Revue de presse

Considérations sur la vaccination anti-Covid des enfants et des adolescents

Considérations sur la vaccination anti-Covid des enfants et des adolescents

"Principales observations"

  1. "En Belgique, seule la vaccination contre la poliomyélite est obligatoire 1 et doit être réalisée dès la petite enfance. Plusieurs vaccinations contre d’autres maladies touchant directement les enfants sont toutefois exigées pour qu’un enfant puisse fréquenter un milieu d’accueil agréé par l’O.N.E. (crèche, accueillants et accueillantes, pré-gardiennat, maison d’enfants,…). Tous ces vaccins sont connus et éprouvés de longue date."
  2. "Dans tous ces cas, une comparaison entre les risques de la maladie et ceux de la vaccination est toujours effectuée et peut donner lieu à des “dispenses” de vaccination le cas échéant."
  3. "La vaccination pour des maladies bénignes chez l’enfant n’est habituellement pas recommandée, sauf situation tout à fait particulière et individuelle, telle qu’une déficience immunitaire ou un facteur de comorbidité."
  4. "Le risque de forme grave de Covid-19 chez les enfants est très proche de zéro et ne peut justifier une vaccination indifférenciée."
  5. "En revanche, le risque à long terme des vaccins “à matériel génétique” (à ARNm et à adénovirus vecteur) est inconnu et des vaccins à mode de fonctionnement du type virus inactivé ou partiellement inactivé (vaccins généralement utilisés et éprouvés jusqu’alors) sont annoncés dans les mois qui viennent 2 3. Ces vaccins conféreront aussi, en principe, une immunité plus large que celle offerte par les vaccins “génétiques” actuellement dispensés 4."
  6. "En outre, la diminution de transmission grâce au vaccin existe chez les adultes mais est mal quantifiée. Chez les enfants, il n’y a pas d’éléments probants permettant d’affirmer cet effet. S’il existe, il n’est pas assez significatif pour jouer un rôle dans la propagation de l’épidémie. Par ailleurs, contrairement à une idée reçue, les enfants ne jouent pas un rôle plus important que les adultes dans la propagation de l’épidémie 5 6 7."
  7. "Au vu de tous ces éléments, la vaccination doit être envisagée dans l’intérêt premier de l’enfant, et non dans un intérêt collectif non réellement objectivable, ni dans l’intérêt de ses proches directs et surtout pas au détriment de ses intérêts personnels."
  8. "Ceci relève tant de l’éthique médicale que du droit, dès lors que l’article 22bis de la Constitution impose que “Dans toute décision qui le concerne, l’intérêt de l’enfant est pris en considération de manière primordiale”."
  9. "En ce qui concerne les adolescents, toute forme de pression émotionnelle exercée sur eux (protection des parents et grands-parents, facilitation des vacances de la famille, accès à certaines activités, stigmatisation) peut être appréhendée comme de la manipulation en vue, notamment, d’obtenir un consentement non libre (et non éclairé) à la vaccination."
  10. "L’on ne peut, enfin, invoquer une “majorité médicale” pour justifier que les adolescents reçoivent directement leur invitation à se faire vacciner. En effet, seul un médecin connaissant le mineur peut apprécier si, le cas échéant, il est en mesure d’apprécier lui-même ce qu’implique la vaccination."

"Analyse détaillée en termes cliniques et scientifiques"

a. "Les vaccins obligatoires ou recommandés pour les enfants"

"L’infection naturelle offre généralement une meilleure immunité que la vaccination 10, mais elle peut comporter des risques sérieux 11. Par exemple, une infection naturelle par le virus de la varicelle peut entraîner une pneumonie ou une encéphalite aiguë 12. Une infection naturelle par le virus de la poliomyélite entraîne une fois sur 200 une paralysie permanente dont 5 à 10% des sujets vont décéder 13. Une infection naturelle par le virus des oreillons peut entraîner une surdité 14. Une infection naturelle à Haemophilus influenzae de type B (HiB) peut entraîner des lésions cérébrales permanentes, voire la mort 15. La vaccination peut aider à prévenir ces maladies et leurs complications potentiellement graves dès l’enfance. Ainsi, la couverture vaccinale contre la rougeole présente un effet déterminant sur la mortalité infantile due à cette maladie, notamment en Afrique 16, et tout relâchement à ce propos s’accompagne d’une recrudescence de la maladie, alors qu’aucun traitement spécifique efficace n’est disponible 17."

"Les risques d’effets non-désirés"

"Tout vaccin peut provoquer des effets secondaires. En général, ceux-ci sont mineurs : une fièvre légère, de l’irritabilité et une douleur au point d’injection. Certains vaccins provoquent un mal de tête temporaire, de la fatigue ou une perte d’appétit. Dans de rares cas, un enfant peut présenter une réaction allergique grave ou un effet secondaire neurologique, comme une crise d’épilepsie. Bien que ces effets secondaires rares soient préoccupants, le risque qu’un vaccin provoque un dommage grave ou la mort est habituellement tellement faible que les avantages d’un vaccin déclaré obligatoire ou recommandé sont beaucoup plus importants que les effets secondaires possibles pour presque tous les enfants 18.
Lorsqu’un vaccin n’est pas rendu obligatoire, la responsabilité en cas d’accident vaccinal incombe cependant au vacciné ou à son tuteur légal s’il est mineur.
On comprend donc que le bien-fondé d’une vaccination réside dans une comparaison des risques connus de la maladie naturelle d’une part et de la vaccination d’autre part 19, de manière à établir une balance risques-bénéfices de la vaccination, propre à chaque individu. Les bénéfices de la vaccination s’entendent comme la diminution des risques liés à la maladie, pour l’individu vacciné et pour sa communauté."

b. "Les risques de la Covid-19 chez les enfants et adolescents"

"Dans le cas de la Covid-19, les risques liés à l’infection sont connus : on n’observe que très exceptionnellement des pathologies plus sévères qu’un rhume banal chez les moins de 20 ans infectés par le SARS-CoV-2 20, sauf en cas de comorbidités avérées 21."
"La Haute Autorité Française signale: «L’infection par le SARS-CoV-2 épargne relativement les adolescents, rarement symptomatiques. Il existe un gradient de susceptibilité et d’infectivité croissant avec l’âge. Les adolescents développent peu de formes graves de la Covid-19. Par ailleurs, il semble que dans 45 à 75% des cas de formes sévères chez les enfants/adolescents, une comorbidité soit associée» 23."
"En date du 28 mai 2021, on comptait 259 308 cas confirmés d’infections au Sars-CoV-2 chez les Canadiens de moins de 20 ans 25. Parmi eux, 0,48% ont été hospitalisés, 0,06% ont été admis aux soins intensifs et 0,004% sont décédés. Pour cette tranche d’âge, la grippe saisonnière 26 provoque plus de pathologies graves que la COVID-19.
"L’Agence Européenne du Médicament rapporte moins d’un décès sur 100 000 dû au SARS-CoV-2 évité grâce au vaccin jusqu’à l’âge de 30 ans 27."

"Un seul décès d’un enfant ou adolescent sur 100 000 suite au vaccin pèserait donc bien lourd dans la balance risque-bénéfice."

c. "Les vaccins contre la Covid-19 et leurs effets secondaires"

"En revanche, les effets sur les enfants à court, moyen et long termes des différents vaccins actuellement disponibles, tous de nouvelle génération (à ARN messager ou à adénovirus vecteur) 28 sont actuellement inconnus. Il n’existe pas encore d’expérience de longue durée sur les conséquences non-désirées de ces vaccins, encore moins chez les adolescents et aucune chez les moins de 12 ans. On ne connaît ni les effets à moyen et à long termes des ARN messagers 29, ni ceux de la protéine S virale libre circulant dans les fluides corporels 30, ni également les effets des globules de polyéthylène glycol. 31."
"Cette inconnue à long terme suffit à réclamer la prudence vis-à-vis des individus jeunes. Se contenter de prendre uniquement en considération des effets indésirables à court terme semble très audacieux.
"On peut, bien sûr, espérer que ces effets à long terme n’existeront pas mais il n’est actuellement possible ni de les confirmer ni de les infirmer. En attendant d’en savoir plus (peut-être dans plusieurs années), la vaccination systématique des jeunes adultes, des adolescents et des enfants, simplement pour atteindre une immunité collective et pour protéger les personnes à risque, n’est pas indiquée 36."
"Même en ce qui concerne les effets à court terme, en outre, en Belgique en tous cas, la pharmacovigilance en matière d’effets secondaires est loin d’être organisée de manière optimale, de sorte que des informations cruciales peuvent échapper au reporting global sur les vaccins. Malgré ce cadre défaillant, on répertorie déjà des myocardites (inflammation du muscle cardiaque) 37 chez les jeunes hommes et, chez les femmes, des réactivations de zona 38 induites par l’immunodépression passagère provoquée par la vaccination, ainsi que quelques cas de syndrome de Guillain-Barré 39 40."
"En ce qui concerne les myocardites notamment, celles-ci se manifestent principalement parmi les sujets vaccinés les plus jeunes et, ce, au-delà des prévisions fondées sur les données partielles disponibles avant le lancement de la campagne de vaccination de ces catégories d’âges:"

 

Sources des données: CDC

"Le lien de toutes ces pathologies avec le vaccin n’est pas encore clairement établi mais il est possible, voire probable. En toute hypothèse, ces réactions potentiellement lourdes ou invalidantes doivent être correctement documentées et doivent peser dans la balance bénéfices-risques."

d. "La vaccination des enfants et adolescents au bénéfice des plus âgés ou “de la société” en général?"

"L’un des arguments présentés pour une vaccination anti-COVID chez les enfants – qui, répétons-le, ne courent quasiment aucun risque de l’infection naturelle 41 (qui pourrait d’ailleurs leur conférer une immunité plus large et plus durable 42 43) – est d’éviter qu’ils soient contaminants pour les personnes plus âgées et à risque de complications de la maladie 44. Or actuellement, tout d’abord, il faut rappeler que les personnes âgées ont, en principe, eu la possibilité de se faire vacciner et sont donc déjà protégées. Par ailleurs, l’état des connaissances sur la vaccination laisse penser qu’elle prévient les formes graves de l’infection 45 (inexistantes chez l’enfant) mais pas l’infection des voies respiratoires 46 ni la propagation du virus d’individu à individu, même si celles-ci pourraient s’avérer moindres que lors d’une infection naturelle 47. Il n’y a donc pas de démonstration claire que la vaccination des enfants apporterait aux personnes âgées vaccinées une protection plus importante que celle découlant de leur propre vaccination."

e. "Synthèse et considérations supplémentaires"

"Est-il éthique, dans ces conditions de risque minimal causé par la maladie, et d’effets secondaires inconnus (et donc par essence non quantifiables), d’inclure alors les enfants dans la vaccination, pour arriver à un seuil de protection collective qui ne peut même pas être valablement justifié ni mesuré?"

"Au niveau de la “gestion de l’épidémie”, on invoquera aussi les éléments suivants:"

  • "la pression sélective est diminuée en laissant le virus circuler chez les enfants, qui développent alors une immunité plus large susceptible de freiner des variants 49;"
  • "l’objectif affiché de prendre de vitesse le virus pour éviter la survenue de nouveaux variants ne peut se réaliser en vaccinant massivement dans nos pays tout en ne vaccinant pas les autres personnes à risque à travers le monde 50 ; l’OMS elle-même insiste qu’il n’est pas urgent de vacciner les enfants mais bien de partager les doses à travers le monde 51;"
  • "dans l’absolu par ailleurs, on rappellera enfin qu’il est illusoire de vouloir éradiquer – autrement dit, faire disparaître de la planète – un virus (1) à transmission aérogène (la transmission la moins contrôlable), (2) qui dispose de nombreux réservoirs animaux, (3) qui présente un très haut taux de mutation et (4) contre lequel il est impensable d’espérer vacciner la totalité de la population humaine."

"Le statut juridique de la vaccination anti-Covid 19, en général et concernant les enfants et les adolescents"

"Où sont les responsabilités?"

"Pourquoi la vaccination anti-Covid, présentée comme indispensable, n’est-elle pas obligatoire 55?

"Tout d’abord, parce qu’aucun être humain ne peut être contraint de participer à une expérimentation médicale et toute participation volontaire doit faire l’objet d’un consentement éclairé, ce qui veut dire que le participant est instruit de l’ensemble des connaissances concernant cette expérimentation et ses conséquences possibles et qu’il donne son consentement signé pour sa participation à l’expérience 56. Or, beaucoup semblent oublier que les vaccins à ARNm actuellement sur le marché bénéficient d’une autorisation provisoire d’urgence (AMM conditionnelle), précisément parce qu’ils sont toujours en phase d’expérimentation 57.

"Ensuite, il faut également rappeler que les firmes productrices ont décliné toute responsabilité civile et pénale concernant les effets imprévus de ces vaccins encore en phase de test 58. Ceci implique que cette responsabilité incomberait alors aux États 59 s’ils rendaient la vaccination obligatoire 60. En l’absence d’une responsabilité assumée par le producteur du vaccin ou de celle de l’État qui l’achète et le recommande, celle-ci incombe au volontaire de l’expérience, dûment informé."

"Un consentement libre et éclairé?"

"Contrairement à certaines affirmations rapides, la loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient n’établit aucune “majorité médicale” en-deçà de 18 ans. Elle prévoit uniquement que (article 12):"

  • "si le patient est mineur, ses droits sont exercés par les parents exerçant l’autorité sur le mineur ou par son tuteur."
  • "suivant son âge et sa maturité, le patient est associé à l’exercice de ses droits. Les droits du patient peuvent être exercés de manière autonome par le patient mineur qui peut être estimé apte à apprécier raisonnablement ses intérêts."

"Il est généralement admis que la possibilité pour un patient mineur d’exercer ses droits de manière autonome et, partant, de pouvoir donner son consentement sans l’autorisation des parents, doit être appréciée au cas par cas par le médecin traitant, aux termes d’une analyse concrète qui prend en compte la maturité et les capacités intellectuelles du patient, la nature de l’intervention ainsi que le degré d’urgence de l’intervention (est-il possible de reporter l’intervention jusqu’à l’âge adulte ?) 61 ."

"Plus encore, il est, au vu de cette loi, inadmissible que des invitations à se faire vacciner soient, actuellement, adressées directement à tous les jeunes de plus de seize ans, alors que ces invitations sont émises par des instances n’ayant aucune capacité d’apprécier la maturité et le discernement du jeune et ne se basant pas sur son état de santé personnel. Ces invitations ont, par ailleurs, pour effet d’adresser le mineur à un centre de vaccination où il n’est pas plus garanti qu’il sera accueilli et conseillé par un médecin, et a fortiori par un médecin le connaissant et étant capable de déterminer s’il peut raisonnablement apprécier ses propres intérêts et si la vaccination est éventuellement nécessaire en ce qui le concerne."

"La “communication” actuellement en place concernant la vaccination des adolescents constitue toutefois une forme perverse, abusive voire cruelle, d’encouragement à la vaccination, très éloignée des principes éthiques qui devraient seuls guider l’accompagnement des mineurs et de leurs parents en vue d’émettre un consentement éclairé à cet égard. Sans aborder ici le risque de stigmatisation, on relèvera, du plus sordide au plus “futile”:
"1° le spectre de la contamination des parents et grands-parents ;

2° l’été approchant, la crainte d’empêcher les vacances de toute la famille ;

3° ou encore, avec les remous de ces derniers jours par ailleurs, la perspective de pouvoir prendre part, sans autres frais que le prix du ticket, à un festival d’été."

"Ce faisant, nos jeunes subissent pour l’instant une pression émotionnelle fondée sur la peur et la culpabilité qu’il est indigne de la part de tous, autorités, société et famille, de leur imposer."

"Conclusion"

"RIEN, absolument rien, ne justifie la vaccination systématique des enfants et adolescents contre la Covid-19, au regard des éléments factuels, scientifiques et juridiques évoqués ci-dessus. Comme discuté dans le Wall Street Journal du 22 juin 2021 64, notre société, par l’intermédiaire des discours actuels, omet quasi systématiquement d’aborder la question des effets secondaires, favorisant un discours qui enjolive les bénéfices escomptés. Omettre de la pensée scientifique et populaire les risques associés à un traitement, comme ce fut le cas pour le vaccin contre la Dengue, est extrêmement risqué. C’est un pari sur l’avenir que nous ne devrions jamais faire prendre à des enfants qui échappent très majoritairement aux bénéfices directs de la campagne vaccinale.
Chaque parent doit en outre prendre pleinement conscience que, la vaccination demeurant formellement “optionnelle”, la responsabilité de ses conséquences incombe aux vaccinés majeurs – ou jugés tels – eux-mêmes et aux parents des enfants mineurs qui formeraient ce choix de manière “autonome”.
Dans ces conditions, on ne peut qu’exhorter chacun à la plus grande prudence face à une démarche actuellement bien trop banalisée dans le discours ambiant, sans aucune remise en perspective des enjeux et conséquences potentielles 65."

Voir les sources et lire l'article dans son intégralité ici:
https://covidrationnel.be/2021/06/26/considerations-sur-la-vaccination-anti-covid-des-enfants-et-des-adolescents/#r+762+2+52

Source photo :
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