Tribune

32/40 - LA PEUR D'UN AUTRE DISCOURS - LA CULPABILITÉ

32/40 - LA PEUR D'UN AUTRE DISCOURS - LA CULPABILITÉ


La Covid est une réalité. Mais quel est le risque réel ? Les mesures prises sont-elles justifiées ? Beaucoup d'informations ne circulent pas. Pour tenter une autre histoire de la Covid, j’ai compilé plus de 2000 ressources afin de déterminer des certitudes, émettre des hypothèses, poser des questions.... Cette démarche s'est soldée par la production d'une publication de 80 pages.

BAM vous en propose la lecture sous forme d'épisodes thématiques quotidiens (du mercredi au dimanche).


La peur d’un autre discours

Ceux qui s’interrogent, questionnent, proposent d’autres voies, ou manifestent leur désaccord sont immédiatement et quasiment systématiquement assimilés à des militants anti-vaccin, des marginaux, des conspirationnistes ou encore des sympathisants d’extrême droite. Sans jamais s’intéresser finalement au fond du discours alternatif qui est proposé, sans se dire qu’il pourrait être juste, ou qu’il pourrait permettre de nuancer le discours officiel, tout n’étant pas tout noir ni tout blanc, surtout en ces temps d’incertitude où personne ne détient de vérité absolue.

Le Dr Laurent Toubiana va même finir par ne plus vouloir intervenir tant il fait l’objet d’un quasi harcèlement pour les propos, pourtant censés, qu’il tient.
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Pourquoi tant d’obstination à ne pas vouloir débattre, à ne pas vouloir entendre les questions et les doutes ? Même le gouvernement a limité le débat en utilisant le Conseil de Défense pour prendre ses décisions.

Quel risque prend-on à dialoguer si on n’a rien à se reprocher ?

Un nouveau mot devient à la mode : «Complotiste» : que je définirais par «Personne qui souhaite émettre une opinion ou lancer un débat sur un sujet qui gêne d’autres personnes, qui n’ont comme argument à opposer à la première… aucun argument».

Une très belle illustration de cette quasi censure ambiante, c’est la magistrale intervention de Mme Cicurel sur CNews, donnant des leçons de liberté d’expression et de démocratie, au sujet du film Hold-Up. Certes, ce film contient des approximations et quelques erreurs. Certes il dérive sur des théories de manipulations de masse. Mais il soulève également un nombre de question légitimes, interroge sur des faits avérés, et surtout, il a simplement le droit d’exister, que cela plaise ou non à madame Cicurel. Et si comme elle le dit, le «complotisme» est un «virus qui progresse de manière planétaire», il faut s’interroger. C’est peut-être que les gens se posent des questions, et qu’ils n’ont pas de réponses… Et ce genre de réaction ne peut qu’amplifier le phénomène. D’ailleurs, qui complote contre qui ? Qui craint le plus l’autre ? Frédéric Lordon livre une très belle réflexion dans Le Monde Diplomatique intitulée «Le complotisme de l’anticomplotisme».
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Tous ceux qui se posent des questions sont donc désormais des crétins qu’il faudrait pendre sur la place publique ? La pensée est désormais unique ? Il n’est plus nécessaire (voire interdit) de réfléchir ?

Sébastien Le Fol, directeur du journal Le Point écrit : «M. Véran, les Français sont des citoyens, pas des malades ! Le gouvernement considère parfois qu’il ne dirige pas un pays, mais un hôpital. La situation sanitaire ne l’autorise pas à brider toute parole contrariante pour lui.»
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Nous sommes en démocratie et nous avons le droit, si ce n’est le devoir, de poser des questions. Et si ces questions dérangent, c’est sans doute que nous avons raison de les poser.

Si le gouvernement apportait des réponses et des preuves précises, les engageant moralement et légalement, aux questions posées par ceux qui s’interrogent, peut-être que ces derniers n’auraient pas à les imaginer....

Aucune remise en question, aucun mea culpa. Aucune reconnaissance des erreurs, comme le fait remarquer Vincent Lindon dans une longue vidéo. Pourtant des erreurs sont identifiées, des mensonges sont avérés, mais on tient le cap, et on demande au peuple son adhésion absolue.
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Et comme si cela ne suffisait pas, on ajoute de la culpabilité

Si le virus circule et tue, ce n’est pas vraiment de sa faute, ni du manque de moyens des hôpitaux, ni de l’inefficacité de certaines mesures prises… C’est avant tout de la faute des gens, indisciplinés, qui n’obéissent pas bien, qui font n’importe quoi, qui ne s’isolent pas, qui se sont «relâchés» pendant l’été 2020, qui sont allés à la plage (pardon… qui ont été gentiment autorisés à aller à la plage, mais pas trop loin, et si possible en réservant même parfois un petit carré privé) cet été pour tenter de récupérer un peu de leur dépression printanière. C’est de la faute des gens, qui se sont regroupés, qui ont voulu vivre et s’aimer, à un moment où les indicateurs montraient une épidémie qui semblait terminée. N’est-ce pas presque un peu pervers ? Tiens, prends un bonbon… Et hop, coup de bâton !
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Les responsables, ce sont les petits-enfants qui tuent leurs grands-parents, ou les étudiants, ces véritables criminels qui se retrouvent autour de la table d’un pub… Sans compter l’effet «apéro» et même l’effet «galette des rois» évoqué par le Journal du Dimanche.

C’est de la faute des malades si les hôpitaux sont surchargés, il ne faut pas tomber malade ! C’est Jean Castex lui-même qui l’a dit.

Regardez comme vous faites souffrir les soignants à ne pas vouloir rester enfermés chez vous… Mais qui est responsable de ce délabrement hospitalier ?

Et puis tous ces vilains malades qui ne s’isoleraient pas correctement… Quelle honte ! A quand le bracelet électronique ? Les personnes qui ont eu la Covid ont-elles vraiment toutes pris un malin plaisir à ne pas respecter une forme de quarantaine pour ne pas contaminer leurs proches ? Les Français sont-ils tous idiots à ce point ?

On nous menace de nous priver de Noël, comme des enfants. On nous le fait miroiter comme seul espoir de parenthèse de demi-bonheur que nous puissions entrevoir au bout du tunnel…

Puis on nous dit qu’à Noël, on risque de faire mourir Papy et Mamy. D’ailleurs, il vaudrait même mieux qu’ils mangent seuls à la cuisine. On atteint des sommets ! Il faudrait même garder son masque pour cuisiner, désinfecter les couverts avant le dressage de la table, ne pas se passer les plats, garder le masque à table... Jusqu’où va-t-on aller dans l’absurde et l’infantilisation ?
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Et puis c’est vrai, il est bien connu que les pauvres vieux n’ont pas de vie sociale, ne voient du monde qu’à Noël, ils n’ont pas d’amis, ne prennent pas leurs petits-enfants pendant les vacances, ne font pas de voyages organisés… Et ont-ils conscience que les gens qu’on voit à Noël sont les mêmes qu’on voit déjà dans la vie en temps normal ? Tout comme on s’enferme dans des appartements au ski, la plupart du temps avec... les mêmes personnes que celles avec lesquelles on vit ou qu’on côtoie toute l’année ? On notera pour mémoire que ni Noël, ni le Nouvel An n’ont provoqué d’explosion épidémique, ni en France, ni en Belgique. Même la rave party bretonne du 31 décembre ayant rassemblé 2500 personnes n’aura généré aucun cluster.
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Quant à ceux qui sont en EHPAD, ce n’est sans doute pas le fait de leur refuser l’hospitalisation, l’accès à certains traitements, le fait de leur proposer des produits douteux, ou le fait de les isoler physiquement et socialement de longs mois durant qui les tue… En cherchant bien, on doit bien y être pour quelque chose…

Et puis après tout, si c’est leur dernier Noël, n’ont-ils pas le droit de profiter des leurs une dernière fois ?
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Et quel signal traumatisant envoyé aux enfants… « Tu peux tuer Mamy »…

On diffuse même d’infâmes spots de publicité à la télé pour nous faire culpabiliser de «vivre».
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Quelle communication anxiogène ! Qui exagère systématiquement les dangers sans en expliquer les causes et les mécanismes : confusion entre « responsabilisation éclairée » et « culpabilisation moralisatrice », « éducation citoyenne » et « infantilisation », comme le disent 35 chercheurs, médecins et universitaires dans une tribune qui fustige la « gestion par la peur » de la pandémie par le gouvernement et son conseil scientifique.
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Certains n’hésitent pas à parler de “Culpabilisation, conditionnement, mensonge…”. Le Dr Badel, psychiatre, va même jusqu’à parler de “techniques de manipulation mentale dignes des régimes totalitaires”. Il tente ainsi de répondre à ces deux questions notamment : comment parvient-on à faire porter le masque à toute une population sans qu’aucune preuve ne soit apportée d’une quelconque utilité du port de celui-ci ? Et comment en vient-on à proposer le principe d’un passeport vaccinal pour un virus peu létal, mutant, qui tue essentiellement des personnes de plus de 80 ans ?
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Cerise sur le gâteau, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, déclare le 19 novembre 2020 : «La crise sanitaire du Covid-19 a révélé la vulnérabilité psychique de nombreux Français». Hé oui, nous ne tenons pas le choc, franchement on abuse, on ne mange quand même pas si mal aux Restos du Coeur… Il nous invite à «consulter notre médecin traitant et à nous faire aider». Allez, avec quelques comprimés, ça va passer…

C’est quand même incroyable que pour combattre un virus, on tape sur les populations. Je n’entends pas parler d’un élan positif incroyable national ou international pour développer des traitements, améliorer la prise en charge, mieux protéger les populations les plus fragiles, pourtant parfaitement identifiées. Je n’entends parler que de tours de vis, infligés à des populations sous bonne garde policière, chaque pays semblant être en compétition pour le grand prix de la mesure la plus liberticide ou la plus stupide.

J’aurai donc vécu dans une époque où l’on demande à des personnes atteintes de cancers incurables, à qui il ne reste plus que quelques mois ou semaines à vivre, de rester enfermées chez elles, à se regarder pourrir seules en attendant la mort, à souffrir physiquement et psychologiquement, sans pouvoir profiter des quelques derniers instants de vie qui leur restent, ni de leur famille ou de leurs amis, qui ne pourront sans doute même pas assister à leur enterrement. Comment a-t-on pu en arriver là ? A une telle inhumanité ?

Jacques Attali avait dit en 2009 : « L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle et les inscrire dans une politique de santé démocratique. ». Il défend également l’idée qu’une pandémie peut avoir pour conséquence la mise en place des bases d’un véritable gouvernement mondial. Va-t-on réussir à sortir de tout cela indemnes ? Une conférence de 2014 de ce même Jacques Attali à l’École Polytechnique est très intéressante et donne des clés pour comprendre la crise actuelle.
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Rendez-vous demain pour la suite…

 

Retrouvez l'épisode précédent ici :
31/40 - LA PEUR QUI PARALYSE

 


Cette tribune est extraite du document "Une autre vision de la Covid" publié pour la première fois le 09 décembre 2020, puis mis à jour et complété jusqu'à ce jour.

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