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Reportage BAM! - La boum2

 

Ce reportage sur les évènements de la Boum 2, émaillé d’interviews, vient compléter les nombreux lives de BAM!

La violence et la répression policière furent de même ampleur que la Boum 1, sans nul doute. Choquantes, terribles, injustes.

La différence est peut-être que nous nous y attendions.

Cette violence (selon des témoignages vidéo que nous avons reçus) s’est aussi perpétrée en dehors du bois, dans les rues adjacentes.

Il faut cependant rappeler que tous les policiers ne sont pas en faveur de cette violence mais se soumettent « aux ordres » de leur hiérarchie. Cependant, les actes d’une violence inouïe commis par certains d’entre eux décrédibilisent leur fonction, sensée être la protection du citoyen.

La présence des parents (et de plusieurs générations), qui ont tenté de faire barrage à la répression des forces de l’ordre (sans succès), a augmenté l’émotion et l’indignation bien réèlle de cette édition.

Et même si une trentaine de casseurs venus pour en découdre ont été le prétexte des autorités pour intervenir, la grande majorité des participants étaient pacifiques et revendiquaient simplement leur droit à se rassembler pour faire la fête. 

Faut-il rappeler que ces mesures sanitaires sont illégales (verdict rendu par le Tribunal de 1ère Instance de Bruxelles il y a un mois) et que cette privation de liberté (interminable) imposée par le gouvernement est un mode de fonctionnement indigne d’un État de droit ?

Dans les interviews, des jeunes et une enseignante nous livrent leur désarroi et leur révolte face à la dépression de grande ampleur qui s’est emparée de cette jeunesse : décrochage scolaire, solitude, isolement, envie de suicide et passage à l’acte. La sensation qu’on leur vole leur jeunesse…

Les urgences psychiatriques sont saturées, les appels dramatiques des professionnels de la jeunesse ne semblent pourtant pas avoir d’impact sur les gouvernants.

Cette jeunesse qu’on étouffe, qu’on culpabilise, vidée de sa « substance d’insouciance », privée de lien, de sport, de liberté et à qui on propose un avenir sombre, où l’éducation et les contacts ne vivent plus que par le numérique, où la vie sociale se résume aux distances, aux masques et au gel hydro-alcoolique, est hautement symbolique des temps que nous vivons.

Sacrifier nos enfants sur l’autel de l’hygiénisme est une folie que nous payerons cher si nous ne désobéissons pas face à ce fonctionnement sociétal inhumain qu’on nous impose.

Ignorer cette jeunesse en détresse et maltraitée, cette atteinte à la vie et à l’intégrité de nos enfants, qui est bien réelle, là sous nos yeux, nous renvoie simplement au fait qu’il est plus que temps de réagir si on ne veut pas de cette société liberticide, inepte et cruelle.

Après il sera trop tard.

Interview: Valérie Lemaître

Images, montage et son: Pierre Coheur

Photo : Yves Fonck