scientifiques indépendants se sont rassemblés pour assurer une veille de la raison, des nouveaux médias (France Soir, BAM!, Kairos, Cité 24…) ont surgi et d’autres observateurs de la pyramide et de la dérive technocratique et totalitaire peuvent encore nous faire réfléchir et nous exposer les contradictions, et les crimes commis au nom du bien commun. Quelle tartufferie ! Je vous recommande chaudement, pour l'enseignement que l'on peut puiser de leur travail, l’anthropologue suisse Jean-Dominique Michel et Patrick Wood, économiste américain. Toutefois, les résultats de leur réflexion ne touchent pas facilement les consciences. Alors qu’une bonne blague pourrait faire mouche. Quoi de mieux qu’un bon mot d’esprit pour traverser une population tout entière en un éclair ?
Pour rétablir l’union et la paix contre les divisions, pour raviver la raison devant l’insensé manifeste, pour dissiper toutes les peurs qui mutilent l’action et éteignent la pensée, pour toucher l’âme, il nous reste le rire. Sur un terrain miné, le défi est périlleux mais le mot d’esprit peut néanmoins se révéler féroce sans manquer de délicatesse.
Ce n’est pas pour rien que les lieux et moments de convivialité ont été mis à l’index pour nous empêcher d’en rire pendant le temps nécessaire pour que l’impensable puisse s’installer. Le bistrot, le salon de thé, c’est la pouponnière aux calembours fulgurants et aux blagues désopilantes...et il faudrait bientôt un pass pour y accéder ? 
Humoristes, rois du zinc, dessinateurs, poètes, à l’attaque ! Assiégeons ces lieux avec humour et amour ![4]
Imaginez les hypocondriaques, les thanatophobes[5], les conformistes et les complotistes s’unir dans un immense fou rire planétaire. L’effet comique du ridicule libérera l’embrigadé hypnotisé et pourrait confondre les usurpateurs grâce à une honte salvatrice. Un dessin ou un mot d’esprit et nous voilà secoués par un éclat de rire, et nos barreaux invisibles avec ! 
Fuyez les peurs ! 
Ne les laissez pas vous empêcher d’aimer et de vivre !

L’obéissance, c’est faire ce qu’on vous dit, peu importe si c’est juste, la résistance, c’est faire ce qui est juste, peu importe ce qu’on vous dit.

Par Réginald de Potesta de Waleffe


Le Covidisme : une nouvelle religion. Manuel Poutte. 09/09/2021 https://bam.news/tribune/le-covidisme-une-nouvelle-religion/

Les sophismes sont des procédés de rhétorique et de manipulations éhontées des statistiques qui donnent toutes les apparences d'un raisonnement construit et implacable alors qu'en réalité, ce raisonnement est faux.

Le vaccin est-il un Pharmakon comme les autres ? Michel Rosenzweig. 04/08/2021 https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/le-vaccin-est-il-un-pharmakon-comme-les-autres

Assiégeons-les (avec Amour) ! Appel du 17 septembre https://anthropo-logiques.org/appel-a-lamour-citoyens/

ceux qui ont peur de la mort (thanatos : la mort)

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!


Réginald de Potesta de Waleffe

Licencié en 2003 en Relations Internationales à l'UCL où je fus initié aux complots qui forcèrent l'histoire par plus d'un maître dont feu le Professeur Claude Roosens à la faveur d'un report de crédit contre un travail sur la doctrine Monroe. Ce devoir de vacances vécu comme une injustice tua définitivement mon Candide intérieur pour lui substituer un Columbo des crimes et ressorts des impérialismes et de la mondialisation. Outre cette passion chronophage, je milite depuis 15 ans dans le droit au logement pour tous au sein de plusieurs associations qui occupent le vide.

 

Dans une lettre ouverte, un employé de la chaîne de TV allemande publique ARD critique un an et demi de reportage sur le coronavirus [i]. Ole Skambraks travaille comme reporter et rédacteur en chef à la radiodiffusion publique depuis 12 ans.
BAM! a obtenu de Multipolar l’autorisation de publier notre propre traduction de sa lettre en français


DERNIÈRE MINUTE : Ole Skambraks suspendu !

Ole Skambraks, monteur à la télévision publique allemande ARD et auteur d’une lettre ouverte sur les biais médiatiques entourant le covid (voir traduction ci-dessous), vient d’être suspendu, le 22 octobre 2021, de son poste à la chaîne SWR2 jusqu’à nouvel ordre. Après avoir publié sa lettre le 5 octobre sur Multipolar, O. Skambraks a eu un entretien le 8 octobre, au premier abord sans suite, avec son supérieur, le directeur de programme du SWR2, Jan-Philippe Schlüter. D’après Multipolar, la direction a déclaré que ses employés « avaient, certes, le droit à leur propre opinion, mais que la chaîne ne partageait pas le point de vue de O. Skambraks ». Elle l’a qualifié d’« erroné et pouvant donner une fausse idée du covid ». SWR2 a déclaré qu’il n’y aura pas d’autre réaction publique.


Je n’en peux plus de me taire. Je n’en peux plus d’accepter en silence ce qu’il se passe depuis un an et demi chez mon employeur, le service public de radiodiffusion. Dans les statuts et les contrats des médias avec l'État, des éléments comme l'équilibre, la cohésion sociale et la pluralité sont ancrés dans le reportage. Ce qui est actuellement pratiqué en est exactement le contraire. Il n'y a ni discours ni échanges véritables dans lesquels tous les segments de la société pourraient se retrouver.

Dès le départ, j'étais d'avis que le service public de radiodiffusion devait fournir exactement cet espace : favoriser le dialogue entre partisans et critiques, entre ceux qui ont peur du virus et ceux qui ont peur de perdre leurs droits fondamentaux, entre les défenseurs de la vaccination et les sceptiques. Mais depuis un an et demi, l'espace de discussion s'est considérablement réduit.

Les scientifiques qui étaient respectés et reconnus avant le coronavirus, à qui on accordait de la place dans le discours public, sont subitement devenus fous et catalogués de complotistes ou de covidiots. Comme Wolfgang Wodarg, un exemple souvent cité dans ce contexte. C'est un multi-spécialiste, épidémiologiste et homme politique de longue date dans le domaine de la santé. Jusqu'à la crise du coronavirus, il était également membre du conseil d'administration de Transparency International. En 2010, en tant que président du comité de la santé du Conseil de l'Europe, il a exposé l'influence de l'industrie pharmaceutique sur la pandémie de grippe porcine. À cette époque, il a pu exprimer personnellement son opinion sur la radiodiffusion publique, or cela n'est plus possible depuis le coronavirus. Les soi-disant fact-checkers, qui eux le discréditent, ont investi sa place.

Un consensus paralysant

Au lieu d'un échange ouvert de points de vue, un consensus scientifique a été proclamé, qui doit être défendu. Quiconque en doute et appelle à une perspective multidimensionnelle sur la pandémie récolte l’indignation et le fiel des autres.

Ce schéma fonctionne également au sein des rédactions. Cela fait un an et demi que je ne travaille pas sur l'actualité quotidienne, dont je suis très content. Depuis mon poste actuel, je ne suis pas impliqué dans les décisions des sujets à traiter et comment les mettre en œuvre. Je décris ici ma perception des conférences rédactionnelles et de l’analyse des reportages. Pendant longtemps, je n'ai pas osé sortir du rôle d'observateur : le supposé consensus me paraissait trop absolu et à l'unisson.

Depuis quelques mois, je sors de ma tanière et lors de conférences, j’émets un commentaire critique ci et là. S’ensuit souvent un silence inquiet, des fois un « merci pour l'info » et parfois une réprimande m’expliquant pourquoi il n'en est pas ainsi. Cela n’a jamais abouti à un reportage.

Il résulte d'un an et demi de coronavirus une fracture de la société sans précédent. La radiodiffusion publique joue un rôle majeur à cet égard. Elle s'acquitte de sa responsabilité de jeter des ponts entre les camps et de favoriser les échanges.

L'argument selon lequel les critiques représentent une petite minorité négligeable, à laquelle il ne faut pas accorder trop d’importance pour des raisons de proportionnalité, est souvent avancé. Au plus tard depuis le référendum sur les mesures anti-corona en Suisse ceci devrait être vu comme réfuté. Bien que là-bas il n'y ait pas non plus de libre échange d'opinions dans les médias de masse, le vote ne s'est terminé qu'à 60:40 pour le gouvernement [ii]. Avec 40% des suffrages, peut-on parler d'une petite minorité ? Il convient également de mentionner que le gouvernement suisse avait lié le versement des aides au vote, ce qui aurait pu influencer la décision de certains de cocher « oui ».

Les développements de cette crise touchent tellement de niveaux et affectent toutes les parties de la société qu'en ce moment nous avons besoin non pas de moins, mais de plus d'espace pour le libre débat.

Les sujets révélateurs ne sont, du coup, pas ceux qui sont adressés par la radiodiffusion publique, mais ceux qui sont omis. Il y a de nombreuses raisons à cela, qui nécessitent une analyse interne honnête. A ce sujet les publications du spécialiste ès sciences des médias et ancien membre du CSA du MDR, Uwe Krüger, comme son livre « Mainstream – Warum wir den Medien nicht mehr trauen » (« Mainstream – Pourquoi nous ne faisons plus confiance aux médias ») peuvent aider.

Dans tous les cas, pour nager à contre-courant dans les conférences, où les sujets sont discutés, il faut du courage. Souvent c’est le plus éloquent qui l’emporte ; en cas de doute, la direction éditoriale tranche bien entendu. Très vite l’amalgame, que la critique du cap gouvernemental en matière du coronavirus appartient au spectre de la droite, fut établi. Alors, quel éditeur ose encore exprimer une pensée en ce sens ?

Questions ouvertes

La liste des incohérences et des questions sans réponse, qui n'auront pas fait l'objet d'une couverture substantielle, est très longue :

  • Pourquoi savons-nous si peu de choses sur la recherche « gain of function» (recherche sur les manières dont on peut rendre des virus plus dangereux pour l’homme) ?
  • Pourquoi la nouvelle la Infektionsschutzgesetz [« Loi sur la protection contre les infections », l’équivalent allemand de la « Loi Pandémie » en Belgique, N.D.L.R.] stipule-t-elle que les droits fondamentaux à l'intégrité physique et à l'inviolabilité du domicile peuvent désormais être restreints - indépendamment d'une situation épidémique ?
  • Pourquoi les personnes qui ont déjà eu le Covid-19 doivent-elles être à nouveau vaccinées alors qu'elles sont au moins aussi bien protégées que les personnes vaccinées ?
  • Pourquoi l’event 201 et les simulations de pandémie mondiale à l'approche de la propagation du SRAS-CoV-2 ne sont-ils pas traités ou alors seulement en lien avec des théories du complot ? [iii]
  • Pourquoi le document interne du ministère fédéral de l'Intérieur, connu des médias et dans lequel il était demandé aux autorités de procéder à un « effet de choc » afin de clarifier les effets de la pandémie du coronavirus sur la société humaine, n'a-t-il pas été publié dans son intégralité – et discuté en public ?
  • Pourquoi l'étude du Pr Ioannidis sur le taux de survie (99,41% pour les moins de 70 ans) ne fait-elle pas la une des journaux, mais bien les projections fatalement fausses de l'Imperial College (Neil Fergusson prédisait au printemps 2020 un demi-million de décès du coronavirus au Royaume-Uni et au-delà des 2 millions aux États-Unis) ?
  • Pourquoi est-il dans un rapport d'expertise préparé pour le ministère fédéral de la Santé que le taux d'occupation des hôpitaux en 2020 par les patients Covid-19 n'était que de 2% ?
  • Pourquoi Brême présente-t-elle de loin l'incidence la plus élevée (113 le 4 octobre 2021 octobre) alors que le taux de vaccination y est de loin le plus élevé d'Allemagne (79 %) ?
  • Pourquoi des versements de 4 millions d'euros ont-ils été faits sur un compte familial de la commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides, qui était chargée de signer les premiers contrats de l’UE avec les sociétés pharmaceutiques pour des vaccins ?
  • Pourquoi les personnes présentant des effets secondaires graves des vaccins ne sont-elles pas montrées dans la même mesure que les personnes présentant des formes sévères de Covid-19 en 2020 ? [v]
  • Pourquoi la méthode de comptage incorrecte des « échecs vaccinaux » ne dérange-t-elle personne ? [vi]
  • Pourquoi les Pays-Bas signalent-ils significativement plus d'effets secondaires des vaccins contre le Covid-19 que d’autres pays ?
  • Pourquoi la description de l'efficacité des vaccins contre le Covid-19 a-t-elle changé trois fois sur le site de l'Institut Paul Ehrlich [institut national allemand de pharmacovigilance, N.D.L.R.] au cours des dernières semaines ? « Les vaccins COVID-19 protègent contre les infections par le virus SARS-CoV-2.» (15 août 2021) « Les vaccins COVID-19 protègent contre une évolution sévère de l'infection par le virus SARS-CoV-2. » (7 Septembre 2021) « Les vaccins COVID-19 sont indiqués pour l'immunisation active afin de prévenir la maladie COVID-19 causée par le virus SARS-CoV-2. » (27 septembre 2021) [vii]

Je voudrais parler de certains points plus en détails.

« Gain de fonction » et « fuite du labo »

A ce jour, je n'ai ni entendu ni lu quelque chose de substantiel sur la recherche de gain de fonction – c'est-à-dire la recherche pour rendre les virus plus dangereux, qui a été menée à l'Institut de virologie de Wuhan, Chine, et financée par les États-Unis. Ces recherches se déroulent dans des laboratoires dits P4, qui travaillent depuis des décennies sur la façon dont les virus présents dans le règne animal peuvent être modifiés de telle manière qu'ils soient également dangereux pour l'homme. ARD et ZDF ont jusqu'à présent sciemment évité le sujet – même s'il y a clairement une nécessité d’en discuter. Une première question à débattre pourrait être, par exemple : est-ce que nous, en tant que société, voulons de telles recherches ?

Sur la théorie de la fuite du labo – c'est-à-dire l'hypothèse que le sars-cov-2 provient d'un laboratoire – il existe entre-temps maints rapports sur le sujet. Il faut y ajouter que l'année dernière, cette question a été immédiatement taxée de théorie du complot. Les médias alternatifs qui ont suivi cette piste ont été bannis des réseaux sociaux tels que YouTube et Twitter et les informations ont été supprimées. Les scientifiques qui ont exprimé cette thèse ont été attaqués massivement. Aujourd'hui, la théorie de la fuite du labo est du moins tout aussi plausible que la transmission par une chauve-souris. Le journaliste d'investigation américain Paul Thacker a publié les résultats de ses recherches méticuleuses dans le British Medical Journal. Dr. Ingrid Mühlhauser, professeur ès sciences de la santé à l'Université de Hambourg, écrit à ce sujet : « Pas à pas, il [Thacker] montre comment les opérateurs d'un groupe de laboratoire américain développent délibérément une théorie du complot afin de déguiser leur accident de laboratoire à Wuhan en complot[1]. Le mythe est soutenu par des revues de renom tels que le Lancet. Les journalistes scientifiques et les prestataires de services de vérification des faits s'emparent de l'information sans réflexion. Les scientifiques participants se taisent, de peur de perdre leur prestige et le financement de leurs recherches. Pendant près d'un an, Facebook a bloqué les messages qui remettent en cause l'origine naturelle du SARS-CoV-2. Si la thèse de l'accident du laboratoire était confirmée, ZDF et d'autres médias auraient défendu des théories du complot. »

Ivermectine et alternatives à la vaccination

Depuis des mois il est également évident qu'il existe des traitements efficaces et peu coûteux pour le Covid-19, qui ne peuvent pas être utilisés. Les données à ce sujet sont claires. Mais les campagnes de désinformation pseudo-scientifiques contre ces médicaments sont révélatrices de l'état dans lequel se trouve notre médecine. L'hydroxychloroquine est connue depuis des décennies et a été utilisée des millions de fois pour le paludisme et les maladies de rhumatisme. L'année dernière, elle a soudainement été déclarée dangereuse. La déclaration du président Donald Trump selon laquelle l'hydroxychloroquine était un game changer a fait le reste pour la discréditer. Le raisonnement politicien ne permettait plus la discussion scientifique de l’HCQ.

Au printemps, tous les médias ont abondamment rapporté la situation catastrophique en Inde due à la propagation du variant delta (à l'époque on parlait encore du variant indien du virus). Le fait que l'Inde ait maîtrisé la situation assez rapidement et que le médicament ivermectine y ait joué un rôle décisif dans de grands États comme l'Uttar Pradesh ne faisait cependant pas partie de l’information. [viii]

En République tchèque et en Slovaquie, l'ivermectine dispose également d'une autorisation préliminaire pour le traitement des patients atteints du Covid-19. Le MDR rapporte au moins cela, bien qu'avec une connotation négative.

L'ivermectine n'est même pas reprise dans la liste du Bayerischer Rundfunk de médicaments possibles, et sur l'hydroxychloroquine seules des études négatives sont citées, aucune étude positive.

La molécule clofoctol s’est également montrée efficace contre le SRAS-CoV-2 lors de tests en laboratoire à l'été 2020. Jusqu'en 2005, l'antibiotique était commercialisé en France et en Italie sous les noms d’Octofene et de Gramplus. L'Institut Pasteur de Lille a été empêché, à plusieurs reprises, par les autorités françaises de démarrer une étude avec des patients Covid-19. Après plusieurs tentatives, ils ont recruté pour cela leur premier patient début septembre.

Pourquoi les autorités de la santé s'opposent-elles avec véhémence aux traitements qui auraient été disponibles dès le début de la pandémie ? J'aurais aimé des recherches d'investigation par l’ARD ! Il convient également de mentionner que les nouveaux vaccins contre le coronavirus pouvaient obtenir une approbation d'urgence uniquement parce qu’il n'y avait pas de traitement pour le SRAS-CoV-2 officiellement reconnu.

Il ne s'agit pas de promouvoir un remède miracle au coronavirus. Je veux souligner des faits qui n'ont pas reçu l'attention nécessaire. Dès le début, s'est répandue dans le discours public l'opinion que seule une vaccination peut remédier à la situation. L'OMS est même allée jusqu'à modifier la définition de l'immunité collective dans le sens où elle ne pouvait être obtenue que par des vaccinations et non plus par une infection antérieure, comme c'était le cas jusqu'à présent.

Mais que se passe-t-il si le chemin que vous avez choisi se révèle être une impasse ?

Questions sur l'efficacité vaccinale

Les données des pays avec un taux de vaccination particulièrement élevé montrent que les infections au SRAS-CoV-2 ne sont pas rares chez les personnes complètement vaccinées, mais au contraire courantes. Dr. Kobi Haviv, directeur de l'hôpital Herzog à Jérusalem, affirme que 85 à 90 % des personnes gravement malades de son unité de soins intensifs sont doublement vaccinées.

La revue Science écrit pour l'ensemble d'Israël : « Le 15 août, 514 Israéliens atteints de formes sévères ou critiques du Covid-19 ont été hospitalisés… 59 % de ces 514 personnes étaient complètement vaccinées. Parmi les personnes vaccinées, 87 % avaient 60 ans ou plus. » Science cite un conseiller du gouvernement israélien qui déclare : « L'une des grandes leçons d'Israël [est] : ‘Les vaccins fonctionnent, mais pas assez bien’. »

De plus, il est maintenant évident que les personnes vaccinées ont (et propagent) une charge virale du variant delta aussi élevée que les personnes non vaccinées.

Quelles sont les conséquences de cette situation des données en Allemagne ? – Un confinement surtout pour les non-vaccinés, ou pour le dire de façon euphémiste : la règle 2G [Genesen = guéri, Geimpft = vacciné, N.D.L.R.]. La société est divisée de facto en deux classes. Les vaccinés retrouvent leurs libertés (parce qu’ils ne présentent pas de risque potentiel pour les autres), les non-vaccinés (parce qu’ils présentent un risque potentiel pour les autres) doivent subir des tests qu'ils sont censés payer eux-mêmes, et en cas de quarantaine ils ne reçoivent plus de salaire. Les interdictions d'emploi et les licenciements en raison du statut vaccinal ne sont plus exclus et les mutuelles pourraient à l'avenir imposer des tarifs moins favorables aux personnes non vaccinées. Pourquoi cette pression sur les non-vaccinés ? Scientifiquement, cela ne peut pas être justifié et c'est extrêmement nocif pour la société.

Les anticorps générés par les vaccinations diminuent significativement après quelques mois. Un regard sur Israël montre qu'après la deuxième vaccination, il y a maintenant la troisième dose pour l'ensemble de la population et la quatrième est déjà annoncée. Quiconque ne ferait pas après six mois sa vaccination de rappel n'est plus considéré comme immunisé et perd son « Green Pass » (la carte de vaccination numérique qu'Israël a introduite). Aux États-Unis, Joe Biden parle maintenant de boosters (vaccins de rappel), qui sont à renouveler tous les 5 mois. Marion Pepper, immunologue à l'Université de Washington, remet en cause cette stratégie. Face au New York Times elle a déclaré: « La stimulation répétée des défenses de l'organisme peut également conduire à un phénomène connu sous le nom d’‘épuisement immunitaire’ ».

Il y a peu de discussions sur le fait qu'une immunité beaucoup plus robuste peut être acquise par l’infection naturelle. Des anticorps ultra-puissants ou (on parle aussi de super immunité) ont été trouvés chez des personnes infectées par le sars-cov-2 au cours de l’année écoulée. Ces anticorps réagissent avec plus de 20 mutations virales différentes et durent plus longtemps que les anticorps produits par le vaccin.

Après tout, le ministre de la Santé [allemand, N.D.L.R.] Jens Spahn a maintenant annoncé que la preuve de la présence d’anticorps devrait également être acceptée. Pour être officiellement immunisé, une vaccination doit néanmoins encore suivre. Qui comprend cette logique ? Une interview de CNN avec le Dr. Anthony Fauci, président du National Health Institute (l'équivalent américain du RKI [Robert Koch Institut, l’équivalent allemand de Sciensano, N.D.L.R.]) expose l'absurdité au grand jour. Jusqu'à présent, les personnes ayant une immunité naturelle n'ont pas été considérées par la politique !

Je connais une médecin qui essaie désespérément d'obtenir une réponse de la part des autorités sanitaires et du RKI à ce sujet : Un de ses patients possède un titre d'anticorps IgG de 400 UA/ml - nettement plus que de nombreuses personnes vaccinées. Son infection au coronavirus remonte à plus de six mois, il n'est donc plus considéré comme immunisé. La réponse qu'elle a obtenue est : « Vaccinez-le ! », ce que le médecin refuse.

Manque de compréhension des bases journalistiques

La sortie de la pandémie propagée par la politique et les médias s'avère être un abonnement vaccinal permanent. Les scientifiques qui exigent une approche différente face au coronavirus n'obtiennent toujours pas la place adéquate dans les médias du service public, comme le montrent à nouveau les reportages, parfois diffamatoires, sur l’action #allesaufdentisch. Au lieu de discuter du contenu des vidéos avec les personnes impliquées, l’on a été chercher des experts qui discréditent la campagne. Ce faisant, la radiodiffusion publique commet précisément l’erreur qu'elle reproche à #allesaufdentisch.

Le journaliste Anton Rainer du Spiegel a déclaré, dans une interview du SWR, à propos de la campagne de vidéos, qu'il ne s'agissait-là pas d'interviews au sens classique : « En principe, vous voyez deux personnes qui sont d'accord l'une avec l'autre. » J'avais mal au ventre après avoir regardé le reportage de ma station, et étais complètement irrité par le manque de compréhension pour le principe de base journalistique de laisser aussi la parole à l'autre camp. J'ai communiqué mes préoccupations aux personnes concernées et à la direction rédactionnelle par courriel.

Un dicton classique dans les conférences est qu'un sujet aurait été déjà fait. Par exemple, lorsque j'ai mentionné la très probable sous-notification des complications vaccinales. Oui, c'est vrai, le sujet a été discuté avec l'expert interne, qui – ô surprise – est arrivé à la conclusion qu'il n'y a pas de sous-notification. L'autre côté est certes mentionné ci et là, mais il prend que très rarement la forme où l’on parle réellement aux personnes qui ont des points de vue critiques.

Critiques sous pression

Les critiques les plus virulents doivent s'attendre à des perquisitions à domicile, des poursuites pénales, une saisie de leur compte bancaire, une mutation ou un licenciement, voire l'admission en psychiatrie. Même s'il s'agit d'opinions dont les positions ne sont pas partagées - dans un État de droit, cela ne devrait pas exister.

Aux États-Unis, la question de savoir si la critique scientifique devrait être qualifiée de hate crime (« crime de haine ») se discute déjà. La Rockefeller Foundation a accordé 13,5 millions de dollars pour la censure de la désinformation dans le secteur de la santé.

Le directeur de la télévision WDR, Jörg Schönenborn, a déclaré : « Les faits sont des faits qui sont fixés ». Si tel était le cas, comment est-il possible qu’en huis clos, des scientifiques se disputent sans cesse et sont même en profond désaccord sur certaines questions très fondamentales ? Tant qu'on ne s'en rend pas compte, toute hypothèse d'une prétendue objectivité mène à une impasse. Nous ne pouvons qu'approximer la réalité – et cela n'est possible que dans un discours d'opinions et de résultats scientifiques ouvert.

Ce qu’il se passe en ce moment n'est pas un combat honnête contre les fake news. Au contraire, l'on a impression que toutes informations, preuves ou discussions qui contredisent le récit officiel, sont réprimées.

Un exemple actuel est la vidéo factuelle et scientifiquement transparente de l'informaticien Marcel Barz. Dans une analyse de données brutes, M. Barz s'étonne de constater que ni les chiffres de surmortalité, ni les taux d'occupation des lits ou d'infection ne correspondent à ce que nous lisons ou entendons dans les médias et de la politique depuis un an et demi. Il montre également comment on peut présenter une pandémie avec ces données et explique pourquoi d’après lui c'est malhonnête. La vidéo a été supprimée de You Tube après trois jours avec 145 000 clics (et n'est redevenue accessible qu'après que M. Barz s’y soit opposé et ait protesté). La raison invoquée : « désinformation médicale ». Ici aussi, la question : qui a pris la décision et sur quelle base ?

Les vérificateurs du Volksverpetzer [trad. litt. « mouchard du peuple », N.D.L.R.] discréditent Marcel Barz comme un faux. Le verdict de Correctiv est un peu plus modéré (M. Barz y a répondu publiquement et en détails). Le rapport préparé pour le ministère fédéral de la Santé, dont on peut tirer que le taux d'occupation des hôpitaux en 2020 par les patients du Covid-19 n'était que de 2%, lui donne raison. M. Barz a contacté la presse avec son analyse, mais n'a reçu aucune attention. Dans un discours fonctionnant, nos médias l'inviteraient au débat.

Entre-temps, des contenus autour du sujet du coronavirus ont été supprimés des millions de fois, comme le montre la journaliste Laurie Clarke dans le British Medical Journal. Facebook & Co sont des entreprises privées et peuvent donc décider de ce qui est publié sur leurs plateformes. Mais ont-elles aussi le droit de diriger le discours ?

La radiodiffusion du service public pourrait constituer un rééquilibrage important en assurant un échange ouvert de perspectives. Mais malheureusement, rien !

Pass sanitaire et surveillance numérique

Les fondations de Gates et de Rockefeller ont conçu et financé les directives de l'OMS pour les passeports de vaccination numériques. Ils sont maintenant introduits dans le monde entier. Ce n'est qu'avec eux que la vie publique doit être possible – qu'il s'agisse de conduire le tram, de boire un café ou de se faire soigner. Un exemple en France montre que cette identification numérique devrait rester en place même après la fin de la pandémie. L'eurodéputé Emmanuelle Ménard a exigé l'ajout suivant dans le texte de loi : Le certificat de vaccination numérique « prend fin lorsque la propagation du virus ne constitue plus une menace suffisante pour justifier son utilisation. » Sa proposition d'amendement a été rejetée. Cela signifie que le pas vers le contrôle de la population mondiale ou même un état de surveillance à travers des projets tels que ID2020 est très petit.

L'Australie teste actuellement une application de reconnaissance faciale pour s'assurer que les personnes en quarantaine restent à la maison. Israël utilise des bracelets électroniques pour cela. Dans une ville italienne, des drones sont testés pour mesurer la température des visiteurs de la plage, et en France, la loi est actuellement en train d'être modifiée pour rendre possible la surveillance des drones à grande échelle.

Tous ces sujets nécessitent un échange intensif et critique au sein de la société. Mais cela n'apparaît pas assez dans les reportages de nos diffuseurs et n'était pas un sujet de campagne électorale.

Angle d’approche réduit

La manière dont la perspective du discours est restreinte est caractéristique du cerbère de l'information. Jan Böhmermann en est un exemple actuel avec sa demande que le virologue Hendrik Streeck et le professeur Alexander S. Kekulé soient bannis des plateaux télé, car ils ne seraient pas compétents.

Outre le fait que les deux médecins ont un CV extrêmement impressionnant, Böhmermann a ainsi réajusté les œillères. Ne faudrait-il maintenant même plus entendre les gens qui présentent leur critique du cours du gouvernement avec les plus grandes précautions ?

La restriction du débat va maintenant si loin que la Bayerischer Rundfunk [la radiodiffusion bavaroise publique, N.D.L.R.] a à plusieurs reprises omis de diffuser les discours des députés qui critiquent les mesures lors de la diffusion des débats parlementaires au parlement régional bavarois.

Est-ce à cela que ressemble la nouvelle conception de la démocratie du service public de radiodiffusion ? Les plateformes médiatiques alternatives fleurissent surtout parce que les établis ne remplissent plus leur fonction de correctif démocratique.

Quelque chose a mal tourné

Pendant longtemps, j'ai pu dire avec fierté et joie que je travaille pour la radiodiffusion du service public. De nombreuses recherches, formats et contenus exceptionnels proviennent d'ARD, de ZDF et de Deutschlandradio. Les normes de qualité sont extrêmement élevées et des milliers d'employés font un excellent travail, même sous la pression accrue des coûts et des objectifs d'économies. Mais quelque chose s'est mal passé dans le contexte du coronavirus. Tout à coup, je perçois une approche à sens unique et des œillères ainsi qu’un supposé consensus qui n'est plus remis en cause.

La chaine autrichienne Servus TV montre que l’on peut faire différemment. Lors des programmes « Corona Quartet » / « Talk im Hangar 7 », supporters et critiques ont leur mot à dire. Pourquoi cela ne serait-il pas possible à la télévision allemande ? [xii] « On ne peut pas donner une scène à tous les hurluberlus », est la réponse immédiate. Ce faux équilibre, le fait que les opinions sérieuses et douteuses soient entendues également, se devrait d’être évité. – un argument massue qui, de plus, n'est pas scientifique. Le principe de base de la science est le doute, le questionnement, la vérification. Quand cela n’existe plus, la science devient religion.

Oui, il y a en fait un faux équilibre. C'est l'angle mort qui est entré dans nos esprits qui ne permet plus de véritable discussion. Nous nous renvoyons des supposés faits à la figure, mais nous ne pouvons plus nous écouter. Le mépris remplace la compréhension, le combat de l'autre opinion remplace la tolérance. Des valeurs fondamentales de notre société sont jetées par-dessus bord du jour au lendemain. Par ici l’on dit : les gens qui ne veulent pas se faire vacciner sont cinglés, par-là : « Honte aux moutons de Panurge ».

Pendant que nous nous disputons, nous ne remarquons pas que le monde change à une vitesse vertigineuse. Presque tous les domaines de notre vie sont en transformation. La façon dont cela se déroule dépend en grande partie de notre capacité à coopérer, à faire preuve d'empathie et à être conscients de nous-mêmes, de nos paroles et de nos actions. Pour notre santé mentale, nous ferions bien d'ouvrir l’espace de débat - avec plein d’attention, de respect et de compréhension pour différentes perspectives. [xiii]

En écrivant ces lignes, je me sens hérétique ; quelqu'un qui commet de la haute trahison et risque une punition. Ce n'est peut-être pas du tout comme ça. Peut-être que je ne risque pas mon travail avec ceci, et la liberté d'expression et le pluralisme ne sont pas en danger. Je l'espère beaucoup et attends avec impatience un échange constructif avec mes collègues.

Par Ole Skambraks, journaliste (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

(Traduction : Colin Meier)


Informations supplémentaires de la part de l‘auteur

P.S. : Pour les fact-checkers, et les personnes qui sont intéressées par une perspective multidimensionnelle, voici les contre-arguments aux points abordés dans le texte.

Etude ARD-ZDF

https://www.rnd.de/medien/kritik-an-corona-berichterstattung-von-ard-und-zdf-sender-wehren-sich-gegen-medienstudie-C3B4FEKAMNBFBNTKGO5EETMR3E.html

Prof. John Ioannidis

https://www.faz.net/aktuell/wissen/forscher-john-ioannidis-verharmlost-corona-und-provoziert-17290403.html

https://sciencebasedmedicine.org/what-the-heck-happened-to-john-ioannidis/

Imperial College Modelling

https://blogs.bmj.com/bmj/2020/10/07/covid-19-modelling-the-pandemic/

Gain of function research

https://www.gavi.org/vaccineswork/next-pandemic/nipah-virus

Hydroxychloroquine / Ivermectine

https://www.br.de/nachrichten/wissen/corona-malaria-mittel-hydroxychloroquin-bei-covid-19-unwirksam,RtghbZ4

https://www.who.int/publications/i/item/WHO-2019-nCoV-therapeutics-2021.2

https://www.forbes.com/sites/siladityaray/2021/05/11/indian-state-will-offer-ivermectin-to-entire-adult-population---even-as-who-warns-against-its-use-as-covid-19-treatment/

Immunité des vaccinés

https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2021.08.23.457229v1

Immunité des guéris

https://science.orf.at/stories/3208411/?utm_source=pocket-newtab-global-de-DE

https://www.businessinsider.com/fauci-why-covid-vaccines-work-better-than-natural-infection-alone-2021-5

Echecs vaccinaux / pandémie des non-vaccinés

https://www.spektrum.de/news/corona-impfung-wie-viele-geimpfte-liegen-im-krankenhaus/1921090#Echobox=1631206725

https://www.mdr.de/wissen/covid-corona-impfdurchbrueche-sind-selten-100.html

https://www.businessinsider.de/wissenschaft/gesundheit/neue-daten-risiko-an-covid-19-zu-sterben-fuer-ungeimpfte-elfmal-hoeher-a/

Pseudo-experts / négationnistes de la science / le principe PLURV

https://www.ndr.de/nachrichten/info/82-Coronavirus-Update-Die-Lage-ist-ernst,podcastcoronavirus300.html#Argument


„Nous tenons à remercier Multipolar de nous avoir accordé les droits de traduire et reprendre cette lettre ouverte d’Ole Skambraks.
La version originale en allemand se trouve sur le site du magazine Multipolar.“

Ci dessous le lien direct vers la version originale en allemand
https://multipolar-magazin.de/artikel/ich-kann-nicht-mehr


Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

N.D.L.R. : La phrase devrait être : « Pas à pas, il [Thacker] montre comment les opérateurs d'un groupe de laboratoire américain montent délibérément un complot afin de déguiser leur accident de laboratoire à Wuhan en théorie du complot. » L’auteure d’origine s’est trompée dans la syntaxe, mais le sens de son propos est récupéré par la suite.

https://multipolar-magazin.de/artikel/ich-kann-nicht-mehr

Les reportages dans le cadre du référendum faisaient exception, au cours desquels la télévision suisse a été obligée de donner aux deux parties le même créneau de diffusion (vidéo ici)

[iii] D'autres simulations d'urgence en cas de pandémie étaient « Clade X » (2018), « Atlantic Storm » (2005), « Global Mercury » (2003) et « Dark Winter » (2001). Ces exercices portaient toujours sur la gestion de l'information.

Panorama a parlé des paiements, mais n'a pas expliqué clairement le rôle de Kyriakides par rapport aux contrats de vaccins contre le coronavirus. A part cela, le sujet n'avait pas une grande importance pour les médias.

Le musicien britannique Eric Clapton, par exemple, qui a développé des réactions violentes après la vaccination et le regrette aujourd'hui, a rarement été mentionné à la radio de service public.

Selon le RKI, un échec vaccinal se produit lorsqu'une personne qui a été vaccinée peut présenter à la fois un test positif et des symptômes - pour ceux qui n'ont pas été vaccinés, un test positif est suffisant. De cette façon, les non vaccinés sont statistiquement plus significatifs.

[vii] Chaque fois sous la rubrique « Liste des vaccins approuvés » ; les versions antérieures du site web du PEI sont accessibles via les archives web de Wayback Machine (ici, ici et ici).

[viii] L'OMS a même félicité l'État indien de l'Uttar Pradesh pour sa politique sanitaire, mais sans évoquer l'ivermectine. Le taux de vaccination dans l'Uttar Pradesh est inférieur à 10 %.

Voir aussi réunion de la FDA du 17 septembre 2021 à 05:47:25

Le reportage le plus juste vient du BR, quoiqu’ici aussi, l’on a parlé sur et non pas avec les responsables. Le MDR propose une analyse complète et différenciée sur son portail média.

Je ne veux pas parler d'une véritable opinion unique de la radiodiffusion publique. Il y a toujours eu des contributions critiques et des changements de cap dans les reportages. Mais c'est toujours une question de contexte, de temps d'antenne et de mesure dans laquelle un sujet est traité. D'autres collègues ont également remarqué mes observations.

[xii] Des formats neufs tels « Auf der Couch » de ZDF donnent de l'espoir, même si je ne pense pas qu'une Karina Reiss ou un Wolfgang Wodarg y auront une place de sitôt.

[xiii] L'initiative « Dialog Kultur » ouvre des pistes utiles qui peuvent également intéresser les formats médiatiques.

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Ole Skambraks

Ole Skambraks, né en 1979, a étudié les sciences politiques et le français à l'Université Queen Mary à Londres et la gestion des médias à l'ESCP Business School à Paris. Il a été animateur, reporter et auteur à Radio France Internationale, éditeur en ligne et community manager sur cafebabel.com, responsable de programme pour l'émission matinale à MDR Sputnik et éditeur à WDR Funkhaus Europa/Cosmo. Il travaille actuellement comme monteur de la gestion de programme/conception sonore à SWR2.

Je me pose beaucoup de questions sur ce que nous vivons depuis maintenant 18 mois. Tant de changements, tant de bouleversements, tant d’incompréhensions ont jalonné notre vie en si peu de temps.

Aujourd’hui, il est normal de faire demi-tour pour prendre un masque oublié chez soi ou dans sa voiture. Aujourd’hui, il est devenu courant de se demander, lors d’une conversation banale, si nous sommes vaccinés. Aujourd’hui, il est logique de ne plus se faire la bise, de ne plus se serrer la main, de s’écarter plus que de raison. Aujourd’hui, c’est monnaie courante de voir des affiches nous demandant de désinfecter le caddie que nous utilisons, de nous masquer, de respecter une distance de protection. Aujourd’hui, il est possible de prendre un bus bondé mais impossible de remplir à pleine capacité une salle de cinéma. Aujourd’hui, il faut réserver sa visite au musée, sa sortie en famille. Aujourd’hui, il est de coutume de voir une file à l’extérieur d’une boulangerie où se pressent deux clients. Aujourd’hui…

Tout le monde pense savoir ce qui est meilleur pour les autres et personne ne sait penser aux autres. Il n’est pas rare d'entendre ou de lire que le problème, ce sont eux : ceux qui ne sont pas ceci ou ceux qui sont cela. Probablement avez-vous déjà entendu à la machine à café ou à l’arrêt du bus que si les autres faisaient comme nous, tout serait fini ou si tout le monde était obligé de faire comme nous, on pourrait arrêter de porter le masque…

Depuis 18 mois maintenant, tous les jours sans relâche, des chiffres, des chiffres, des chiffres… Inlassablement, partout, sans cesse. Rien ne semble pouvoir arrêter ce vertigineux tsunami statistique. Depuis 18 mois, ces chiffres, pourtant connus de tous car appris depuis le plus jeune âge, deviennent sujet à interprétation, à controverse, à tension. Depuis 18 mois, ces chiffres peuvent dire beaucoup comme peu, selon l’angle d’attaque. Depuis 18 mois, ces chiffres servent d’armes pour faire peur, de bouclier pour repousser toute pensée divergente, de parapluie pour éviter de voir les nuages menaçants d’une lecture sélective.

Maintenant, pour se divertir, pour passer un moment en famille ou entre amis, pour simplement boire un verre ou aller voir un film, il nous faudra montrer patte blanche, nous devrons exhiber fièrement notre état de santé et cela, avec un sourire bien que masqué. « Thou shall not PASS !!!»… Je pense déjà aux différents casse-têtes des écoles notamment pour organiser une sortie scolaire au musée ou visionner un film en sortie extérieure.

Chez nous, un de nos innombrables ministres a dit qu’il respectait les personnes non désireuses de se faire vacciner MAIS qu’elles devaient comprendre que les autres, les vaccinés, avaient le droit de se retrouver entre eux et de faire des choses uniquement entre personnes vaccinées… Je suis en totale adéquation avec lui, mais qu’en est-il des non vaccinés qui souhaitent se retrouver entre eux et ne faire que des choses entre eux ? Pourquoi ne pas se dire que, si des lieux sont « réservés » pour un groupe de personnes, d’autres lieux pourraient tout aussi bien l’être pour l’autre groupe ? Je suis bien conscient des dérives que ce genre de discours peut soulever. À quand des zones réservées pour l’un ou l’autre, des magasins, des supermarchés, des emplois, une économie, … ?

Pensons encore aux centres de vaccination, vaccinodrome, vaccibus. Qu’est-ce qui pousse un gouvernement à imposer une vaccination de masse aussi rapide ? Ah oui, un virus tellement mortel qu’il faut un test pour savoir si on est contaminé… Oui, je fais de l’ironie sur ce virus parce qu’il y a 10 ans, quand, au plus fort de l’épidémie de grippe saisonnière, on dénombrait un nombre similaire d’hospitalisations et de morts, personne ne s’en émouvait comme aujourd’hui et personne ne plaidait pour une vaccination intensive. Si nous souhaitions un vaccin, nous allions chez notre médecin et tout était fini, pas d’app à télécharger, pas de QR code, pas de test et surtout… pas d’obligation déguisée ou non.

L’impression globale reste que nous vivons une grande campagne de communication dirigée avec force. Est-ce que le virus existe ? Oui, sans conteste… comme il en existe des centaines de millions. Est-ce qu’il est nécessaire de nous abreuver sans cesse de messages culpabilisateurs, remplis d’amalgames, terrorisants, discriminants ? Est-ce qu’il est vital de refuser des visites dans les hôpitaux, d’empêcher de vivre nos deuils, de célébrer nos naissances, de fêter nos mariages ? Est-ce qu’il est citoyen de pointer du doigt tel ou tel comportement, peu importe son « bord » ? Sommes-nous forcément « moutons » ou « éveillés » ? Est-ce que la période que nous vivons n’est pas assez clivante pour devoir ajouter d’autres cases ?

Que penser de l’avenir qu’on nous propose ? Un avenir où nos médecins de famille ne pourront plus soigner si les hautes instances ne sont pas en accord avec le soin choisi. Un avenir où penser par soi-même est devenu prohibé, répréhensible, criminel. Un avenir où chaque être humain doit entrer dans une case, doit être répertorié, classé, numéroté. Un avenir où défiler avec son statut médical est logique et s’y soustraire vaut l’opprobre. Un avenir où les médias ne sont autres que les relais d’une pensée unique, choisie avec soin, sans âme. Un avenir où partir travailler dans un bus bondé est normal mais sortir se divertir demande un passeport santé, un masque, un test, une distance de sécurité sanitaire, une place vide entre chaque personne. Un avenir où nos enfants sont conditionnés à écouter sans réfléchir, à réfléchir sans comprendre, à apprendre sans envie.

Je me pose beaucoup de questions, trop peut-être, sur ce que nous vivons. Et de ce que j’ai pu comprendre, aujourd’hui, se poser des questions est signe de complotisme, de maladie mentale, de folie, de révolte. Dans un futur dystopique, je serais un divergent à chasser, un homme dans un monde de robots savants, un virus à exterminer.


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Perceval

Ma motivation première : La Liberté. Celle de choix, de penser, de critiquer, de ne pas être d'accord, de choisir son traitement, de remettre en question les dirigeants, de vivre simplement.
Je suis un père de famille recomposée, rassemblée où je tente d'instaurer le débat d'idées, la recherche d'informations contradictoires, la curiosité. Je ne suis ni journaliste ni gourou ni prêcheur, je suis simplement un citoyen qui ne veut plus se contenter d'une vérité érigée en dogme non discutable par des personnes qui ne sont plus, à mon avis, en phase avec vous, avec moi, avec NOUS.

© BAM! Vick

Notre démocratie est-elle en danger ?

La RTBF ouvre le débat en cette première semaine d’octobre[1]


Ainsi, titraient les médias de la RTBF, s’appuyant sur un sondage[2] qui nous apprend, entre autres, qu’un quart des Belges veulent la fin de notre démocratie parlementaire. Par-ci, par- là, on apprend de cette étude que les Belges veulent un pouvoir plus concentré : dans les mains d’un leader unique, sans pléthore de ministres … Pourquoi pas à la Française ? Cela, ça fait vraiment peur !

Renvoyons la patate chaude à l’expéditeur : RTBF, quelle est ta contribution à cette mise en danger de la démocratie ?

Service public financé par les deniers public des contribuables, nous sommes en droit d’attendre que la RTBF soit le reflet de l’opinion publique la plus large possible. Que les différents courants de pensée qui traversent la société belge puissent s’exprimer. Bien évidemment, un média de service public peut aussi exprimer des opinions tranchées, stimuler débats et controverses. Surtout qu’elle bénéficie d’un statut d’entreprise autonome.

« Autonome », le mot est lâché. Qu’avons-nous vu depuis 1 an et demi ? Un média récitant la litanie du pouvoir en place. Un média ostracisant tout ce qui s’écartait de cette pensée unique. Un média refusant l’accès à ses ondes aux contradicteurs de la doxa en place. Un média de service public relayant sans contextualisation et sans nuances la parole d’experts et d’entreprises pharmaceutiques privées. Un média s’érigeant en gardien de la science : l’unique, la vraie, la seule - celle des tests PCR, des vaccins, du confinement aveugle et du catalogue des horreurs que nous connaissons. Un média actant sans broncher les atteintes à l’État de Droit. Un média oubliant son rôle d’informateur, passant sous silence des faits marquants comme des manifestations contre l’ordre établi ou les effets secondaires des vaccins.

Il n’y a pas de démocratie sans presse libre. Les acteurs du 4ième pouvoir doivent être émancipés du pouvoir et ne pas pratiquer « l’auto-censure », probablement plus destructrice, parce que plus insidieuse.

La RTBF, à l’instar d’autres médias belges, porte une très lourde responsabilité dans le constat qu’elle met en lumière dans son enquête. La grande maison du boulevard Reyers ne nous ayant pas habitué à l’auto-critique, ceci est une piqûre de rappel !

Par Philippe Davister


https://www.rtbf.be/tv/article/detail_notre-democratie-est-elle-en-danger-la-rtbf-ouvre-le-debat-en-cette-premiere-semaine-d-octobre?id=10853941

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_sondage-rtbf-un-quart-des-belges-veulent-la-fin-de-notre-democratie-parlementaire?id=10852475

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celle de BAM!

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