La Banque Européenne d’Investissement (BEI) a annoncé un prêt de 100 millions d’euros au groupe média flamand DPG (De Persgroep). Un prêt sur 2 ans pour des investissements numériques qui s’inscrit dans le cadre d’un plan plus large de 244 millions [1]. Une telle somme d’argent mérite que l’on s’intéresse aux instances concernées par la transaction.

Que ce soit d’une manière directe, grâce à des recherches liées à la pandémie, ou indirecte, via des experts gouvernementaux issus de ses rangs, la KUL (Katholieke Universiteit Leuven) est devenue un acteur incontournable de la crise sanitaire. Outre leurs rôles influents au sein des instances gouvernementales, des experts comme Marc Van Ranst ou Emmanuel André ont fortement influencé la perception de la population sur la pandémie grâce à une utilisation intensive des médias et des réseaux sociaux. Après son article sur les experts parlementaires[1], BAM! poursuit ses investigations sur les financements privés dont bénéficie la KUL.

Ce mercredi 7 avril, lors de l’émission «CQFD» sur la Première (RTBF radio), nous avons eu droit à un vrai débat contradictoire et transparent dont notre chaine nationale a le secret. Il s’agissait d’aborder le sujet chaud du moment : la décision prise par la conférence interministérielle de réserver le vaccin AstraZeneca aux plus de 56 ans (bien qu’il avait été jugé peu efficace et déconseillé pour les plus de 65 ans).

Ce fact-checking de Libération [1] est typique de ceux qu'on peut voir fleurir ces derniers mois dans les médias. On met en avant une information : le fait qu'on donne la parole à ce qu'ils appellent des "antivax" durant des auditions parlementaires... pour en cacher une autre : celle qui confirme que ces auditions mettent à jour des effets indériables graves non-remontés, ainsi que le besoin de transparence sur ce processus d'auditions.