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Coronavirus, un nouveau traitement naturel ?

Coronavirus, un nouveau traitement naturel ?

Nouvel espoir ce jeudi 11 février, au Grand Forum Citoyen «Santé et qualité de vie» de la Région Guadeloupe: un traitement naturel contre la Covid-19, sans effets secondaires,serait disponible.

L’annonce est fracassante: on peut prévenir la Covid-19 grâce à un extrait de plante, «l’herbe à pic»(Neurolaena lobata). Cette découverte vient du laboratoire Phytobokaz, fondé par le docteur Henry Joseph. Le principe thérapeutique est apparemment simple: les substances actives empêchent simplement la réplication du virus dans nos cellules.
En effet, un virus, contrairement à d’autres micro-organismes, ne peut se multiplier seul:il doit entrer dans une cellule pour «pirater» son système de réplication et donc proliférer dans un hôte.
Ce n’est donc pas en éliminant le virus mais en bloquant sa multiplication que ce nouveau traitement fonctionnerait.

Cette plante, l’herbe à pic (ou Zèb à Pik),est endémique dans les Caraïbes et y pousse très facilement. Elle est d’ailleurs utilisée en médecine traditionnelle depuis 200 ans dans ces contrées.
Il est donc «naturel»que le docteur Henry Joseph ait étudié, depuis 32 ans, ses effets dans le traitement de diverses maladies infectieuses.

Quels sont les principes actifs de cette plante ?

Selon ce médecin, les flavonoïdes et les sesquiterpènes lactones seraient les principales substances actives. Cela n’est pas sans rappeler d’autres remèdes proposés contre la Covid-19.
Prenons l’ Armoise annuelle (Artemisia annua), dont le Président malgache a vanté les vertus anti-covid et qui est à la base d’un remède mis au point dans sont pays. Parmi les substances actives de ce végétal on retrouve l’artémisinine, qui fait partie des sesquiterpènes lactones.
Rappelons que cette substance efficace contre le paludisme (malaria) fait partie des traitements classiques recommandés par l’ OMS. La chercheuse chinoise Youyou Tu a d’ailleurs reçu le prix Nobel en 2015 pour ses travaux sur cette molécule, aujourd’hui synthétisée.
Et là, le spectre de l’hydroxychloroquine refait surface: un antipaludéen lui aussi…
Les flavonoïdes, un de ses principes actifs, sont connus pour leur activité antivirale depuis longtemps.
Et ici, nous retrouvons le brevet de 2006 du même Dr Henry Joseph (brevet FR 2870457 A1) sur un traitement pour les virus à ARN, qui découlera sur un remède appelé Virapic et dont les ventes ont explosé en Guadeloupe depuis l’annonce de ce 11 février.

                                       

Il semble donc que l’efficacité de ce «nouveau» traitement puisse être établie de facto par ses composés actifs, connus depuis longtemps. Des études cliniques bien menées pourraient valider les hypothèses avancées par ce laboratoire, mais font encore défaut à ce stade.

Alors quoi, on y va ?

En jouant l’oiseau de mauvais augure, non.
Aucun traitement préventif ou administré dès l’apparition des symptômes n’a été approuvé par l’OMS. Que ce soit l’hydroxychloroquine, l’ivermectine, l’azytromocine, les macrolides, l’artémisia ou même les stratégies de réduction des risques ( vitamine C, D, zinc,…) …, tous ont été tués dans l’œuf par la communauté «autorisée» médicale.
Il y a donc fort à parier que ce traitement potentiel soit destiné aux oubliettes de la médecine «officielle «car «invalide» pour les standards actuels.

Espérons que certains scientifiques se penchent sur la question et puissent, sans pressions, explorer les possibilités de ce traitement, comme d’autres, afin de sortir de cette crise qui ne fait que trop durer.

Source photo :
https://www.qwant.com/?q=neurolaena%20lobata&t=images&license=share

https://www.google.com/search?q=virapic&tbm=isch&hl=fr&tbs=il:cl&client=firefox-b-d&sa=X&ved=0CAAQ1vwEahcKEwiAn4vkqe_uAhUAAAAAHQAAAAAQAw&biw=1260&bih=862